économie solidaire : un manifeste

Après être repassé sur le site S’investir, avec son Manifeste de l’économie solidaire, où l’on rend(ra) compte des rencontres du porte-parole du mouvement avec les différents candidats à la présidentielle française… je me suis demandé si les ténors de l’économie sociale ici faisaient de même dans l’élection en cours au Québec. Incapable d’avoir la page d’accueil du Chantier de l’économie sociale (qui tente de se charger depuis 10 minutes) je me suis rabattu sur celui du CSMO-ÉSAC. Je n’y ai pas trouvé de « manifeste » ou de rencontres planifiées avec les candidats… mais une présentation d’une étude de l’impact social du réseau des télévisions communautaires (pdf). Il est probablement plus difficile d’intervenir dans la campagne électorale quand votre principal bailleur de fonds est gouvernemental…

L’économie solidaire de proximité a l’ambition, non pas bien sûr de remplacer l’économie de marché, mais de s’attaquer aux problèmes des plus démunis et aux besoins individuels et collectifs délaissés par le marché et l’État. [extrait du Manifeste]

deux enquêtes de Stat-Can

Étude : La santé et l’utilisation des services de soins de santé au Canada et aux États-Unis, 2003 Les Américains dans les catégories de revenu les plus faibles sont plus susceptibles que leurs homologues canadiens d’avoir une santé mauvaise ou passable, selon une étude comparative de l’état de santé et de l’accès aux services de soins de santé de ces deux pays.

Enquête sociale générale : Internet et notre emploi du temps, 2005 Le mode de vie des grands utilisateurs d’Internet est fort différent de celui des personnes qui ne naviguent pas sur le Web, selon une nouvelle étude qui examine les incidences de ce dernier sur la vie des Canadiens.

Une troisième pourrait aussi vous intéresser : Les indicateurs des écoles publiques au Canada.

de TICs et de communautés

Terminée, la lecture de ce court texte:  Community Networking and Public Benefits tiré de la dernière livraison de The journal of community informatics.

Une belle revue critique de ce qu’est le capital social, une communauté… et un article qui évite le discours trop souvent ententdu chez les chantres des nouvelles technologies : plus d’ordis, plus de TICs égale, plus de capital social (ou des communautés plus fortes). Les choses ne sont pas si simples.

De bonnes références (que je vais fouiller) sur la question des indicateurs de développement des communautés… une conclusion claire : il y a parfois des investissements préalables à faire, lorsque les réseaux sociaux sont trop amochés, avant d’investir dans les TICs. Mais encore, la conclusion la plus importante : tout dépend du contexte ! Autrement dit, quelque soit la valeur des indicateurs retenus pour guider les bailleurs de fonds en matière de soutien public, la qualité du lien social (à soutenir et développer) dans les communautés doit être examinée dans son contexte, et non sur une feuille comptable.

Une belle surprise dans une revue d’informatics. D’autres articles (avec des propos sans doute divergents) me semblent d’intérêt dans ce numéro. À NOTER : un prochain numéro portera sur les Community e-Health Initiatives. L’appel de contributions (call for papers) se termine fin avril.

Ce n’est pas la première fois que je « tombe » sur cette revue; dans le volume 1 numéro 2 il y avait aussi des analyses critiques à l’endroit des utopies technolophiles. Je remarque qu’il n’y a pas de fil RSS auquel s’abonner sur le site de la revue ! Non, je ne veux pas d’un autre courriel à trier dans ma boîte à spam… Heureusement, il y a Geoffreoi qui veillait et qui a, lui, un fil RSS !

des utopies mesurables

Je suis heureux que ce site (et l’entreprise qui le publie) soient encore actifs. J’ai eu l’impression au moment de le découvrir que l’avenir n’était pas rose pour les Utopies ! Marketing responsable (Talk the walk). Évaluer le développement durable…  Publicité & Communication responsable, Entreprises & construction durableUtopies – stratégies et développement durable recèle plusieurs pistes et ressources de soutien à ceux que le développement durable et le changement vers un tel développement intéressent.

