Ces quelques notes pour pointer vers des articles et publications colligés récemment.
A) Autour de la question environnementale

Le syndrome de la ligne de référence mobile explique sans doute une bonne partie de notre indifférence collective à l’égard de la disparition de tant d’espèces vivantes, de la réduction de la biosphère comme « peau de chagrin ». Dans Le vide que nous appelons abondance, Elisabeth Robson, en s’appuyant sur Sea of Slaughter de Farley Mowat rappelle et illustre ce principe :
Quelqu’un qui a grandi en voyant des milliers de courlis passer au-dessus de sa tête en vient à considérer des centaines comme une petite volée. Ses propres enfants, qui n’en ont jamais vu que des centaines, grandissent en pensant qu’en observer cinquante, c’est une bonne journée d’observation des oiseaux. Leurs petits-enfants, qui n’en ont vu que cinquante, considèrent un seul courlis comme une merveille qui vaut le déplacement. Quant à leurs arrière-petits-enfants, ils ne voient plus du tout cet oiseau et n’ont aucune raison particulière de remarquer son absence.
Toujours en s’appuyant sur Sea of Slaughter de Farley Mowat, la même Elisabeth Robson dans Le dernier pays de Nanuk retrace la disparition des ours blancs de la côte est de l’Amérique du nord. Je ne savais pas qu’il y avait eu tant d’ours blancs sur l’île d’Anticosti !
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