
Un article récent publié le 30 avril dernier dans la revue Science : Performance of a large language model on the reasoning tasks of a physician met en lumière les champs de performance de l’IA dans différents contextes cliniques. J’ai traduit la conclusion de l’article : L’IA à l’urgence de l’hôpital… Les auteurs sont bien conscients des limites de leur étude, notamment le fait que les « inputs » comparés sont uniquement textuels alors que les cliniciens ont accès à des informations non textuelles : détresse visible du patient, réponses non verbales…
Ça m’a tout de même rappelé ce billet de février dernier où je rapportais ce que disait ce médecin lors d’un entretien de Azeem Azhar avec quatre utilisateurs de l’IA dont un médecin :
Plusieurs études comparent actuellement l’IA seule à l’IA associée à des médecins, sur différents types de performances cliniques. Et l’IA [seule] a obtenu de meilleurs résultats que les médecins associés à l’IA. Ce n’était pas prévu. Tout était censé être hybride. (…) Les [médecins] moins performants sont plus enclins à accepter les contributions de l’IA, tandis que les experts rejettent les bonnes contributions de l’IA.
Alors que les auteurs de l’article de Science appellent à plus de recherche sur l’interaction IA-médecins afin de s’assurer que ces derniers utilisent correctement l’outil, je me demande si on ne peut prédire qu’une telle « collaboration » instituée conduira à une perte de compétence du côté humain. C’est en tout cas ce que laissent voir d’autres études auprès de codeurs, utilisant ou non les facilités de l’IA (sur la pente glissante de l’asistance par l’IA).
