bibliophilie, la maladie !

J’ai enfin terminé d’entrer dans ce petit logiciel Bookpedia (18$, une aubaine !) les centaines de livres qui tapissent plusieurs murs de ma demeure. 838, 881 1139 1503 [2022] bien comptés. Et je n’ai pas inscrit (pas encore) les livres se rapportant à des logiciels…

Un travail de moine : il a fallu scanner la page couverture de ceux qui ne se trouvaient pas en ligne… dépoussiérer (un peu), replacer… Mis à part une ou deux erreurs à corriger, les seuls qui n’ont pas d’image de la couverture sont les livres reliés des bibliothèques scolaires rachetés pour quelques sous, notamment les Henri et Jules Verne(s). Je ne voyais pas l’intérêt de scanner une couverture bleue, toujours la même. Un travail qui m’aura permis de retrouver un foule d’auteurs qui m’ont été chers, de thèmes de recherche qui m’ont passionné durant des périodes. Et aussi de me rendre compte du nombre de livres accumulés non encore lus ! Ce n’est plus de la « bibliophilie » mais plutôt une bibliomanie ! J’avais en effet parfois le sentiment de chérir un trésor… de thésauriser ! Comme si un livre non lu pouvait servir à autre chose qu’à éponger le portefeuille tout en accumulant la poussière…

De rares pièces mériteraient d’être mieux protégées dans cette collection. Je pense entre autre à cette édition 1946 de Alice1Pour voir les fiches avec images, il faut cliquer sur les liens à partir de la page bibliothèque. Je vous suggère de faire les recherche de titre dans cette page. de Lewis Caroll (mais ici la couverture ne rend pas justice aux illustrations en couleurs « à plat » – dont voici un exemple ci-haut à gauche, cliquez pour le détail) ou encore ce Message et massage, paru en 1968 de Marshall McLuhan et Quentin Fiore  ou encore ce petit I Seem to Be a Verb: Environment and Man’s Future, de Buckminster Fuller, encore avec Quentin Fiore, paru en 1970.

Lesquels parmi ces ouvrages m’ont le plus marqué ?? Bonne question… Un prochain billet peut-être. Et vous, qu’est-ce que vous y voyez d’intéressant ? Des curiosités comme sur le « mode de production asiatique », du Centre d’études et de recherches marxistes ? Ou encore la série des œuvres de Marguerite Yourcenar ? Après avoir lu le sublime Quoi? L’Éternité je n’ai pu m’empêcher de faire main basse sur tout ce que je trouvais d’elle.

Incidemment, je me suis rendu compte que j’ai deux copies de Le développement des groupes populaires à Montréal, 1963-1973 (1963-1973) par Donald McGraw. Si ça peut intéresser un centre de doc…

Notes

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    Pour voir les fiches avec images, il faut cliquer sur les liens à partir de la page bibliothèque. Je vous suggère de faire les recherche de titre dans cette page. ↩︎

le Web 2.0… à 350$ par jour

Les JASP de novembre prochain, sur le thème L’écho de nos choix, comporteront au moins un atelier sur le Web 2.0. Cet atelier est proposé par l’Équipe politiques publiques de l’INSPQ. J’ai appris ça sur leur blogue.

Bon, OK j’en conviens, les frais d’inscription ne sont pas à 350$ mais plutôt à 260$… mais il y a le transport, l’hébergement… alors j’ai arrondi (à bon marché). Mais là n’est pas mon principal propos : les colloques coûtent cher, on le sait. Mais n’est-ce pas là une bonne raison pour expérimenter, innover dans les méthodes de discussion, formation, échange entre praticiens, étudiants, administrateurs ?? En particulier si le thème de l’atelier est le Web 2.0 ?

Je ne sais pas comment c’est dans les autres CSSS, mais chez nous les budgets de formation-colloques sont plutôt malingres. Il me semble qu’on devrait faciliter la mise en place d’ateliers virtuels, où des personnes ne pouvant assister au colloque (et même ceux qui y assisteront) pourraient mieux se préparer, commencer à échanger entre eux dès l’annonce des thèmes… et rendraient de ce fait les discussions d’autant plus fructueuses. Des logiciels gratuits, tel Moodle, pourraient soutenir de tels échanges… Non ?

redonnez-nous nos données

Montréal Ouvert, un concept, une tendance internationale…

Une initiative de quatre citoyens, qui attirait près de 60 personnes la semaine dernière. « L’objectif convenu est d’obtenir une motion du Conseil municipal de la Ville de Montréal sur les données ouvertes, à l’instar d’autres villes, par exemple des villes en France ». [Les carnets de Diane…]

Suivant la veille hebdo en matière de données ouverte de LiberTIC « Tim Davies a rendu public son rapport « Open data, democracy and public sector reform », un regard sur l’utilisation des données ouvertes de data.gov.uk, à lire ».

Un service de visualisation des données publiques, par Google.

http://go2.wordpress.com/?id=725X1342&site=libertic.wordpress.com&url=http%3A%2F%2Fpracticalparticipation.co.uk%2Fodi%2Freport%2F&sref=http%3A%2F%2Flibertic.wordpress.com%2F2010%2F08%2F30%2Flopendata-dans-tous-ses-etats-aout-v%2F

mixité sociale

Bernard G. parle de La disparition de la mixité sociale tout en citant ce texte assez élaboré, Pour une approche critique de la mixité sociale, sur les conséquences (surtout négatives) de la dite mixité.

