croissance du vivre seul et avenir du logement

Les actes du colloque tenu en 2006 sur le thème Les personnes seules et le logement : vers un nouveau mode de vie ? : actes des Entretiens sur l’habitat.

Je garde un bon souvenir de ce colloque, où les auteurs de plusieurs recherches, dont Esther Létourneau (Rétrospective 1991-2001 et perspectives 2001-2051) étaient présents. Mais H. était absente pour le lancement de la sienne.

J’ai l’impression que j’étais moi aussi grippé à ce moment, le souvenir d’une intervention laborieuse et obscure de ma part durant le débat en témoignant. Non pas que je ne puisse commettre de laborieuses et obscures interventions sans être grippé !

Je vais certainement jeter un coup d’oeil à ces actes (PDF 4,1 Mo).

tendances de la cohésion sociale, gouvernance & indicateurs

Une revue européenne, Tendances de la cohésion sociale, dont la plupart des numéros sont disponibles gratuitement en format PDF. Le numéro 14 (PDF de 1 Mo, 248 pages) comprend, notamment, un article de Benoit Lévesque : Un nouveau paradigme de gouvernance : la relation autorité publique-marché-société civile pour la cohésion sociale. Une référence tirée de la bibliographie du Supplément sur La gouvernance partagée (pdf) du dernier numéro (vol. 8, no. 2) de la revue Développement Social.

Réal Boivert, un des auteurs de ce dossier, fait un travail remarquable depuis plusieurs années sur les indicateurs de développement des communautés. Son rapport Vers le déploiement d’un dispositif national de surveillance en fait foi.

empowerment : plan d’action et indicateurs

The more opportunities people have to make a difference, the better they feel about the services they have helped to shape – and the better they feel about the institutions providing them. (An action plan for community empowerment, par le département anglais Communities and local Government)

Une référence de Kevin Harris, qui pointe aussi vers un document identifiant des indicateurs (National Indicators for Local Authorities and Local Authority Partnerships: Handbook of Definitions [PDF de 438 pages!] ) permettant de suivre le développement de cet empowerment. Le commentaire de Kevin : I think the indicators in themselves look very progressive. Of course, there’s always concern about how they will be used, and we’ll all take some convincing that they won’t be turned into irritating and counter-productive league tables. [Neighbourhoods]

D’autres documents semblent très intéressants sur ce (complexe) site de « communities and local government ».

voisinage et vieillissement & autres ressources

Un rapport de recherche, Neighbourliness and older people, (résumé PDF de 22 pages) réalisé par Kevin Harris, bien connu pour son site Neighbourhoods, pour le compte de la grande association Age Concern England (ACE).

Ce rapport fut en partie financé par la Comunity Development Foundation qui, incidemment, publie plusieurs documents qui semblent d’intérêt (en anglais) : sur la cohésion sociale, le développement communautaire et la foi, sur le « community health development« , sur une méthode (LEAP) d’évaluation et de planification en développement communautaire…

À noter cet autre site animé par le même Kevin : Local Level, understanding life in neighbourhoods.

développement des communautés

Un beau texte de Bourque, Comeau, Favreau et Fréchette. Le développement des communautés aujourd’hui : les défis majeurs de la décennie qui vient. (pdf, 35 pages)

[Qui] fait le point sur le contexte actuel de l’organisation communautaire ou du développement des communautés. Il identifie les défis actuels de cette pratique d’intervention : la réorganisation de l’économie mondiale et ses effets sur le développement des communautés, la variété des partenariats, la diversité et le pluralisme des mouvements sociaux locaux, une conjoncture politique plutôt défavorable et le risque de réduction de sa marge de manoeuvre. Le texte s’attarde également à diverses pistes stratégiques à considérer par les organisateurs communautaires : les distinctions à faire entre les diverses formes d’organisation et d’action collective, la capacité de transiger avec cette diversité, le maintien des liens avec les milieux et la réflexion sur la nature de l’État social à renouveler.

un pont de plus vers Laval ? ou un nouveau gouvernement à Québec ?

Finalement, s’il n’y avait pas de nouveau pont vers Laval , peut-être serait-il possible d’éviter d’ajouter des voies sur Notre-Dame et pourrait-on concentrer les investissements dans l’amélioration de l’offre de transport en commun pour réduire la congestion !?

