Un plaisir pour l’oeil, accompagné du violoncel de Yo-Yo Ma. Vous voulez savoir de qui sont ces 90 visages de femmes ?
déclaboussantes mythridales
J’allais sans trop savoir à quoi m’attendre : J. m’avait invité à voir Rémy Girard interpréter Claude Gauvreau. Comme j’aime bien les deux, je ne me suis pas posé de question, et ce n’est qu’en prenant un café au sous-sol de l’Usine C que je me suis rendu compte que ce serait un spectacle chanté ! Cool !!
Un spectacle, que dis-je un événement mémorable : l’audacieux défi est relevé avec succès par Rémy et sa bande. Un seul hic : le gros du public ne bougeait pas d’un poil alors que je peinais à rester sur mon siège, recevant ces rythmes jazzés, bluesés… La mise en musique (par Jean-Fernand Girard) de ces textes qui chantent déjà, qui jouent à cache-cache est ce qui pouvait arriver de mieux aux poèmes de Gauvreau… et au public qui ne les connait pas encore. Mais c’est ne expérience jouissive d’écoute créatrice qui ne semble pas être accessible à tous.
Les projections d’images derrière la scène accompagnaient très bien la prestation. Pour avoir une idée, mais pas tout à fait à la hauteur (car c’était la répétition alors que le « live » avait plus de tension et de rythme), voir les deux extraits sonores sur cette page du site Voir.ca. Il faudrait que ce spectacle soit repris dans une salle de jazz… et qu’un DVD soit produit !!
Dans l’enthousiasme je me suis procuré à la sortie du spectacle un exemplaire des Oeuvres créatrices complètes de Gauvreau (éditions Parti pris, 1971).
photos à la basilique
Je suis allé à la basilique Notre-Dame, essayer une nouvelle lentille 50mm… avec des résultats plutôt satisfaisant en regard de mes essais passés à la même place avec, à l’époque, une Coolpix 3100. La Nikon D300, avec lentille 50mm f1.4, c’est plus gros à transporter, mais c’est beaucoup mieux comme résultat !
Ce bas relief, attribué à Bourriché, évoque la Présentation de Marie au temple. Oeuvre superbe qui m’incite à retourner avec trépied pour prendre les autres bas reliefs.
Ceux de l’autel principal sont aussi extraordinaires…
P.S. J’ai bien cherché plus d’information sur ce sculpteur Bourriché… je n’ai trouvé que ces deux citations dans l’inventaire du patrimoine mobilier français.
à écouter avec ses yeux.
the future?: « watch this rather spirited delivery by Stanford’s Larry Lessig (watch minutes 2-4 in the presentation, you’ll enjoy the cadence). »(Via orgtheory.net.)
Larry Lessig, un prof de droit à Stanford donne ici une conférence (20 minutes) sur la créativité qui est étouffée par la loi… et avance des pistes, appuyées sur l’histoire, pour forcer une adaptation du contexte légal aux nouvelles possibilités et à la nouvelle culture, celle de nos fils et filles (our kids).
Brillant, lumineux.
Ce n’est pas la première fois que j’apprécie une présentation sur ce site (TED). Je devrais y retourner plus souvent !
Un (autre) lecteur qui ne lèvera pas
« Your rights under this Agreement will automatically terminate without notice from Amazon if you fail to comply with any term of this Agreement. In case of such termination, you must cease all use of the Software and Amazon may immediately revoke your access to the Service or to Digital Content without notice to you and without refund of any fees. Amazon, Kindle Terms of Service »
(Via Dive into Mark.)
J’ai cru un instant que ce nouveau gadget (Kindle) de lecture (après le Sony Reader, le Cybook et d’autres) allait être le bon : après tout, c’est lancé par Amazon… celui de qui j’achète mes livres (enfin quelques uns). Mais là semble le problème : le méga vendeur de livres-papier ne semble pas près de remettre en question un iota de son pouvoir, mais bien plutôt à l’augmenter de toutes les manières…
En fait le format électronique n’apporte pas les avantages pour le lecteur qui devraient aller de soi : possibilité de copier des extraits dans un autre document; possibilité de prêter le livre à quelqu’un d’autre après l’avoir fini… la technologie ne profite qu’à Amazon qui vient chercher le détail de nos habitudes de lectures pour nous offrir, oui encore plus de produits… mais des produits qui, finalement, coûteront plus cher que leur version papier (considérant les limites imposées à leur circulation), et seront moins utiles. Combien de lecteurs un livre (un bon) peut-il satisfaire ? Combien de fois ai-je prêté, incité quelqu’un à lire un bouquin que j’avais aimé ? Finalement l’ancienne formule papier est plus conviviale et facilite la circulation de la culture et de l’info mieux que ces prouesses hightech !
