Le périmètre de ma recherche évoluera sans doute en cours de route. L’impulsion de départ est venue de ma lecture du livre Mésoéconomie, des discussions lors du colloque Résister et réinventer organisé par le Collectif des partenaires en développement des communautés en novembre dernier, des discussions au sein du comité Orientation de Communagir ainsi que d’échanges avec Benoît Lévesque, professeur émérite en sociologie de l’UQAM.
J’ai lu, avec beaucoup d’intérêt, Mésoéconomie, par Thomas Lamarche et Jérémie Bastien. J’y reviendrai sans doute pour noter ce que j’en retiens. Ici ce que j’en disais, le 1er décembre.
« À partir d’une enquête dans trois structures de l’économie sociale et solidaire, situées dans un territoire rural de l’Oise et dans un territoire urbain en Seine-Saint-Denis, elle vise à comprendre comment se transforment les métiers existants et comment d’autres émergent, dans les secteurs du réemploi (des objets, des vélos) et de la gestion des terres polluées ou excavées. «
Apparue dans les années 1970, la théorie de la régulation s’inscrit dans les approches d’économie politique relevant de l’institutionnalisme historique. Elle s’est largement renouvelée depuis, notamment pour comprendre les dynamiques de modes de régulation et régimes d’accumulation autres que le fordisme, pour appréhender la diversité des espaces socio-économiques, mais aussi pour mieux intégrer les questions d’écologie ou de genre, par exemple. Ce Nouvel état des savoirs en rend compte pour mieux outiller l’enquête, discuter les résultats et réinterroger l’approche régulationniste, en créant des synergies avec d’autres approches et disciplines. Cette introduction générale en retrace les principaux éléments.
76 chapitres… 650 pages… Je vais sans doute « butiner » parmi les chapitres, avant d’y plonger pour une lecture intégrale !
4. Mais avant cela, je crois que je vais lire ce titre que je viens de découvrir : La nouvelle anthropologie économique, par Caroline Dufy et Florence Weber
La nouvelle anthropologie économique désigne un ensemble de travaux empiriques qui analysent les interactions sociales en s’intéressant à la fois à leur dimension économique, à leurs significations et à leur inscription dans les institutions. Elle entretient un dialogue avec plusieurs autres spécialités : la sociologie économique, l’histoire économique, l’économie des institutions et la microéconomie. Extension du marché, droits de propriété, nouveaux modes de consommation, effritement du salariat, questions environnementales, économie informelle sont parmi ses objets d’étude. Elle connaît un remarquable essor depuis les années 2000.
Cet ouvrage constitue la première synthèse disponible en français. Il montre la fécondité de cette approche pour analyser, au-delà du Grand Partage entre l’Occident et le reste du monde, les bouleversements des sociétés et de leur environnement aux échelles locale et globale dans les principaux domaines de l’économie : le marché et la monnaie, la consommation et l’entreprise, le travail et les échanges.
7. Un document (2017, 22 pages) qui ne porte pas sur la méso, ni même sur la régulation mais qui touche à la manière dont on peut « changer de paradigme » : Au-delà du néolibéralisme : repenser l’économie politique. Ma traduction d’une référence de Benoît Lévesque.