Pépites d’infos recueillies au cours des deux dernières semaines.
Table des matières
- DC et OC
- Deux outils écossais : pour des organisations plus solides; la recherche menée par des OBNL
- Statistiques du Québec : évolution sur 25 ans
- Les fiducies foncières
- Démocratie municipale
- Les souhaits du CREMtl pour 2025
- Ma plateforme électorale (Espace MUNI)
- Appel à candidature innovation (Espace MUNI)
- Commission municipale : relations avec les OBNL
- Politiques et services
- Communs pour démocratiser les services publics
- Lutte contre les agences privées en santé
- Boîte à outil santé mentale au travail
- Revenu minimum garanti : pour réduire la pauvreté
- La COPHAN dénonce les coupures de services
- Une première politique sur Alzheimer
- Écologie, urbanisme, aménagement
- La CMM s’oppose à l’enfouissement dans une aire humide
- Eaux, villes et changement climatique : une formation gratuite de Polytechnique Montréal
- Contre l’oléoduc : 100 organisations écologistes
- Le parc des Gorilles sur un ancien tronçon de voie ferrée
- Gestion des déchets : limites de l’autorégulation
- Les terrains scolaires hors e prix
- Repenser le développement des banlieues : tendances
- Le Canada rehausse sa protection de l’eau douce
- Transport
- Les trains à grande vitesse… arrivent
- La mobilité durable : collaboration avec l’UQAC
- Micromobilité partagée
- Économie, suffisance et décroissance
- Urban development beyond growth
- Pour une économie suffisante
- Décroissance et récession, c’est pas pareil !
- Et … nouvelles des localités :
Mont-Tremblant, Etchemins, Yamaska, Mascouche, St-Jérôme…
DC et OC
A. Building Stronger Community Organisations
Une initiative soutenue par le Scottish Community Development Centre. Dix (10) modules en ligne visant à renforcer les organisations communautaires. Cette ressource est conçue pour renforcer les compétences, la confiance et les connaissances des organisations dirigées par des réfugiés et des organisations de soutien aux réfugiés, bien que la plupart des documents soient utiles à n’importe quel groupe communautaire.
Cette ressource a été produite par le Scottish Refugee Council, avec le soutien du Scottish Community Development Centre, dans le cadre du programme New Scots, grâce à un financement de l’Union européenne.
B. Recherche menée par les organisations communautaires
Le même newsletter du SCDC nous propose un article sur la , écrrit par Community Knowledge Matters : ‘Finding Out for Ourselves’: Panel Discussion at SCVO’s The Gathering.
C. Parlant de newsletter, vous êtes abonnés à l’infolettre du CPDC ?
Le bulletin, l’infolettre du Collectif des partenaires en développement des communautés vous donne les dernières nouvelles… pour s’inscrire
Parmi les événements et dates à retenir, le 19 mars un 5@7 festif à la Biosphère (ne pas confondre avec le Biodôme!) pour célébrer les avancées et la collaboration de trois organisations (Chemins de transition, le Front commun pour la transition énergétique et Opération veille et soutien stratégiques) pour la réalisation du projet Collectivités ZéN.
D. Statistiques-Québec Comment le Québec a-t-il évolué depuis 25 ans?
- Il y a aujourd’hui plus de titulaires d’un grade universitaire
- Une croissance démographique qui s’est accélérée
- L’indice de fécondité est en baisse
- Des mères plus scolarisées
- Moins de bébés vivent dans des ménages à faible revenu
- Le revenu des ménages avec enfants a augmenté
- L’immigration à la rescousse de la croissance démographique
- Le poids démographique du Québec dans le Canada diminue
- Le vieillissement de la population va se poursuivre
- Les personnes âgées se considèrent en meilleure santé et sont plus nombreuses à travailler
- Moins de jeunes quittent le secondaire sans diplôme ni qualification
E. Les fiducies foncières sont-elles l’avenir du logement au Canada ?
En 2021, la ville de Vancouver a proposé de reconstruire False Creek South, le quartier de Robyn Chan, afin d’y tripler le nombre de logements. Ce quartier solide, vieux de 60 ans et situé au bord de l’eau, se distingue des gratte-ciel qui l’entourent. Il abrite un mélange de coopératives, de logements sociaux, de logements privés et de résidences pour personnes âgées, construits avec l’aide de fonds fédéraux dans ce qui était considéré à l’époque comme un modèle d’urbanisme progressiste. Les habitants cherchent désormais à préserver son caractère unique tout en le protégeant de la flambée des prix du logement et de l’embourgeoisement.
Mme Chan et ses voisins se sont donc tournés vers l’idée d’une fiducie foncière communautaire, un mécanisme qui leur donnerait plus de contrôle et protégerait leur communauté à revenus mixtes d’un développement privé brutal.
