Pause de cinq minutes

À mi-parcours des années cruciales

Traduction de Take Five, par Bill McKibben, sur The Crucial Years, le 7 août 2026.

[Avant de commencer, une petite parenthèse. Les nouvelles économiques de ce matin —une perte nette d’emplois — nous rappellent les temps difficiles que nous traversons. Je crains que certaines personnes, qui se sont généreusement portées volontaires pour verser la modeste cotisation facultative afin de contribuer au financement de ce projet, se retrouvent aujourd’hui à court d’argent. Voici les instructions pour annuler ces paiements. À l’inverse, si vous êtes en mesure de soutenir financièrement cette communauté, votre aide serait grandement appréciée].

Cette infolettre fête ses cinq ans ce mois-ci, ce qui signifie que j’ai tenté, à plus de 300 reprises, de rassembler les dernières nouvelles du monde du climat et de l’énergie et d’en comprendre la portée. Je l’ai lancée en 2021, avec l’intention de la maintenir tout au long de la décennie, car je pensais alors, et je pense toujours, qu’il s’agit d’une période cruciale dans la tentative de l’humanité de surmonter la crise climatique.

Nous sommes donc plus ou moins à mi-parcours de ce projet, et j’ai pensé que le moment était venu de faire le point sur ma réflexion concernant la situation dans laquelle nous nous trouvons. Mais plutôt que de me contenter d’écrire un court essai, j’ai décidé de vous donner également un aperçu de la façon dont les données se transforment en arguments et, je l’espère, en perspectives dans mon esprit au cours d’une semaine donnée.

Je tiens simplement à exprimer ma profonde gratitude à tous ceux qui ont soutenu cette initiative au cours des cinq dernières années en souscrivant à un abonnement volontaire et d’un coût modique. J’aimerais pouvoir vous envoyer une tasse à café, mais mes remerciements devront suffire

Le point essentiel, bien sûr, c’est la température; le fait qu’elle augmente, de plus en plus rapidement, constitue le fondement même de notre réalité actuelle sur Terre, et je fais de mon mieux pour suivre l’évolution des données scientifiques sous-jacentes et de leurs implications. Le graphique ci-dessous présente les données les plus récentes, fournies par Zeke Hausfather, l’un des chercheurs en climatologie les plus accessibles au monde (même si, fidèle à mes racines, je pense que Jim Hansen conserve la palme). Ce graphique montre à quel point le mercure a grimpé en flèche ces dernières années, et à quel point il va encore bondir au cours des 18 prochains mois, selon les prévisions consensuelles issues de divers modèles. L’année 2024 détient actuellement le record; nous pourrions bien le battre cette année, et nous le battrons certainement en 2027. (Soit dit en passant, Hausfather publie une excellente bulletin d’information, dans laquelle il révèle cette semaine que l’utilisation d’une « IA agentique » plutôt que de simplement poser des questions futiles à ChatGPT consomme environ six cents fois plus d’électricité. Il s’agit là d’une information nouvelle et importante).

Comment savons-nous ce que 2027 nous réserve? Voici un autre graphique de cette semaine, illustrant les températures de surface de la mer dans la région clé du Pacifique où El Niño prend actuellement forme. Comme vous pouvez le constater, nous dépassons même le rythme des autres années de réchauffement. Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour comprendre pourquoi tout le monde est désormais convaincu que nous sommes face à une année historique, marquée par un dégagement véritablement massif de chaleur des océans vers l’atmosphère.

C’est douloureux pour moi de regarder des graphiques comme celui-ci, à chaque fois. Cela me rappelle constamment que je savais que cela allait arriver et que j’ai échoué dans mes efforts — tant journalistiques que militants — pour empêcher cette hausse de température.