On pourrait créer un pont pour rails seulement… et venir brancher ce parcours sur celui qui doit être développer vers l’est (voir le plan régional de transport). Ce plan qui a fait l’objet d’une large consultation en août et septembre dernier qui permettait à la ville de « Prendre le virage vert« . Mais « la modernisation du boulevard Notre-Dame apparaît toutefois comme un nuage noir au-dessus de ce plan vertueux, a-t-il signalé. »

Comme disait le maire « Toutes ces recommandations sont interdépendantes ». C’est probablement pour ça que la rue Notre-Dame continue de prévoir doubler son appel d’automobiles et que la voie de service rapide d’autobus prévue sur l’aninne emprise de chemin de fer dans le sud-est n’est prévue que pour un avenir « à déterminer ».

On ne peut dire que le plan régional manque de courage… mais il a sans doute fallu faire des compromis avec le ministère du Transport, qui a dit à plusieurs reprises dans sa négociation obligée avec la Ville que s’il n’y avait pas d’ajout de voies automobiles dans le plan de réfection de la rue Notre-Dame, il n’y avait pas de raison pour lui d’investir. Autrement dit ce qui manque au plan régional de transport c’est un plan national ! Et ce n’est pas avec « l’obligation » faite au ministère comme 5e condition à l’acceptation de son plan de réfection de la rue Notre-Dame que nous aurons bientôt un tel plan:

Le ministre des Transports doit déposer auprès du ministre de l’Environnement une étude dans
laquelle il proposera les moyens visant à améliorer l’offre de transport alternative à l’automobile
sur l’Île de Montréal. Cette étude doit être déposée au plus tard cinq ans suivant la mise en
service de la rue Notre-Dame modernisée

Comment se fait-il que cette « étude » ne soit pas encore faite ?? 5 ans après la mise en service… ça veut dire quoi, dans dix ans ? Les résultats d’une étude ! Et pour la mise en oeuvre, il faudra encore… 20 ans ? On dirait vraiment que le ministère du Transport ne vit pas sur la même planète que nous… Il y aurait là de quoi distinguer un prochain gouvernement du Québec qui ferait arriver ce ministère au XXIe siècle. Continuer la lecture de « un pont de plus vers Laval ? ou un nouveau gouvernement à Québec ? »

merci Konrad

Non, pas Black mais Yakabusky ! Il a souvent la plume acérée, le commentaire juste. Encore ce matin, sur la question de la fusion des bourses de Montréal et Toronto, il ne mâche pas ses mots : Montreal can kiss its exchange goodby. C’est raffraichissant d’entendre quelqu’un dire clairement les choses, sans tenter de ménager les susceptibilités, les rêves, la chèvre, le chou… Raffraichissant mais pas nécessairement drôle ! Si la logique économique transcende les différences culturelles (parce que nous voulons que nos investissements et nos pensions rapportent le maximum), amenant l’inexorable concentration des centres de décisions… il nous reste quoi ? Le quartier des spectacles ? On se met tous à danser la claquette !

Sur un autre sujet, le même journaliste du G&M, traçais récemment un portrait très intéressant : le poids des Finlandais dans le monde des forestières et papetières. Comparant le dossier canadien à celui de cette petite nation innovatrice, il mettait en lumière certaines pratiques qui permettent à ce petit pays se tailler une place disproportionnée dans ce marché : investissements et recherche; coopératives dans le domaine de la gestion forestière; concertation nationale des efforts…

But our forest companies have frittered away every competitive advantage they once enjoyed—mostly, it seems, out of laziness. (…) Canada’s forest industry, once the envy of the world, is now a laughingstock.

(…) The average Canadian pulp mill has a capacity of about 200,000 tonnes; our newsprint mills average 280,000 tonnes. Compare that with the one million-tonne Finnish-owned mills that are either already operating or are being built in Latin America.

(…) Metso, one of only three large-scale manufacturers of paper­­making machines left in the world, is also based in Finland. Canada has no paper machine makers. The world’s biggest man­ufacturer of the chemicals used in papermaking, Kemira, is also Finnish. Canadian-based chemical makers? None.

(…) They drew on their so-called small-country advantage—characterized by a homogeneous, highly educated population with a unique language (practically unlearnable, for a foreigner) and culture—and took their place in a rapidly globalizing market.

(…) Technically speaking, Canadians own their woods, too, but through their provincial and federal governments, which possess 93% of this country’s forests. (…) In Finland, however, almost 60% of forest land is owned by about 400,000 families. Their plots are small, averaging about 35 hectares, compared to the hundreds of thousands of hectares typically covered by a single forest tenure licence in this country.

Finalement, peut-être qu’il y aurait autre chose que la claquette ?

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