Suite : Are land trusts the future of Canadian housing?
Démocratie municipale
A. Pour une action environnementale concertée à l’échelle métropolitaine.
En ce début d’année plus que mouvementé, nous souhaitons exprimer nos vœux pour une agglomération de Montréal plus résiliente, plus durable, plus verte, mais aussi plus solidaire. Dans un contexte où la polarisation du débat n’a jamais été si grande, nous appelons à un dialogue continu, ouvert et transparent entre tous les acteurs de la société civile : gouvernements, municipalités, entreprises, citoyens et organisations communautaires. Des voeux des directrices et directeur des Conseils régionaux de l’environnement des Laurentides, de Lanaudière, de Laval, de la Montérégie et de Montréal.
B. Ma plateforme électorale, Espace MUNI
Ma Plateforme électorale – Municipalités 2025, une plateforme numérique regroupant plus de 140 idées de mesures innovantes. Conçu pour accompagner les candidates et les candidats aux prochaines élections municipales, cet outil personnalisable vise à leur offrir des pistes de réflexion pour l’élaboration d’engagements électoraux concrets, inclusifs et adaptés aux réalités locales.
Pour en savoir plus sur Ma Plateforme électorale – Municipalités 2025, visitez le site.
C. Appel à candidature des initiatives municipales novatrices
Espace MUNI lance, à tous les deux ans, un appel à candidatures (d’ici le 3 avril) pour célébrer les initiatives municipales inspirantes, des initiatives municipales novatrices dans trois catégories distinctes :
Vivre ensemble : Pour les projets qui favorisent l’inclusion et renforcent la cohésion sociale au sein des communautés.
Intelligence collective : Pour les initiatives mobilisant les forces vives d’une communauté afin de créer des actions concertées et influentes.
Leader Engagé : Pour souligner l’engagement exceptionnel d’une personne qui œuvre au sein d’une municipalité ou d’une organisation pour le bien commun.
D. La commission municipale : audit sur les relations ville-OBNL
La Commission municipale rend public son rapport d’audit de performance portant sur l’encadrement lié aux ententes conclues avec des organismes sans but lucratif.
Ces travaux d’audit ont été réalisés dans la Ville de Baie-Comeau et dans la Ville de Coaticook, ainsi que dans la Société de développement de la Gorge de Coaticook inc. et la Société d’expansion de Baie Comeau, des OSBL.
L’encadrement exercé par les municipalités auditées est insuffisant pour s’assurer que les OSBL à qui elles ont confié des activités ou des actifs répondent adéquatement aux besoins et en réalisent une saine gestion. Les ententes conclues entre les municipalités et ces OSBL n’offrent pas un cadre suffisant de surveillance et de suivi. Les ententes présentent des lacunes puisque les municipalités ne réalisent pas suffisamment de réflexion avant et pendant l’élaboration de celles-ci pour déterminer notamment ce qu’elles doivent contenir.
Politiques et services
A. Les communs pour démocratiser les services publics ?
Aux services publics impropres à répondre aux défis démocratiques actuels par leur dimension verticale, Thomas Perroud oppose, dans une perspective juridique ouverte aux sciences sociales, le potentiel critique des communs.
Service public et commun. À la recherche du service public coopératif
L’idée serait donc de renouveler la réflexion sur les services publics en abandonnant la question de la propriété du service public (étatique ou privée) pour celle de sa gouvernance afin de réfléchir à la façon dont on pourrait fournir des services publics sur une base démocratique et inclusive, qui est l’idée centrale qui anime les communs.
B. La réduction des agences privées dans les services publics
La lutte contre les agences privées en santé a dégagé 330 M$ d’économies jusqu’ici (Radio-Canada)
L’élimination du recours aux agences privées pour la main-d’œuvre indépendante (MOI) commence à porter ses fruits sur le plan financier dans le réseau de la santé.
Selon une compilation faite par Radio-Canada auprès d’une vingtaine d’établissements, les économies nettes auront dépassé les 330 millions de dollars lors de la fin de l’exercice financier en mars prochain.
C. La boîte à outils en santé mentale au travail

Le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) a diffusé la Boîte à outils sur la santé mentale au travail, qui est gratuite, pour aider les organisations canadiennes à créer un milieu soutenant la santé mentale au travail.
Cette boîte à outils en ligne vise à donner aux chefs d’entreprise, aux gestionnaires et aux superviseurs les moyens d’instaurer une culture organisationnelle dans laquelle les employés se sentent en sécurité, respectés et valorisés.