Même si j’aimerais fermer les yeux, j’essaie de me forcer à prendre pleinement conscience de ses conséquences, grandes et petites — consultez ce rapport, par exemple, qui indique que la sécheresse record en France a asséché 43 % des cours d’eau du pays, une catastrophe écologique. Et jetez un coup d’œil à cette nouvelle évaluation de l’ONU selon laquelle El Niño risque de plonger 50 millions de nos frères et sœurs supplémentaires dans la « famine aiguë ». J’en sais juste assez en sciences écologiques et en sciences politiques pour pouvoir deviner à quel point cette dégradation est grave : nous avons appris cette semaine, par exemple, que la planète bat de nouveaux records de déforestation en raison des feux de forêt. Comme l’ont rapporté Hirokio Tabuchi et Harry Stevens :

La perte de forêts pluviales vierges a à elle seule atteint 6,7 millions d’hectares en 2024, soit près du double de celle de 2023, ont indiqué des chercheurs de l’Université du Maryland et du World Resources Institute dans une mise à jour annuelle sur l’état des forêts mondiales.

Le monde a perdu l’équivalent de 18 terrains de soccer de terres boisées chaque minute, ont estimé les chercheurs.

Cela signifie que le réchauffement s’autoalimente, créant des conditions propices aux feux qui, à leur tour, rejettent davantage de carbone dans l’atmosphère. Ce même réchauffement fait en sorte que l’air retient plus de vapeur d’eau, ce qui entraîne simultanément davantage de pluies torrentielles et d’inondations, et cela aussi a un coût insupportable. Comme l’ont rapporté Jonathan Watts et Natasha May la semaine dernière, par exemple,

alors que des feux de forêt font rage à travers l’Europe et l’Amérique du Nord, des pluies sans précédent se poursuivent ailleurs. Tandis que la Corée du Sud oscille entre vague de chaleur et averses, au Japon et au Vietnam, des pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain. La Chine, quant à elle, a connu des épisodes de précipitations extrêmes depuis le début de la saison des inondations en avril, selon le ministère des Ressources en eau à la mi-juillet, marquant le début d’une période critique d’un mois pour la lutte contre les inondations. Depuis, plus de 600 rivières ont dépassé les niveaux d’alerte – soit une hausse de 35 % par rapport à la moyenne enregistrée pour la même période au cours des cinq dernières années…

Les conditions météorologiques extrêmes qui touchent la région peuvent clairement être attribuées aux changements climatiques. Les climatologues prédisent depuis longtemps que de vastes régions d’Asie souffriront de manière disproportionnée d’une chaleur, d’une humidité et d’une sécheresse plus intenses, en raison des perturbations climatiques causées par la combustion du gaz, du pétrole et du charbon.

Ce qui est de loin le plus difficile dans la rédaction de ce bulletin, c’est de composer avec la tristesse que de telles histoires suscitent inévitablement, et je crains parfois d’avoir développé une sorte de callosité émotionnelle pour pouvoir continuer à en rendre compte. Mais j’ai toujours été hanté par l’idée que les humains pourraient franchir ce précipice sans vraiment s’en rendre compte; en témoigner me semble être le minimum nécessaire. Il faut regarder le monde en face, même si j’aimerais parfois ne pas le faire, et il faut le regarder sans ciller. Comme l’a écrit cette semaine ma chère amie et collègue Rebecca Solnit :

Autrefois, dans la plupart des zones tempérées du monde, nous attendions l’été avec impatience, comme une période de joies, grâce à l’abondance de fruits, aux longues journées, à la chaleur, aux vacances scolaires, aux activités comme le camping et la baignade, aux voyages et à l’aventure. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à le redouter.

Le fait que cette crainte touche même les observateurs les plus « normaux » est probablement une bonne chose. Voici un reportage de Ceylan Yeğinsu, qui couvre habituellement l’industrie des croisières, sur ses « vacances » gâchées par la chaleur et la fumée dans le Midwest :

Lorsque nous sommes arrivés au chalet de ma belle-mère, au bord du lac Michigan, une brume trouble nous bloquait la vue. Nous avons rapidement fait rentrer les enfants à l’intérieur. Au lieu de la journée à la plage que j’avais promise à ma fille, les prévisions sur la qualité de l’air signalaient des conditions « dangereuses », nous obligeant à rester à l’intérieur.

Ce n’est pas seulement le Midwest, bien sûr — hier, Portland, en Oregon, avait la pire qualité d’air au monde, devançant même Kinshasa. Je veux dire, on enregistre les précipitations à Kew Gardens, à Londres, depuis 1871, et juillet a été le premier mois sans.aucune.précipitation.