Le lecteur digital qui me convaincra devra être autonome, être léger et lisible, oui, mais surtout être lié, non seulement à mon libraire mais à mon ordinateur, mon blog, mon réseau local.
D’autres revues de ce nouveau « bouquineur » ne sont pas aussi négatives : Boingboing, Pisani…
coquelicots

J’ai porté en fin de semaine, pour la première fois (il était temps !), un coquelicot. En souvenir.
Mais je l’ai senti plutôt comme une affirmation bien contemporaine d’un certain point de vue concernant l’armée, la démocratie, la politique d’aujourd’hui et d’hier…
Affirmation toute symbolique.
dons de charité, 2006

Dons de charité, 2006: « Dons de charité, 2006
Les déclarants canadiens ont indiqué avoir effectué des dons de charité ayant totalisé 8,5 milliards de dollars en 2006, en hausse de 8,3 % par rapport à 2005, tandis que le nombre de donateurs a diminué de 1,4 % pour s’établir à 5,8 millions. » (Via Statistique Canada.)
Le nombre de donateurs diminue ? Pourquoi donc ?
–
5,8 millions d’individus, c’est à peine un adulte sur 4 !
le capital social fait un retour ?
Une étude de Marilyn Taylor, en fait un court rapport de 30 pages intitulé Neighbourhood Management and Social Capital . Mme Taylor est professeure de Urban Governance and Regeneration, à l’University of the West of England, à Bristol.
The case studies highlight a number of important ingredients on which social capital can be built. They have demonstrated:
- The importance of physical and social improvements that help to build trust and confidence amongst residents by making the area look and feel safer.
- The value of community hubs – neighbourhood offices, community centres, radio stations, local parks – in giving the neighbourhood an identity that people can relate to and opportunities for people to come together.
- The resource that faith communities, with their long term presence and local rootedness, their facilities and their strong value base, can offer if they work together.
- The direct route into the community that schools can provide and their potential role in encouraging shared values and the development of social capital.
- The importance of celebrating the positives and assets of the neighbourhood if the poor reputation that many disadvantaged neighbourhoods have in the outside world is to be challenged rather than internalised.
- The importance of the skills, resources and experiences of partners – Defending Da Hood would never have got off the ground without the pooling of partners’ resources.
- The importance of involving residents themselves in the design, development and management of their programmes.
Kevin Harris, qui pointait vers ce document dans un récent billet de son carnet Neighbourhoods, se demande si le concept de capital social ne connait pas un retour… En fait, comme je le disais plus bas, un article récent de Putnam, ce grand prêtre du capital social des années 90, met l’accent sur les barrières au maintien et développement de ce capital et de la solidarité en général que représentent les diversités ethniques et culturelles dans nos métropoles, et les sociétés occidentales. Ces barrières devront être ouvertes ou abaissées grâce à des programmes et initiatives qui auront pour objectif d’augmenter la confiance, et la reconnaissance entre les groupes… Mais je n’ai pas encore terminé l’article de Putnam. Demain.
diversité et cohésion sociale
Un article qui fait beaucoup jaser, notamment dans Le Devoir (par Antoine Robitaille). Robert Putnam récidive. Avec Bowling Alone, un article qui fit grand bruit en 1995 (dans la foulée des recherches réalisées en Italie de 1970 à 1990 dont il rendait compte dans Making Democracy Work, Civic Tradition in Modern Italy) et conduisit à la publication d’un livre éponyme, Putnam s’inquiétait de la baisse de participation civique. J’avais pour ma part préféré son livre sur l’Italie qui, à une époque où on n’en avait que pour le développement économique, la formation de la main d’oeuvre… mettait en valeur les traditions civiques et culturelles sans lesquelles il n’y a pas de développement économique possible. En tout cas pas du durable. C’est sans doute à cause de ce contexte que son (ou plutôt sa version du) concept de capital social devint si populaire : ça nous donnait enfin un moyen de répondre au tout à l’économie, en utilisant ses mots : le capital social.
Aujourd’hui son article E Pluribus Unum : Diversity and Community in the Twenty-first Century, arrive aussi à point nommé, alors que la diversité culturelle est remise en question, de façon parfois maladroite (Hérouxville) mais de plus en plus ouvertement. Un article de 38 pages. Je vais le lire, j’y reviendrai.