D. Programme de soutien aux pratiques policières concertées
Programme de soutien aux pratiques policières concertées en itinérance et en santé mentale (pdf)
Onze (11) corps policiers recevront des $ supplémentaires… (JdeM)
E. Revenu minimum garanti : pour réduire la pauvreté de 40%
F. La COPHAN dénonce les coupures de services
Coupures en services aux personnes vulnérables
La Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) dénonce les coupures de la CAQ dans les services aux personnes les plus vulnérables et demande que le sujet soit abordé en commission parlementaire. « Une étude en commission s’impose pour que le gouvernement réponde et rende des comptes à la population du Québec quant aux coupures en santé, notamment en soins à domicile, et la discrimination faite à l’égard des personnes en situation de handicap au Québec », a souligné le directeur général de l’organisme Paul Lupien lors d’un point de presse tenu à l’Assemblée nationale.
G. Politique Alzheimer
Première Politique québécoise sur la maladie d’Alzheimer et les autres troubles neurocognitifs.
Afin de relever les défis d’aujourd’hui et de demain, cette politique ambitieuse s’articule autour de cinq grands axes :
- Diminuer le nombre de cas de maladie d’Alzheimer et de troubles neurocognitifs grâce à la promotion de la santé cognitive et à la prévention;
- Vivre dignement des premiers symptômes jusqu’à la fin de vie;
- Assurer un accès équitable et adapté à la diversité et aux besoins de la population;
- Améliorer la qualité des soins et des services en rehaussant la continuité, les compétences et l’accompagnement;
- Favoriser la recherche et accueillir les innovations transformationnelles pour améliorer la promotion de la santé cognitive et les services.
H. ONF – Les bienveillants
Les bienveillants s’immerge dans l’univers du centre d’écoute téléphonique Tel-Aide Montréal, en suivant un groupe de futurs bénévoles qui apprennent l’art de l’écoute empathique. À travers un traitement intimiste, le film cherche à rappeler l’importance de la présence d’oreilles vigilantes.
Écologie, urbanisme, aménagement
A. Site d’enfouissement à Blainville & milieu humide
La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s’oppose fermement à l’expansion du site d’enfouissement de déchets dangereux de l’entreprise Stablex, situé à Blainville, dans l’un des rares complexes de milieux humides de plus de 500 hectares du Grand Montréal. Face au manque d’acceptabilité sociale du projet, la CMM demande au gouvernement du Québec de ne pas forcer Blainville à lui vendre le terrain de 67 hectares convoité par Stablex, qui compte 9 hectares de milieux humides et 58 hectares de boisés.
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait d’ailleurs recommandé, dans son rapport publié en juin 2024, de ne pas autoriser le projet.
B. Eaux, villes et changements climatiques (formation)
Formation en ligne de Polytechnique Montréal

Disons que ce n’est pas la qualité de l’illustration qui va faire accourir les participants ! (GB)
Polytechnique Montréal lance « Eaux, villes et changements climatiques », un nouveau cours en ligne gratuit et ouvert à toutes et à tous (MOOC) qui apportera un éclairage d’actualité sur les causes et effets d’un cycle de l’eau perturbé. Le cours débutera le 19 mars 2025 et se déroulera sur une période de cinq semaines. Les inscriptions sont maintenant ouvertes.
Ouvert à toutes et à tous : du citoyen engagé aux municipalités en action. Le MOOC « Eaux, villes et changements climatiques » intéressera quiconque a à cœur la protection de l’eau, ou souhaite voir les pratiques d’ingénierie et celles de toute la société se raffiner, en respect des limites planétaires de la ressource. Aucun prérequis académique n’est exigé.
C. Une coalition de 100 organisations écologistes
Dénonce la «folie» et le «mirage» des oléoducs, Le Devoir.
La crise avec les États-Unis ne doit pas occulter celle, «plus fondamentale», du réchauffement planétaire, selon elle.
D. Gestion des déchets: les limites de l’autorégulation
[IRIS] À peine deux mois après l’implantation d’un nouveau système de collecte sélective au Québec, tout indique qu’il y a encore énormément de chemin à faire pour atteindre une économie circulaire.
E. Le parc des Gorilles
Un ancien tronçon de voie ferrée transformé en Parc des Gorilles. (Turning railway lands into parkland: How cities are reinventing public space)
Une ancienne voie ferrée de Montréal a retrouvé une nouvelle vie en tant que parc public, grâce à une décennie de lobbying de la part de la communauté.
Le parc des Gorilles, situé dans le quartier Mile-Ex de la ville et inauguré à l’automne, est doté de ce que l’on appelle des mini-forêts – la plantation dense d’espèces végétales indigènes qui favorise une croissance rapide – ainsi que d’une grande terrasse en bois et d’une structure plus petite destinée à accueillir des événements culturels et communautaires.