Et donc — première conclusion de ces cinq dernières années — nous pouvons et devons affirmer que le réchauffement climatique progresse encore plus vite que prévu, s’étant accéléré au cours de cette période et ayant atteint un niveau où il provoque des perturbations quotidiennes partout sur la planète. C’est la nouvelle la plus fondamentale que le monde doive connaître, l’événement le plus important qui se déroule sur notre planète. On ne saurait trop insister sur le fait que nous dansons désormais au bord du précipice — voici, par exemple, le récit parfaitement juste d’Adam McKay sur la proximité de la faillite de notre civilisation, provoquée par le mensonge selon lequel « le réchauffement climatique est réel mais pas urgent… Continuez à faire ce que vous faites ».

Mais la hausse des températures n’est pas le seul phénomène qui se produit sur Terre. Au cours des années où j’ai rédigé *The Crucial Years*, j’ai également publié deux livres, et le plus récent — Here Comes the Sun, qui sortira en livre de poche la semaine prochaine — est en grande partie le fruit de ce bulletin d’information. Elle m’a permis de constater, un peu plus tôt que la plupart des gens, que nous avions tout à coup atteint la partie la plus raide de la courbe en S des énergies renouvelables, et que l’énergie solaire, l’éolien et les batteries s’étaient transformés, presque comme par magie, d’« énergies alternatives » en voie évidente vers l’avenir.

Cette tendance se poursuit bel et bien. En effet, la semaine dernière, nous avons franchi — presque inaperçu — une étape importante dans l’histoire de l’humanité. Comme l’a signalé une équipe de Bloomberg

Après avoir franchi la barre des 100 gigawatts en 2012, il a fallu 10 ans au monde entier pour déployer 1 térawatt d’énergie solaire. Il a fallu moins de trois ans pour construire 1 térawatt supplémentaire, soit une quantité suffisante pour répondre à la totalité de la demande en électricité des États-Unis à son pic. Moins de deux ans plus tard, en 2026 — la date exacte fait l’objet de débats parmi les analystes —, le seuil des 3 térawatts a été franchi.

Cette réalisation est le fruit de nombreux acteurs (la Chine avant tout), et je ne saurais trop insister sur la rapidité avec laquelle elle s’est concrétisée. En 2012, la Californie produisait environ 1 % de son électricité à partir de l’énergie solaire. La semaine dernière, nous avons appris grâce au groupe de réflexion Ember qu’en mai, elle est devenue la première grande économie à produire plus de la moitié de son électricité directement à partir du soleil pendant un mois entier. Comme l’a écrit Nicolas Fulghum, « le stockage par batterie fait toute la différence, permettant à la Californie de porter la part de la production solaire à ce niveau ». Et le bilan, comme l’a souligné la infolettre Utility Dive il y a quelques semaines, est remarquable : de janvier à mai, la production solaire au sein du CAISO a augmenté de 21 % par rapport à la même période en 2024, tandis que la production au gaz naturel a diminué de 60 %, selon l’EIA.

Il s’agit là de l’une des statistiques les plus significatives que la lutte contre les changements climatiques ait produites à ce jour. Dans la quatrième économie mondiale, un déploiement massif des énergies renouvelables a immédiatement et radicalement réduit l’utilisation des combustibles fossiles. Aucune autre intervention au cours des quarante dernières années n’a même de loin atteint cette ampleur de décarbonisation.

Et cette bonne nouvelle survient, comme l’a fait remarquer cette semaine l’environnementaliste et homme politique Tom Steyer, malgré les efforts récents du gouvernement californien pour ralentir les progrès, alors que Gavin Newsom et d’autres flirtent avec l’industrie des combustibles fossiles.

Après des décennies de leadership incontesté en matière de climat, les régulateurs et les politiciens californiens s’inclinent devant les géants du pétrole — cédant à la panique artificielle des « pétro-criminels » et vendant notre avenir en garantie. La révolution de l’énergie propre est née en Californie — et si les géants du pétrole parviennent à leurs fins, c’est là aussi qu’elle mourra.

