Non, je ne vais pas demander à l’IA de choisir pour moi, ou de résumer le flot d’infos.
Oui, je sais, j’ai trop de fils RSS dans mon agrégateur Inodeader. Et trop de lettres Substack et autres formes de newsletters qui m’arrivent chaque jour. Sans compter les 34 groupes dont je fais partie sur Passerelles. Je pourrais sans doute éliminer certaines sources, ce que je fais de temps en temps. Mais je prends garde à ne pas éliminer uniquement parce que certaines opinions me déplaisent ! Je ne veux pas m’enfermer dans une « bulle ».

Et puis toutes ces sources ne sont pas toujours actives : plusieurs fils RSS (ou groupes Passerelles) sont silencieux de longs moments.
Ce qui a changé dernièrement : j’ai cessé de vouloir rattraper les jours passés. Je n’hésite pas à passer par dessus des piles nouvelles que je n’ai pu lire au cours des derniers jours. Je ne suis pas un filtre responsable de ne manquer aucune information… Je suis conscient de ne pas pouvoir tout lire, aussi je me contente de ce que je peux saisir dans les flots que je peux traverser avec l’attention et l’intuition limitées dont je dispose.
Avec d’autres, sur Passerelles/Praxis, avec les abonnés au groupe Google du RQIIAC, et les lecteurs de mon blogue… je joue ma partition d’une jazz session qui suit l’actualité tout en soutenant la construction d’un savoir collectif nourri par ces « sources » qui prennent diverses formes mais qui sont toutes d’origine humaine. Je pense à ce Bill McKibben, dont je lis presque tous les billets de sa lettre Substack The Crucial Years sur les questions climatiques. Chaque fois il me surprend par l’ampleur de ses références, la qualité de son écriture. Je vous recommande son dernier Just my imagination, que j’ai traduit : Ce n’est que mon imagination. Les remarques qu’il y fait à propos de la publicité pour les véhicules électriques sont tellement justes.
Parmi ceux et celles dont les lettres Substack m’apprennent toujours quelque chose : Lawrence Lessig, ce prof de droit très pédagogue quand il décrit l’évolution de la corruption chez nos voisins (Les multiples facettes de notre corruption); Philippe Fournier, de QC125.CA, avec son dernier billet Les Québécois sont les plus favorables à l’immigration; Patrick Déry et sa critique sans merci dans Avez-vous voté pour ça ?.
Je pense aussi à Michelle Monette, contributrice infatigable à de multiples groupes Passerelles…
Oui, je l’avoue, certains jours j’ai l’impression d’être submergé d’information. Mais quand je regarde la qualité des contributions de ces militants, citoyens et professeurs je ne puis qu’être reconnaissant d’être partie prenante, humblement, de cette conscience collective.