La conception du parc rappelle sa vie antérieure : après l’abandon des voies ferrées dans les années 1990, les arbres et la végétation ont poussé à l’état sauvage sur le site. Il est devenu un parc local et un espace communautaire non officiel mais bien-aimé dans ce quartier en partie industriel, jusqu’à ce qu’un promoteur coupe les arbres sans autorisation en 2013. Après dix ans de mobilisation de la communauté, la ville a approuvé l’octroi de 10 millions de dollars pour l’acquisition et l’embellissement du site.
F. Terrains scolaires à fort prix
Depuis 2020, le gouvernement du Québec oblige les municipalités à céder gratuitement des terrains ou des immeubles pour la construction d’écoles. Lorsque ces terrains ne sont pas détenus par la municipalité, ce qui est fréquemment le cas, ces dernières sont dans l’obligation de les acheter ou de les exproprier à grands frais. Cette exigence déplace une responsabilité relevant du gouvernement du Québec, celle de l’éducation, sur les épaules des municipalités, et ce, sans compensation adéquate.
G. Protection de l’eau douce
Le gouvernement du Canada renforce la protection de l’eau douce grâce à 65 projets communautaires.
H. Repenser le développement des banlieues
Nouvelles tendances dans la création de communautés saines
Les maisons individuelles, les centres commerciaux tentaculaires et la dépendance à l’égard de la voiture ont défini les zones suburbaines pendant des décennies. Pourtant, à mesure que la demande de logements se modifie et que la dynamique urbaine évolue, de nombreuses banlieues se transforment. Plutôt que de servir de cités-dortoirs pour les villes voisines, les banlieues adoptent de nouvelles stratégies de développement qui donnent la priorité à la durabilité, à la connectivité et à un sentiment plus fort d’appartenance à la communauté.
1. L’essor des développements à usage mixte
L’aménagement des banlieues a toujours suivi une approche moderniste qui privilégiait le zonage à usage unique, entraînant une dépendance à l’égard de la voiture et un déclin des espaces publics animés. Si ce modèle a fonctionné pendant un certain temps, ses limites sont devenues de plus en plus évidentes à mesure que de plus en plus de personnes recherchent des communautés offrant commodité et accessibilité.
Les aménagements à usage mixte sont devenus une solution clé, mélangeant des espaces résidentiels, commerciaux et récréatifs pour créer des quartiers autonomes. En intégrant différentes fonctions au sein d’une même zone, ces aménagements réduisent la nécessité de longs trajets et encouragent l’activité économique locale.
En outre, ils revitalisent les espaces sous-utilisés, transformant les terrains vagues en centres commerciaux. À mesure que la demande pour ces développements augmente, les banlieues se transforment en communautés plus centrées sur l’humain qui répondent aux modes de vie modernes.
2. Priorité aux espaces verts et à la stabilité environnementale
Les banlieues ont longtemps été associées à des cours spacieuses et à des rues bordées d’arbres. Pourtant, avec l’expansion du développement, de nombreuses communautés perdent des espaces verts au profit de l’asphalte et du béton.
Les parcs, les jardins communautaires et les zones naturelles préservées deviennent de plus en plus essentiels pour contrer les effets environnementaux et sociaux de l’étalement des banlieues. L’intégration d’espaces verts dans l’aménagement des banlieues est essentielle pour améliorer la santé publique, la durabilité environnementale et la valeur des biens immobiliers à long terme.
Les espaces verts ont également un impact direct sur le sentiment qu’ont les gens de leur lieu de vie. Par exemple, la suppression d’un arbre adulte peut modifier considérablement la perception qu’a un propriétaire de sa propriété et même en diminuer la valeur marchande. C’est la raison pour laquelle les litiges concernant les arbres de bordure – par exemple la question de savoir si un voisin peut légalement en enlever un – deviennent souvent conflictuels. Un seul arbre peut façonner le caractère d’une maison et servir de point de repère dans une communauté.
Reconnaissant la valeur de la nature dans les paysages suburbains, de nombreuses villes intègrent davantage d’infrastructures vertes dans leurs efforts de revitalisation. Qu’il s’agisse de forêts urbaines ou de parcs, ces initiatives augmentent la valeur des propriétés et renforcent le sentiment d’appartenance à la communauté.
3. Améliorer les déplacements à pied et les conceptions favorables aux piétons
Aujourd’hui, l’accent est mis de plus en plus sur la sécurisation des voies piétonnes. Les communautés piétonnes offrent de nombreux avantages, allant de la réduction des embouteillages à la promotion de modes de vie plus sains.
Les personnes vivant dans des quartiers piétonniers sont plus actives physiquement et ont plus de possibilités d’interaction sociale. Les entreprises locales prospèrent également dans les zones piétonnes, car la circulation à pied conduit naturellement à un plus grand engagement dans les magasins et les restaurants.