Le fait est que même la Californie pourrait en faire davantage. Nous sommes tout à fait capables d’accélérer le rythme partout sur Terre : d’ici une décennie, les usines chinoises pourraient produire suffisamment de panneaux solaires pour alimenter le monde entier. Soudain, de façon merveilleuse, d’énormes possibilités s’offrent à nous, et c’est à nous de faire passer le message.

Diffuser cette nouvelle est l’objectif principal de ce bulletin d’information. (Si vous connaissez quelqu’un qui préfère écouter plutôt que lire, voici ma conférence TED récemment publiée, dans laquelle j’expose mes arguments du mieux que je peux, malgré quelques mouvements malheureux de ma main gauche, qui n’est apparemment pas très bien reliée à mon cerveau.) Quoi qu’il en soit, tout cela nous amène au fait suivant :

Le point essentiel suivant est qu’une transition véritablement rapide vers les énergies renouvelables, à l’échelle de la Seconde Guerre mondiale, est absolument essentielle.

Cette transition n’arrêtera pas le réchauffement climatique — il est bien trop tard pour cela. Mais elle nous permettra de faire deux choses : réduire de quelques dixièmes de degré la température de la planète, sur une planète où chaque dixième de degré fait basculer cent millions de personnes dans la zone de danger, et également reconstruire notre civilisation selon des principes plus localisés, au lieu du modèle actuel avec sa dépendance ruineuse (et meurtrière) à l’égard de quelques gisements concentrés de combustibles fossiles. C’est la tâche la plus importante à laquelle l’humanité ait jamais été confrontée, et son succès ou son échec dépendra de la rapidité avec laquelle nous l’accomplirons — nous n’avons plus aucune décennie à perdre. Chaque mois, nous glissons un peu plus profondément dans l’enfer, ce que ce phénomène El Niño va nous démontrer en temps réel.

La question qui sous-tend véritablement ce bulletin d’information, et mon travail en général, est donc la suivante : comment accélérer cette transition, ne serait-ce qu’un peu?

Une partie de la réponse réside bien sûr dans l’action individuelle — et permettez-moi ici de remercier tous ceux qui font partie de cette communauté, car les lecteurs de *The Crucial Years* ont joué un rôle déterminant, d’abord en obtenant un quart de milliard de dollars pour des thermopompes à la suite de l’invasion de l’Ukraine, puis en incitant dix assemblées législatives d’État ce printemps à autoriser les panneaux solaires sur les balcons. Mais nous savons que les décisions individuelles que nous prenons chez nous doivent être soutenues par des politiques solides si l’on veut qu’elles progressent à la vitesse dont nous avons besoin.

Ce n’est pas impossible : au fil des années d’existence de ce bulletin, nous avons retracé l’essor et l’adoption du Green New Deal, de la loi Build Back Better et de la Loi sur la réduction de l’inflation, puis bien sûr leur échec au cours des premiers mois de l’administration Trump. Mais comme nous le rappelle cette semaine l’incomparable analyste et militante Leah Stokes dans un essai important, des éléments clés de l’IRA demeurent intacts et continuent de soutenir l’expansion des usines partout au pays; c’est l’une des raisons pour lesquelles, malgré tous les efforts de la Maison-Blanche, des projets solaires et éoliens continuent d’être mis en service dans ce pays. (Trump a porté deux autres coups hier, en imposant des droits de douane colossaux sur les composants clés des panneaux solaires, et en dépensant un autre milliard de dollars de l’argent des contribuables pour racheter une autre série de droits éoliens côtiers à une autre entreprise étrangère).

Compte tenu de l’opposition acharnée de la Maison-Blanche, il est difficile de mettre en place de bonnes politiques dans ce pays en ce moment. Mais avec l’amélioration des perspectives d’un Congrès démocrate (s’il vous plaît, faites tous ce que vous pouvez d’ici novembre; GrayPac est un bon point de départ si vous cherchez des pistes), on observe une certaine évolution vers une « réforme des permis », visant à faciliter la construction de tout, des lignes de transport d’électricité (nécessaires) aux gazoducs (catastrophiques). Depuis quelque temps déjà, un consensus fragile s’est dégagé parmi les passionnés d’énergie selon lequel une telle réforme est, tout bien considéré, une bonne idée : les énergies renouvelables étant peu coûteuses, cela stimulerait leur développement, ce qui explique pourquoi des défenseurs acharnés de la cause climatique, comme le sénateur du Rhode-Island Sheldon Whitehouse, s’y attellent. Mais une nouvelle analyse publiée plus tôt cette semaine par le chercheur Jeremy Symons, qui dispose de sources extrêmement fiables, remet cela en question.