mariage et divorce

En ces temps de célébration du nouveau droit au mariage… il peut être bon de jeter un regard historique et critique sur l’institution millénaire. Ce que tente de faire Stephanie Coontz, dans son Marriage, a History. Une publication qui fait l’objet de présentations, tant sur AlterNet que dans le Psychology Today de juin.
Par ailleurs, la traque du conseiller Rove, stratégiste et « maître es coups bas » de l’administration Bush conduira-t-elle à un divorce ?

le fameux système de santé américain

Quand on nous rabbat les oreilles (et placarde les premières pages) avec ces « dangers de mort » que courrent les quelques cas qui attendent trop pour certains traitements au Canada et qui doivent aller se faire soigner aux US…

Le manque de couverture santé provoque 18 000 morts états-uniennes par an (cela équivaut à 6 fois le nombre de personnes assassinées lors du 11 septembre 2001) [The New York Times, 12 janvier 2005 – cité dans « Les Etats-Unis en chiffres« ].

égalitarisme et micro-égalitarisme

Un billet de Sophia Parker, sur le carnet de Demos Greenhouse commente le lancement de The New Egalitarism. Critiquant le caractère intellectuel des interventions (on pouvait s’attendre à cela avec des contributeurs comme Anthony Giddens, Robert Atkinson et autres Anne Power). Mais le point est valable : les grandes politiques (macro) ne sont pas suffisantes et resteront inefficaces s’il n’est pas accordé d’importance à l’intervention au niveau très local, ce qu’elle appelle le micro-égalitarisme. Parker suggère la lecture de : Talking Equality.

Dans un ordre d’idée convergent, David Wilcox nous informe du lancement de Local Level par Kevin Harris. Ce qui me ramène à l’esprit l’excellent travail que ce dernier fait avec Neighbourhoods. Il semble que les deux sites continueront de fonctionner en parallèle. J’apprend par la même occasion que Harris travaillait (depuis 19 ans) à la Community Development Foundation (CDF) et qu’il y a publié l’an dernier une étude qui semble intéressante sur l’interaction sociale dans les quartiers de Manchester (Manchester Neighbourliness).

Ne réussissant pas à trouver de lien apparent sur le site de la CDF vers la pubication en question… cela me rappelle quelque chose…

la CDF devrait peut-être appliquer certains principes du réseautage Internet… car je crois bien que son site n’est pas répertorié par Google ! Ni ne possède aucun méta-codage dans son entête (pour faciliter l’indexation) !! En tout cas, aucun lien n’est répertorié par Google pointant vers le site de la Community Development FOundation. C’est en déduisant d’une adresse courriel le nom de domaine du site que j’y suis arrivé. (Janvier 2004)

Je suis bien heureux de renouer avec ce carnet de Harris (et de suivre sa nouvelle expérience) : ses commentaires critiques (ex: Ordinary people are now fashionable ou encore ici) sont pertinents et stimulants.

foules intelligentes

Seconde conclusion : les technologies permettent désormais “d’agir ensemble de manières nouvelles et dans des circonstances où l’action collective n’était pas possible auparavant”. C’est ici qu’arrivent les smart mobs, ou foules intelligentes, qui se composent “de personnes capables d’agir ensemble sans même se connaître”. Rheingold considère que “l’histoire des sociétés humaines est celle d’un progrès tiré par l’action collective”. Le chapitre 2, “Technologies de la coopération", appelle à la rescousse la théorie des jeux, l’économie expérimentale et les neurosciences pour démontrer que la collaboration peut s’avérer plus productive que la poursuite à courte vue de l’intérêt personnel (…) référence de Internetactu.net

La traduction de Smart mobs est enfin parue en français. Dommage qu’elle ne soit pas, comme l’original, accessible gratuitement sur le Web !