Les banlieues adoptent également de plus en plus de principes d’aménagement urbain afin de privilégier les personnes par rapport aux voitures. Il s’agit notamment d’élargir les trottoirs, d’ajouter des pistes cyclables et d’améliorer les passages pour piétons. Certaines communautés mettent même en œuvre des politiques de « rues complètes », garantissant que les routes accueillent tous les usagers, y compris les piétons et les cyclistes.
4. Intégrer la technologie pour des communautés intelligentes et connectées
Les urbanistes intègrent de plus en plus la technologie dans le développement des banlieues. À mesure que l’infrastructure numérique se développe, les maisons nouvellement construites tirent parti des technologies intelligentes pour améliorer la vie quotidienne et optimiser les ressources.
L’efficacité énergétique est l’un des domaines les plus importants. L’intelligence artificielle peut gérer les systèmes énergétiques, réduire les émissions de CO2 des ménages de 40 % et la consommation de gaz de 5 %. L’adoption de cette technologie intelligente aide les propriétaires à réduire les coûts tout en minimisant leur empreinte environnementale.
La technologie intelligente améliore également la mobilité, la sécurité et l’accessibilité. Les lampadaires de l’internet des objets (IdO) ajustent la luminosité en fonction de l’activité, réduisant ainsi la pollution lumineuse et le gaspillage d’énergie. Les feux de circulation et les systèmes de stationnement intelligents atténuent les embouteillages pour des trajets plus fluides et plus efficaces.
5. Renforcer les solutions de transport en commun et de mobilité
Les banlieues traditionnelles entraînent des embouteillages et un manque de mobilité pour ceux qui n’ont pas accès à une voiture. Toutefois, la demande d’alternatives durables et pratiques est en hausse, de sorte que les planificateurs des banlieues investissent dans de nouvelles solutions de transport en commun et de mobilité.
L’essor des transports publics autonomes constitue une évolution prometteuse. En 2019, Volvo a présenté son premier bus autonome à Singapour, un véhicule entièrement sans conducteur conçu pour améliorer la sécurité et l’efficacité des transports en commun. Avec une capacité de 80 places et quatre capteurs LiDAR, le bus peut fonctionner confortablement et en toute sécurité sans intervention humaine.
L’avenir de la revitalisation des banlieues
Ces transformations tendancielles améliorent la qualité de vie des habitants et attirent les entreprises et les investissements, créant ainsi une croissance économique à long terme qui aide les zones suburbaines à prospérer.
Alors que les collectivités continuent d’adopter des stratégies avant-gardistes, ce type de vie donnera la priorité à l’inclusion, à l’efficacité et à la durabilité. Ainsi, les banlieues deviennent plus qu’un lieu de vie – elles sont des destinations à part entière.
I. Planifier des communautés pour des enfants épanouis
Traduction de Planning Communities for Thriving Children, par Todd Litman, paru sur Planetizen, le 2025.02.17
Transport
A. Transport collectif – Stoneham-et-Tewkesbury
« Dès le 1er mars 2025, la Municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury déploiera un projet pilote permettant de proposer une offre locale sur son territoire. C’est donc dire que le TCJC offrira beaucoup plus de départs et de retours, et ce, 7 jours sur 7. En plus de l’offre régionale, qui propose les parcours habituels qui transportent les usagers vers les grands centres d’étude et de travail, l’offre locale offrira des départs en continu vers le terminus RTC de la Faune, même pendant la fin de semaine. »
B. Mobilité durable en collaboration avec l’UQAC
Le projet consiste à financer pour deux années, soit quatre sessions universitaires, un service de navette à raison de deux allers-retours quotidiens. Il vise à favoriser l’accessibilité aux études supérieures pour les étudiantes et étudiants du Lac-Saint-Jean. Pour sa part, l’UQAC travaillera à conclure les partenariats nécessaires pour assurer la pérennité du projet.
C. Micromobilité partagée
Un nouveau rapport de l’Association des transports du Canada (ATC) fournit des informations précieuses et des conseils pratiques aux autorités locales et régionales, aux consultants, aux fournisseurs et aux exploitants œuvrant dans le secteur des services de micromobilité partagée.
« Shared Micromobility Services in Canadian Communities » tirent profit des enseignements tirés des municipalités canadiennes et d’autres organismes qui ont envisagé, planifié ou fourni des services de partage de vélos ou de trottinettes électriques. Le rapport décrit la façon dont ces services peuvent améliorer l’efficacité, l’équité et la durabilité des transports, et aider les autorités à surmonter divers défis réglementaires et opérationnels.
Le rapport est disponible en format PDF gratuit sur le site Web de l’ATC. La version française sera publiée d’ici la fin du 2025.
D. Où en sommes-nous sur la voie du transport durable ?
par DAVID ISRAELSON, The Globe and Mail, 18 février 2025.
Traduction de Where are we on the road to achieving sustainable transit?
