la « pile » souveraine

Un article récent (6 mai) dans le G&M : Le Canada a posé les bases de l’IA. À nous maintenant de prendre en main la suite (ma traduction), par la PDG de MILA et le président de Mozilla s’ajoute à plusieurs appels pour une plus grande autonomie devant les Big Tech américaines. Des appels qui résonnent alors que les pressions inquisitrices se font sentir comme le souligne Bruno Guglielminetti dans [son] Carnet : Washington veut les données Google d’un Canadien critique de l’ICE.

Au delà ou en deçà de l’IA souveraine (LLM, centres de données) il y a les infrastructures de communication, les logiciels utilisés quotidiennement dont nous devrions planifier la migration vers des solutions souveraines. Au premier rang desquels : le courrier. Open Courrier semble intéressant.

En attendant que nos gouvernements proposent des solutions publiques en créant une adresse numérique civique, permanente pour chaque citoyen que les hébergeurs et fournisseurs d’accès devraient servir et maintenir.


Pour ce qui est de mon rêve d’un câble sous-marin numérique traversant l’Arctique et reliant non seulement l’Est à l’Ouest et au Nord du pays, mais aussi l’Europe à l’Asie sans passer par les USA… la nouvelle de ce matin m’a un peu refroidi :

Ottawa to pull plug on Arctic naval facility

La base navale de Nanisivik, située au nord de l’île de Baffin, avait été initialement promise en 2007 par le gouvernement Harper, mais des mesures d’économie ont par la suite conduit à la transformation du projet en une simple station de ravitaillement estivale pour les navires de la marine.

Elle n’a finalement jamais été mise en service, en raison de retards, d’une augmentation des coûts et d’une grave corrosion de la jetée du port en eau profonde où les navires devaient accoster.

Ottawa to pull the plug…

100M$ ont déjà été dépensés et il en coûtera peut-être 250M$ pour en faire une « simple station de ravitaillement ».

Qu'en pensez vous ?