À la suite des élections de 2024 et de la forte hausse de la demande en électricité produite à partir du gaz, alimentée par l’IA, la donne a basculé et le gaz naturel est désormais en passe d’être le grand gagnant de la réforme des permis…

Parmi toutes les dispositions envisagées pour la réforme des permis, la plus lourde de conséquences profiterait au gaz en accordant au président des pouvoirs illimités pour exclure catégoriquement les grands projets énergétiques et les gazoducs de la NEPA sans contrôle judiciaire. Ce n’est pas un hasard si le lobby du gaz est l’un des principaux promoteurs de l’adoption de la réforme des permis d’ici 2026.

Rappelez-vous que j’essaie de vous donner un aperçu de mes réflexions au moment où j’écris cet article; je précise donc que j’ai mis en avant l’analyse de Symons en partie parce que je savais que le sénateur Whitehouse et son équipe lisaient parfois ce bulletin d’information. Il est important de tenter de communiquer avec les « élites »; elles disposent d’un pouvoir considérable et ont besoin de tous les faits pour déterminer la meilleure façon d’élaborer la législation.

Mais tenter de créer de grands mouvements populaires est encore plus important, car en fin de compte, c’est cela qui définit le terrain sur lequel les politiciens doivent évoluer. S’ils ressentent la pression de l’opinion publique, ils agiront; dans le cas contraire, ils ne le feront pas. L’un des événements marquants des cinq dernières années a été le déclin du mouvement public pour le climat, pour diverses raisons : le succès (l’IRA) réduit la pression, tout comme la distraction inévitable qu’entraînent, par exemple, une pandémie mondiale, la résurgence du fascisme et une guerre à l’échelle mondiale.

Nous devons relancer cet activisme. J’ai contribué au lancement de Third Act à peu près au moment où j’ai lancé ce bulletin d’information; cette organisation a accompli un travail extrêmement fructueux, même à contre-courant de la tendance politique, et je ne pourrais être plus fier de son personnel et de ses dirigeants à travers le pays. Et les lecteurs de The Crucial Years y ont contribué : par exemple, vous avez aidé à faire de la Journée du Soleil un succès aux États-Unis en septembre dernier, ce qui a à son tour déclenché le lobbying qui a mené à ces victoires en matière d’énergie solaire branchable ce printemps.

Il n’y aura pas de Sun Day en 2026; nous n’osons pas détourner notre attention de la mobilisation nécessaire pour remporter les élections de mi-mandat. Mais il y aura — et cela pourrait tout aussi bien servir d’annonce — une grande version mondiale d’envergure prévue en juin 2027, juste autour du solstice d’été. Elle devrait coïncider avec le moment où El Niño fera enregistrer les températures les plus élevées que notre espèce ait jamais connues, alors que les lignes de front se dessinent pour les élections de 2028 et que nous établissons de nouveaux records colossaux dans le reste du monde en matière de déploiement de l’énergie solaire. Ce sera l’occasion de faire évoluer le contexte politique afin de permettre des progrès bien plus rapides.

Le camp adverse ne faiblit jamais dans la lutte. Emily Atkin (fière pionnière dans le domaine des bulletins d’information sur le climat!) publie cette semaine un nouvel article important sur la montée en puissance des influenceurs en ligne anti-solaire; c’est une lecture consternante, mais essentielle. Nous devons donc veiller à ce que notre camp soit plus créatif, plus solidaire et plus authentique.

Cette infolettre reprendra son rythme habituel d’ici quelques jours. Mais pour l’instant, laissez-moi simplement vous dire quelle joie intense c’est de mener ce combat à vos côtés. Il y a des jours où je désespère et des nuits où je n’arrive pas à dormir, mais il n’y a jamais un seul moment où je suis tenté de baisser les bras. Je suis heureux d’être ici avec vous.

Juste merci !

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Les caractères gras dans le texte sont de l’auteur.e