Économie, suffisance et décroissance

A. Urban Development Beyond Growth
Le rapport « plaide en faveur d’une réorientation fondamentale de la croissance centrée sur le PIB vers des approches plus globales qui donnent la priorité au bien-être humain, à l’équité sociale et à la durabilité de l’environnement ».
En guise de recommandations, on y trouve 5 « stratégies de développement urbain post-croissance ». (1) Prioriser la robustesse de la « foundational economy » (e.g., santé, éducation, alimentation, logement). (2) Investir sans impératifs de croissance en privilégiant les modes de financement patients. (3) Ouvrir la planification à la participation des communautés locales. (4) Abandonner le PIB et élaborer de nouveaux indicateurs de richesses. Et (5) utiliser des méthodes de planification plus sophistiquées pour appréhender les transformations systémiques.
Le rapport présente 3 cas d’étude (Ceadir-Lunga en Moldavie, Areni en Arménie, et Mykolaiv en Ukraine) pour évaluer l’efficacité de ce nouveau modèle de « développement au-delà de la croissance ». Après Amsterdam et Bruxelles et leur expérience de planification par le donut, et après les villes membres de la « Postgrowth Cities Coalition », c’est une bonne chose de voir que de plus en plus de villes abandonnent l’objectif obsolète de croissance du PIB pour inventer des nouveaux modèles de prospérité urbaine. (Résumé par Thimothée Parrique sur Linkedin)
B. Une économie suffisante
How can we build a Canadian sufficiency economy? We have to rethink what we build, how we get around, and what we eat. Par Lloyd Alter, sur Substack.
Guerre de l’eau, villes denses et cyclables, nourriture locale de saison, transport interurbain collectif rapide…
Une fois que vous aurez atteint des densités urbaines de type montréalais, vous pourrez avoir des transports de type montréalais : d’excellents métros en sous-sol et d’excellentes pistes cyclables en surface. Ajoutez une gastronomie montréalaise en laissant de côté l’hiver montréalais, et vous obtiendrez la ville parfaite.
Des rappels historiques :
Water wars with U.S. will become bigger issue than Keystone, says Canadian ambassador Gary Doer.
« Des théories conspirationnistes imaginaient les forces intéressées par une Union nord-américaine militer pour la séparation du Québec, ce qui déclencherait une guerre civile au Canada et plongerait l’économie canadienne dans la dépression. Les Canadiens appauvris se tourneraient alors vers le projet de canal et l’Union nord-américaine pour revitaliser l’économie canadienne ».
Ils se sont trompés de quelques années, mais nous voilà déjà déstabilisés. Donald Trump veut cette eau et, malgré les traités et les accords centenaires, il la prendra probablement, surtout pour tirer la chasse d’eau de ces toilettes inefficaces et de ces douches à plusieurs gallons qu’il vient de ramener.
Il y a près de cent ans, l’historien canadien Harold Innis a utilisé l’expression biblique « coupeurs de bois et porteurs d’eau » pour décrire la dépendance du Canada à l’égard des ressources naturelles. Le président américain, avec son discours du 51e État, nous reléguerait à nouveau dans cette position.
Personne au Canada n’a demandé cela, mais si nous devons réorienter notre économie pour faire face à la politique, pourquoi ne pas en faire une économie de suffisance à faible émission de carbone, définie par Samuel Alexander comme une économie qui fournit « assez, pour tout le monde, pour toujours ». Nous pouvons résoudre deux crises pour le prix d’une.
C. Décroissance et récession
A response to The Economist: Shut up and let me grow , par Timothée Parrique.
Il y a une différence entre la récession et la décroissance…
Nouvelles des localités et MRC
Mont-Tremblant –
La Ville franchit une étape importante avec l’adoption de son Plan directeur des sentiers
Très attendu par la communauté de plein air, le conseil municipal a adopté, le 10 février dernier, le Plan directeur des sentiers, qui marque une étape importante pour l’avenir du réseau de sentiers de Mont-Tremblant.
Fruit d’une étude menée en 2024, en collaboration avec des spécialistes et un comité-conseil formé de citoyen·ne·s et d’organismes de plein air, ce plan constitue un outil de référence essentiel pour orienter et structurer le développement du réseau de sentiers. Avec un portrait détaillé de la situation actuelle et les enjeux clairement identifiés, la Ville pourra maintenant élaborer un plan d’actions adapté, en cohérence avec les objectifs du Plan stratégique 2024-2028.