Ce texte de Éric Charmes a le mérite de pointer vers plusieurs recherches récentes sur la question, même si la réalité des politiques de mixités peut être fort différente d’un pays à l’autre, d’un gouvernement à l’autre. Pour certains, la mixité a signifié essentiellement une déségrégation, imposée : les quartiers ou écoles obligés d’accueillir un pourcentage de « défavorisés ». Avec pour conséquences : « les élèves de milieu défavorisé ressentent d’autant plus négativement leur situation sociale que leur lycée est favorisé ». En matière d’intervention sur l’habitation, l’auteur cite des politiques de dispersion des populations pauvres, imposant des déplacements aux plus démunis, qui ont pour effets de briser les solidarités et les liens établis…

Lorsque la mixité sociale n’impose pas ce fardeau aux « pauvres » mais plutôt introduit dans des quartiers-ghetto (ou à risque de le devenir) des populations nouvelles… et que cette introduction peut se faire à la faveur de la conversion d’espaces industriels vétustes en espaces d’habitations… je crois qu’il est possible de parler de mixité sociale avec moins d’impacts négatifs. J’ai naturellement en tête l’exemple du quartier Hochelaga-Maisonneuve, qui a connu au cours des dernières années un tel type de développement. Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres quartiers (ex: le Plateau), les nouvelles populations plus aisées n’ont pas pris la place de la population traditionnelle mais elles se sont plutôt installées dans les nouveaux ensembles créés sur les anciens terrains industriels ou dans les édifices convertis. Ce serait intéressant de faire une recherche sur cette évolution récente. Une recherche-action qui pourrait peut-être faciliter, renforcer les aspects positifs de cette mixité tout en amenuisant les irritants, toujours présents.

Mais comme le souligne avec raison l’article de Éric Charmes, la mixité par elle-même ne remplace pas l’obligation de faire les investissements nécessaires, notamment en éducation ou dans les équipements collectifs, pour compenser les pertes et déficits grevant l’avenir des enfants de ces « quartiers difficiles ».

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Vaut-il mieux des politiques d’amélioration des places ou des moyens d’augmenter ses chances d’en sortir ? C’est la question que pose François Dubet dans Les places et les chances .

entre le cerveau et l’esprit

En terminant la lecture de ce petit (199 pages) bouquin (My brain made me do it : the rise of neuroscience and the threat to moral responsability) par Eliezer Sternberg, je suis à la fois satisfait tout en restant sur ma faim.

L’auteur fait un bon et accessible résumé des théories actuelles mais il pousse un peu trop loin la rhétorique de « confrontation » avec les sciences neurologiques, décrites comme déterministes et, donc, incompatibles avec un respect de la libre volonté (free will) et la responsabilité morale des individus. En fait c’est comme si, selon lui, on ne pouvait qu’être totalement déterministe ou pas du tout. Alors que j’ai plutôt l’impression qu’en ces matières, il y a lieu d’être «déterministe-probabiliste». Est-ce qu’on accuse les météorologues ou les climatologues d’être non-scientifiques parce qu’ils ne peuvent prévoir de façon certaine, mécanique, les développements du prochain ouragan ?

Parce que les facteurs déterminant une décision ou une pensée sont très nombreux (Edelman parlait de populations neuronales ou de darwinisme neuronal) il est aussi impensable de représenter mécaniquement ce processus que de dessiner le mouvement de chaque molécule d’un système météo. Et encore, dans ce dernier cas, les variables en jeu semblent plus limitées que celles qui déterminent qu’un neurone réagira à la prochaine stimulation ou simplement ajoutera celle-ci à son potentiel d’action cumulé… C’est parce qu’il y a un espace d’incertitude, un temps d’arrêt pendant lequel le travail réflexif peut être fait, que peut s’exercer le libre arbitre et la responsabilité.

Une autre faiblesse de cette vision opposant de manière un peu factice les déterminants matériels et la liberté de pensée réside dans la réduction de la conscience au seul discours intérieur… interdisant d’autant la possibilité d’une conscience non-humaine… et plus encore d’une morale animale. Pourtant… Continuer la lecture de « entre le cerveau et l’esprit »

évaluation et solidarité

Fenêtre sur la recherche et l’évaluation, un bulletin d’information semestriel portant sur les études, recherches et évaluations effectuées ou financées par la Direction générale des politiques du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Parmi les sujets abordés, notons : incitation au retour au travail pour les prestataires d’aide de dernier recours, la formation des adultes, les contraintes à l’emploi, l’intégration au travail des immigrants, des personnes handicapées,

Table des matières (partie)

Articles

Idées et faits porteurs d’avenir

Retour en force des travailleurs âgés sur le marché du travail

Au-delà des chiffres
Évolution de la clientèle prestataire de l’assistance-emploi

P.S. Ces liens conduisent à un numéro assez ancien de la revue en question (2005). Ici pour la dernière livraison. Ici pour la page avec l’ensemble des articles, par ordre alphabétique de sujets.

l’île-aux-grues

Bon, je n’ai pas vue de grues, ni de grands hérons… mais l’auberge du même nom valait à elle seule (presque !) le déplacement.

Quelques photos, pour le plaisir… des yeux. Comme d’habitude vous lancez le diaporama en cliquant sur le second bouton (à partir de la droite) et si vous avez un peu de bande passante… à voir en plein écran (premier bouton de droite, en bas).


<Ajout>En passant, les photos de ce billet devraient être visibles d’un iPad (ou iPod), alors que jusqu’à maintenant elles ne l’étaient pas (parce que construites en flash). Grâce au travail de l’équipe de Dominey, à SlideShowPro, qui a fait évoluer son produit, en quelques semaines, d’une plate-forme flash (standard Adobe très populaire mais non visible sur iPod et iPad) à quelque chose qui soit visible aussi sur les produits iApple. .<Ajout>