Je rassemble ici, un peu pêle-mêle, des liens et notes à propos des Soeurs de la providence, et en particulier de Mère Praxède de la Providence, née Marie-Caroline Gérin-Lajoie qui était la soeur de mon grand-père Amédée.
« Ayant à leur tête Thérèse-de-Jésus, « une diplomate et une tacticienne accomplie et ce fut rarement elle qui céda dans ses relations avec le gouvernement et les hommes politiques », et munies de leur expérience accumulée depuis Saint-Isidore, les Soeurs de la Providence ont acquis au début des années 1870 un réel leadership et une expertise reconnue à l’échelle régionale dans les soins aux aliénés. » (L’architecture asilaire à Montréal, Mémoire de maîtrise en histoire de l’art, Andréanne Charbonneau-Desfossés, 2016)
Les vieilles familles d’Yamachiche, 1898, page 116
« M.-Louise-Caroline Gérin-Lajoie, baptisée le 1er juillet 1869; Sr. Praxède de la Providence, à Montréal ; réside à Vancouver, C.-A. »
Après avoir oeuvré dans plusieurs villes de la côte ouest américaine et canadienne (Port Townsend et Seattle, Washington; Vancouver; Portland et Medford, Oregon; Oakland, Californie), elle sera nommée Supérieure générale des Soeurs de la Providence pour deux mandats de six ans 1934 à 1946.1Voir la liste des hôpitaux et centres créés par les soeurs de la Providence aux États-Unis depuis 1852 (en anglais).

Page 476 , du volume 6 de l’histoire des sœurs de la Providence, photo de sœur Praxède, supérieure générale en 1940, année de publication du sixième volume de Institut de la Providence, Histoire des Filles de la charité servantes des pauvres, dites sœurs de la Providence, « Les amis de la Providence et œuvres occasionnelles » (BAnQ).
Notice nécrologique de Mère Praxède, décédée en 1955. De son nom de naissance : Marie-Caroline Gérin-Lajoie, de Yamachiche.
En 1898 Soeur Praxède (Caroline G.-Lajoie) habite Vancouver. La jeune soeur (29 ans en 1898) a pris ce nom en l’honneur de l’autre soeur Praxedes, qui en 1877 est décrite ainsi dans l’histoire de l’oeuvre des soeurs à Seatlles, page 31: « Mother Praxedes of Providence (the Mother Provincial), one of the original five founders of the Vancouver mission » Seattle’s Sisters of Providence.
Les 5 fondatrices des Soeurs de la Providence de l’Ouest

En 1856, Mère Joseph du Sacré-Cœur et quatre Sœurs de la Providence de Montréal ont été envoyées dans l’Ouest pour servir la communauté croissante de pionniers de Fort Vancouver, dans le territoire de Washington. Devant, de gauche à droite, Sœur Praxedes de la Providence, Mère Joseph du Sacré-Cœur et Sœur Marie du Précieux Sang. Derrière, de gauche à droite, Sœur Vincent de Paul et Sœur Blandine des Saints-Anges. Montage photo avec l’aimable autorisation de Providence Archives Seattle. (Extrait de Histoire – Sisters of Providence)
« Mère Praxède de la Providence, ( Caroline-Emma Gérin-Lajoie ) fit profession à Vancouver. Après 44 années de vie religieuse en pays de missions, elle fut élue Supérieure générale de l’Institut le 5 juillet 1934. » P. 367 du vol. 5 de L’Institut de la Providence : histoire des filles de la charité servantes des pauvres dites soeurs de la Providence [IPH].
1940, Mère Praxède fait état des actions de la communauté des Soeurs après six ans en tant que Supérieure générale.
[E]lles (les Soeurs Grises et les Soeurs de la Providence) veulent remplacer l’annexion par l’affiliation et obtenir la reconnaissance du cours offert par les écoles de l’Ouest Les sciences infirmières : naissance d’une discipline. [Note 41: ASGM, fonds L102 1C3, 48, lettre de sœur Praxède de la Providence (supérieure générale des Sœurs de la Providence) à Mgr Olivier Maurault (recteur de l’Université de Montréal), 10 janvier 1936]
Page 425-426 « Lettre de Mère Praxède annonçant à la communauté la mort de Mère Marie-Antoinette », 24 janvier 1939 (Vol. 6 . IPH- p. 477 du PDF)
Page 448 « très honorée Mère générale, Mère Praxède de la Providence, dont le zèle s’est exercé dans ces missions [de l’Ouest] durant 44 ans. » (Vol. 6 . IPH- p. 500 du PDF)
Page 450, parlant de soeur Praxède, « notre actuelle Mère générale. Alors supérieure de l’hôpital Saint-Paul de Vancouver, en Colombie[-Canadienne], elle nous y avait reçues l’année précédente et nous avait comblées des plus délicates attentions. » (Vol. 6 . IPH- p. 502 du PDF)
Pages 500-502, deux lettres, signées Soeur Praxède de la Providence, f.c.s.p., Supérieure générale.(Vol. 6 . IPH- p. 552-554 du PDF)
« Le 9 décembre 1944, le Conseil général des Soeurs de la Providence accepta les propositions faites par le curé Elzéar Sicard-de-Carufel. La confirmation fut faite par une lettre de la Supérieure générale, Mère Praxède-de-la-Providence, née Caroline G.-Lajoie, native d’Yamachiche. Le contrat de construction est signé le 2 octobre 1945 et les travaux débutent aussitôt. La bénédiction se fera les 25 et 26 juillet 1946, ce qui coïncide avec les grandes fêtes de la Sainte-Anne, et porte toujours le nom de Hospice Ste-Anne. » (extrait de L’Histoire de Yamachiche – Numéro 8 – Mars 2013)
Après 12 ans en tant que Supérieure générale des Soeurs de la Providence, Mère Praxède sera nommée supérieure de l’hospice Ste-Anne, à Yamachiche en 1946. Poste qu’elle occupera durant trois ans. Sa santé défaillante la fait revenir à Montréal. Elle décède en 1955, à l’âge de 86 ans.
De l’obligation d’être religieuse pour les femmes de carrière du XIXe.
Marta Danylewycz, Profession: religieuse. Un choix pour les Québécoises (1840-1920), Boréal, 1988

Émilie Tavernier-Gamelin, et Rosalie Cadron-Jetté, « fondatrices malgré elles », Histoire des communautés religieuses au Québec (HCRQ), p. 95.
Fondation des sœurs de la Providence, HCRQ, p. 80-81.
Un quatrième vœu : servir les pauvres. « Vous occuperez la dernière place entre toutes les communautés du diocèse afin que vous ne soyez chargé que des œuvres qu’elles ne pourraient faire. » Mgr Bourget, mandement de visite de 1846.
Liste des hôpitaux créés par les soeurs de la Providence aux États-Unis (anglais) version locale :
Notes
- 1Voir la liste des hôpitaux et centres créés par les soeurs de la Providence aux États-Unis depuis 1852 (en anglais). ↩︎