Six grandes orientations guident ce plan:
- Miser sur une structure de gestion efficace et collaborative permettant le déploiement d’une vision commune ainsi que la mise en valeur du réseau;
- Veiller au développement et au maintien du réseau de sentiers dans une perspective d’adaptation aux changements climatiques;
- Viser l’équilibre entre la capacité de support du milieu et le développement de l’expérience de la clientèle dans une perspective de développement durable;
- Établir un modèle de développement collectif favorisant la croissance de partenariats stratégiques;
- Contribuer à la création d’un sentiment d’appartenance qui suscite la mobilisation citoyenne;
- Positionner le réseau comme une destination de plein air incontournable au Québec comme à l’international
Les Etchemins –
Jusqu’au 21 mars, la MRC des Etchemins invite les citoyens, les comités et les organismes des Etchemins à déposer des projets au programme de soutien aux initiatives culturelles.
En tout, une enveloppe de 12 000 $ est disponible pour soutenir différentes initiatives qui contribueront à la vitalité culturelle du milieu et permettront la réalisation de projets culturels innovants.
Les-Etchemins (bis)
Formation des acteurs locaux sur le Plan climat
Un atelier, présenté par l’Union des municipalité du Québec (UMQ), s’est tenu ce mercredi 19 février au Manoir Lac-Etchemin, dans le cadre de l’élaboration du plan climat de la MRC des Etchemins. Cette formation, « Démystifier l’action climatique locale », vise à outiller les acteurs locaux pour faire face aux défis environnementaux actuels et futurs.
Bécancour –
La Ville de Bécancour annonce le lancement du chantier Accès Logement Bécancour, une initiative visant à faciliter l’accès à des logements abordables sur son territoire. Ce projet, structuré autour de quatre axes complémentaires, vise à répondre à la fois aux besoins croissants de la population et aux attentes des citoyens, exprimées lors de récentes rencontres sectorielles à Bécancour.
La crise du logement que nous traversons actuellement au Canada et au Québec se répercute sur le territoire de la Ville de Bécancour, qui possède un taux d’inoccupation des logements extrêmement bas, soit de seulement 0,3 %.
Baie-Saint-Paul –
Nouveau site Internet : moderne, intuitif, interactif
Victoriaville –
Réseau autonomie santé Développé par la Ville de Victoriaville, le programme d’accompagnement loisir (PAL) sera dorénavant offert par le Réseau autonomie santé (RAS). Grâce à une entente de 3 ans, le RAS aura le mandat d’encadrer les accompagnateurs du programme et de faciliter l’accès et l’utilisation aux équipements adaptés.
Mascouche
Soutien à la Société d’histoire de Mascouche
Un soutien financier de 45000 $ est octroyé à la SODAM afin de soutenir la Société d’histoire de Mascouche dans ses activités.
« Ce soutien témoigne de la reconnaissance du travail accompli par notre champ d’action en patrimoine pour la mise en valeur de l’histoire mascouchoise. Depuis plusieurs années, nous mettons notre expertise au service de la communauté, et nous sommes heureux de pouvoir poursuivre cette mission en collaboration avec la Ville de Mascouche», souligne Steve Létourneau, président de la SODAM.
Nicolet-Yamaska
La MRC de Nicolet-Yamaska lance une seconde consultation publique afin de recueillir la vision des citoyens sur l’avenir du tourisme dans la région. Le sondage est ouvert du 17 février au 23 mars 2025. Les informations recueillies contribueront à l’élaboration du nouveau plan d’action touristique de la MRC de Nicolet-Yamaska. Ce document stratégique permettra de structurer et d’orienter le développement touristique sur le territoire en définissant des objectifs clairs et des actions concrètes pour bonifier l’offre touristique.
SONDAGE TOURISME | Lien de participation
Et aussi : Transport collectif et adapté : année record
Le service de transport collectif et adapté Bili, piloté par la MRC de Nicolet-Yamaska, a enregistré une année record en 2024.
Bili a permis 22 968 déplacements en transport collectif, dépassant largement les chiffres de 2023 (12 007). Du côté du transport adapté, près de 11 000 déplacements ont été effectués.
Mont-Tremblant –
Deux plans essentiels pour mieux outiller Mont-Tremblant dans sa lutte pour la protection de l’environnement. Le Plan d’action en foresterie urbaine (PAFU) et le Plan directeur de conservation et de gestion des milieux naturels.
Et aussi le Plan d’actions en culture
Un comité de travail en culture, composé d’une dizaine de citoyen·ne·s et de professionnel·le·s engagé·e·s, accompagnera la Ville dans la mise en place de divers projets. Ce comité travaillera en priorité à développer le plan d’actions de la Politique culturelle afin de structurer et de pérenniser ces initiatives.
« La culture est un vecteur d’épanouissement individuel et collectif. Les nouvelles initiatives soutenues par le ministère de la Culture et des Communications et la contribution du comité de travail permettront à Mont-Tremblant de consolider son rôle en tant que moteur culturel régional, au bénéfice de tous les résident·e·s de Mont-Tremblant », a déclaré Catherine Drouin, conseillère du district no.5 et membre du comité culturel.
