imagination débridée

L’auteur, Agnès Desarthe, se rappelle le dessin animé « La Linea » où le petit bonhomme tracé d’une seule ligne suivait un chemin qui n’était que la continuation de la ligne de son corps. Et soudain, la ligne, la ligne qui le dessinait, s’arrêtait deux pas devant lui. Il s’écriait alors dans un charabia de français teinté d’accent italien : « AH mais pourquoi il n’y a pas de ligne ici ? »

Pour bien faire, il ne suffit pas de suivre la route, il faut à tout instant la bitumer du goudron onctueux de nos rêves et de nos espoirs, la tracer mentalement, en s’efforçant de prévoir les inévitables virages et les inégalités du terrain. Parfois, quand ça va bien, quand, par miracle, on a réussi à prendre un peu d’avance sur notre effroyable ouvrage d’art, on bénéficie d’un répit et là, c’est bon, tout roule. On est prêt à croire que le plus dur est fait, qu’à partir de ce moment, tout ira bien. On est si naïf, on a la mémoire si courte qu’on ne se rappelle pas que le terrain qui nous accueille est l’oeuvre de nos mains et de notre cerveau si prompt à imaginer n’importe quoi. On se la coule douce jusqu’au trou d’après sur lequel on se penche, consterné. Je n’ai plus la force, se dit-on, et je mérite mieux que ça, il serait temps que quelqu’un m’aide, il serait temps qu’une main guide la mienne. Autour de nous une armée de bras ballants. Tout le monde est fatigué. Notre mari, notre femme, nos amis, tout le monde en a marre au même moment, et c’est alors que vient — mais seulement si l’on est très chanceux, seulement si l’on n’a pas peur ou que l’on est suffisamment fou pour mordre à l’hameçon furtif — c’est alors que vient l’amour. Et là, ce n’est plus du macadam que l’on jette sur le néant, c’est un pont suspendu qui ouvre la voie jusqu’à l’infini.  [extrait de Mangez-moi]

photos à Montréal

Quelques expositions photo qui ont lieu actuellement à Montréal. Le World Press Photo expose au musée Juste pour rire les gagnants de son concours 2005. Un article de la revue Photo sélection magazine m’a pisté sur cet événement organisé à Montréal par Reporter communication. Incidemment ce magazine photo québécois célèbre son 25e anniversaire ! Bravo ! J’en ai trouvé un exemplaire au kiosque Point Vert, coin Duluth et St-Laurent…

La Galerie Donald Browne Art Contemporain, installée au 372 Ste-Catherine Ouest, dans l’édifice Belgo, présente comme première exposition les travaux récents de Raymonde April.

Deux moments à ne pas manquer, le premier se terminant le 24 septembre, le second, le 7 octobre.

veuve en verve

C’est vraiment quelqu’un, la veuve Tarquine. Non seulement a-t-elle deux tarquinets qu’on adore, mais elle vient de s’équiper d’un appareil photo qui l’inspire.

cabinetVeuve1.jpgCe qui me fait penser à ces photos de l’UQAM que je n’avais pas encore déposées. Ce sont les reflets dans les fenêtres qui m’ont rappelées.DSC_0269a

cimetiere011Et Kate qui m’informe que ce n’est plus permis de photographier au cimetière Notre-Dame-des-Neiges ! Ainsi j’ai été chanceux d’y passer deux heures tranquilles avec mon appareil… et les morts.

C’était probablement parce que c’était à une heure surtout consacrée aux vivants : 17h à 20h samedi soir…

portrait des régions du Québec

L’édition 2006 du Portrait socioéconomique des régions du Québec est maintenant disponible Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation vient de publier le Portrait socioéconomique des régions du Québec, édition 2006. Ce document, dont c’est la troisième édition, permet de se renseigner rapidement sur la situation et l’évolution des régions. [la-vie-rurale.info]

Le lien vers la publication, c’est ici. Ou plus directement encore : le fichier PDF (640 Ko). Pourquoi y’a pas ces liens dans l’article ?

La Joute, flamboyante

  
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Téléversé par Gilles en vrac….

 

Cette sculpture de Riopelle, plutôt cet ensemble impressionnant de sculptures et d’effets (vapeurs, flammes…) vaut le déplacement, deux fois plutôt qu’une : à voir le jour, pour bien saisir la qualité du travail des bronzes, et la nuit pour les jeux d’éclairage dûs aux flammes.

Ces derniers sont visibles aux heures, du matin jusquà 11 heure (23 heures) la semaine. Je ne sais si le « spectacle » est aussi visile la fin de semaine. J’espère bien… pour vous.
 

du vin et d'autres plaisirs

mondovino2.jpgMondovino, le documentaire de Jonathan Nossiter, diffusé cette semaine au Documentary chanel, fait un portrait réaliste et parfois choquant des producteurs, négociants et critiques du monde du vin, bouleversé de plus en plus par les entreprises mondiales… La quantité ou la qualité ? En tant que documentaire, la caméra de poing en très gros plan, les éclairages naturels ou d’entrepôts et de caves, sur des teints vinifiés… tout ça n’était pas toujours beau à voir, mais les propos (ou les silences) toujours éclairants.

Pris, littéralement, par le Stabat Mater de Bruno Coulais, diffusé par Espace Musique, à minuit hier soir. Douleur d’une mère au pied de la croix, douleur tout court. Interprétation contemporaine d’un texte du XIIIe siècle…

C’est ainsi que j’ai pu terminer en beauté le livre de Thierry Hentsch Raconter et mourir. Il ne méritait pas moins ! C’est un recueil d’introduction aux grands textes : de l’Odyssée au Discours sur la méthode de Descartes, en passant par la Divine Comédie de Dante, Hamlet de Shakespeare, Don Quichotte de Cervantes, Pantagruel de Rabelais… Tout un banquet ! Merci à Catherine, qui m’aura aiguillé vers cet auteur. Il me tarde maintenant de poursuivre cette randonnée aux sources de l’imaginaire occidental avec Le temps aboli.

courts métrages : les finalistes

On m’apprend que le concours de l’ONF « Faites des courts, pas la guerre » tire à sa fin : vous avez jusqu’à demain pour voter pour le meilleur court métrage. On peut visionner et coter les 4 finalistes : Le ouijascope (Haute vitesse – Basse vitesse), de Ana Ponce; Conte moi la guerre, (H, B), de Raphaël Posadas; Lettre d’un soldat, (H, B), de Patrick Duhamel et Lettre de mon père, (H, B), de A. Neveu-Pépin et A. Hamel.

Allez y jeter un coup d’oeil… et si vous ne savez pas pour qui voter… votez pour le derneir : Lettre de mon père, c’est le petit-fils de Bernard, un grand-père actif dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve depuis… toujours ! Bonne chance aux Alexandres !

Dépêchez-vous, ça se termine DEMAIN !