St-Jérôme –
Construction d’un centre correctionnel fédéral au centre-ville de St-Jérôme.
« Nous sommes une fois de plus devant une aberration dont la décision va à l’encontre de la nécessaire coopération avec les municipalités qui sont les premières responsables de l’aménagement de leur territoire. Depuis trois ans, nous nous battons pour faire comprendre que la construction d’un centre correctionnel communautaire sur un terrain hautement stratégique pour le développement de notre centre-ville ne fait aucun sens, d’autant plus que nous avons offert gracieusement un choix de terrains plus spacieux afin de permettre, à coût nul, une construction dans un environnement nettement plus favorable tant pour les usagers que pour le personnel »
Mercier-Hochelaga-Maisonneuve –
Nouvelle place publique dans Tétreaultville
Ce projet d’aménagement, situé à l’angle des rues Hochelaga et Des Ormeaux (à Montréal), contribuera à dynamiser le secteur et à mettre en valeur l’artère commerciale.
Le projet de place publique : L’aménagement vise à permettre aux gens du quartier de profiter d’un lieu rassembleur, qui occupera l’entièreté du terrain vacant.
Laurier-Ste-Marie –
Bien vieillir chez soi
deux projets visant à aider les aînés à vieillir chez eux dans Laurier–Sainte-Marie.
1,8M$ dans le cadre de Bien vieillir chez soi en faveur de deux projets dans Laurier–Sainte-Marie, au Québec. Ces projets ont commencé en juillet 2024 après avoir été choisis dans le cadre d’un appel de propositions ouvert pour l’initiative Bien vieillir chez soi.
- Les Petits Frères
- Aînés et retraités de la communauté gaie (ARCG)
Quelques réflexions, en terminant…
Les maires sur la ligne de front de l’anxiété citoyenne
Par Marco Fortier, in Le Devoir, 2025.02.25
Anxiété généralisée
Les chiffres confirment l’état d’esprit troublé des électeurs en cette période de crise : 81 % des répondants sont préoccupés par la guerre tarifaire de Trump contre le Canada, 50 % pensent que nous sommes en récession, 46 % vivent de paie en paie et 39 % craignent de perdre leur emploi.
« C’est une des grandes surprises de ce coup de sonde là. Les gens ont des attentes par rapport à de nouveaux enjeux qui n’étaient pas là par le passé, et qui ne sont pas du ressort des municipalités », explique Cyntia Darisse.
Donner une voix aux citoyens pour réussir la transition
Par Nathalie Prud’homme. L’autrice est présidente de l’Ordre des urbanistes du Québec. Dans Le Devoir.
« Le gouvernement a doté les municipalités d’un superpouvoir leur permettant d’approuver rapidement des projets qui dérogent à leur propre réglementation, sans possibilité de référendum. Il s’agit d’outil désormais largement utilisé.
Exclure les citoyens du processus décisionnel ne fait qu’alimenter les tensions et freiner l’acceptabilité sociale. Une participation bien structurée ne ralentit pas nécessairement l’action : au contraire, elle peut améliorer la qualité des projets, limiter les contestations et les rebondissements et, ultimement, renforcer la confiance dans les institutions.
Trois principes clés pour une réforme :
- Impliquer les citoyens dès la conception des projets.
- Réformer les référendums en urbanisme.
- Valoriser la planification et l’évaluation des répercussions.
Le moment est venu de faire de la participation publique un véritable levier de transformation territoriale, au service d’un aménagement démocratique, transparent et durable.
Que reste-t-il de l’État-providence?
Par Camille Robert, Le Devoir
« Il y a quarante ans, les stratégies de division entre contribuables et syndicats, ou entre secteur public et secteur privé, ont été essentielles pour imposer un programme néolibéral. Toutefois, si le Québec n’a pas connu exactement le même sort que les États-Unis, c’est notamment en raison d’un attachement de la population envers les services publics et grâce à la combativité de plusieurs mouvements sociaux (féministes, communautaires, syndicaux, étudiants).
Non seulement ces derniers ont freiné certains reculs, mais ils ont également réussi à obtenir de nouveaux gains en exerçant une pression sur l’État. Les centres de la petite enfance en sont un exemple remarquable et bénéficient aux enfants, aux parents et aux travailleuses.
Le personnel des services publics est composé à 75 % de femmes, et plus d’une travailleuse québécoise sur quatre est employée du secteur public ; les femmes sont aussi les principales bénéficiaires des services et programmes sociaux.
Alors qu’un vent de droite se lève, notre arme la plus puissante reste la solidarité.
Soutenir des entreprises canadiennes dirigées par des femmes.
Dans le G&M. Une liste d’entreprises et de sites d’achat canadien. How can I support women-owned, Canadian businesses amid Trump tariffs?