déterminants sociaux, inégalités : publications diverses

Tackling the wider social determinants of health and health inequalities: evidence from systematic reviews. (pdf – 8pages)

Combating poverty and social exclusion. (pdf – 120 pages) L’ouvrage «Combating poverty and social exclusion: A statistical portrait of the European Union 2010» présente un large éventail de concepts statistiques et d’indicateurs tirés des statistiques sociales. Il brosse un tableau de la pauvreté et de l’exclusion sociale dans les 27 États membres et fournit (dans la mesure du possible) des informations sur les pays candidats et les pays membres de l’AELE. Des codes de données sont indiqués dans la source mentionnée sous chaque tableau ou graphique pour permettre au lecteur d’avoir aisément accès à des ensembles de données plus complets ou aux dernières données disponibles sur le site internet d’Eurostat.

Trois avis scientifiques de l’INSPQ portant sur le programme Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance (SIPPE) :

  1. sur le choix d’un outil de mesure du développement des enfants de 0 à 5 ans; (pdf 59 pages + annexes)
  2. sur l’efficacité des interventions de type SIPPE, en fonction de différentes clientèles; (pdf 107 pages + annexes)
  3. sur la rétention des clientèles du programme SIPPE (pdf 49 pages + annexes)

[À propos de ces trois avis, voir aussi https://www.gillesenvrac.ca/carnet/2011/01/meta-analyses/]


Indicateurs de bien-être, une étude australienne – Economics of Equality (.DOC – 40 pages)

Ce rapport corrobore les conclusions d’autres chercheurs, à savoir que le succès économique des populations n’est pas uniquement associé aux indicateurs financiers ou économiques (par exemple, le PIB par habitant), mais aussi à des valeurs plus fondamentales telles que le bonheur, la liberté et l’égalité.

Le numéro annuel de la revue Recherches Innovations, du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (PDF – 44 pages) – des articles d’intérêt sur la lutte à la pauvreté, les recherches urbaines, les chercheurs pour la collectivité…

Les relations sociales : un impact sur la santé aussi important que le tabac ! « [T]he degree of mortality risk associated with lack of social relationships is similar to that which exists for more widely publicized risk factors, such as smoking.» [PLoS – medecine]

Les services publics en Europe : 30,1% de la main-d’œuvre, 64 millions de personnes dans l’Europe des 27. Un rapport comparatif : Public Services in the European Union and in the 27 Member States (pdf – 494 pages)

Ces différentes sources sont tirées des bulletins de veille suivants : le Bulletin des politiques publiques de santé de l’INSPQ, le Bulletin Santé Pop du Réseau de recherche sur la santé des populations du Québec, et Observgo, de l’Observatoire de l’administration publique

déterminants de la santé : un cadre théorique

Intéressant, a priori, que ce « cadre conceptuel de la santé et de ses déterminants » **. Ça se veut un outil de référence qui sera d’autant mobilisateur et utilisable qu’il est assez court (18 pages + annexes, dont un glossaire). Une description en 4 niveaux de déterminants influençant l’état de santé de la population : les caractéristiques individuelles, les milieux de vie, les systèmes et les contextes globaux. Dans chacun de ces « grands champs de déterminants » sont identifiés des catégories auxquelles pourront correspondre des données à colliger-analyser pour suivre ou influencer l’état de santé de la population… Une faiblesse, à mon avis, de ce document : l’économie de marché exclue du niveau « systèmes ». Est-ce le reflet d’une conception trop étatiste ? Il reste que si ce modèle conceptuel se veut, comme on le laisse entendre, mobiliser les acteurs des différents secteurs de la société… les systèmes économiques ne devront pas être appréhendés comme faisant seulement partie d’un « contexte global » où, par définition, notre capacité d’action et d’influence est très limitée ou encore des milieux de vie (où l’intervention se limite, par définition, au milieu local).

Pourquoi n’a-t-on pas identifié dans les systèmes la production agricole et industrielle ? De même, les systèmes de distribution et d’échanges commerciaux me semblent aussi d’importance, surtout quand on veut agir sur les déterminants des comportements que sont les campagnes de promotion et mise en marché… J’aurais même identifié, en plus, les systèmes de communication-média et de transport, alors qu’ils sont dans ce cadre amalgamés, dans le cas de ce dernier, à l’aménagement du territoire et pour le premier, au « contexte social et culturel ».

Dans le texte on décrit le niveau « système » comme suit : « Ce champ couvre les grands systèmes qui découlent des cadres politiques, des valeurs d’un pays ou d’une société dans son ensemble. Ces grands systèmes sont regroupés en cinq catégories, soit les systèmes d’éducation et de services de garde à l’enfance, le système de services sociaux et de santé, l’aide à l’emploi et la solidarité sociale, l’aménagement du territoire et les autres systèmes et services publics « . On a clairement l’impression que ces systèmes sont essentiellement des systèmes publiques. Pourtant, l’ensemble du cadre théorique est organisé suivant une logique allant du micro, de l’individu, vers le macro, le contexte global. Ce niveau des systèmes devrait correspondre au niveau « national », ou provincial, ou régional… un niveau propice à l’intervention politique, oui, mais pas uniquement sous la forme ou dans le cadre des institutions publiques… En excluant la dimension économique du niveau (champ) des systèmes ce cadre conceptuel marque encore le pas : on veut bien d’une approche de la santé qui inclut les domaines de l’éducation, les politiques sociales, le développement des communautés… mais pas encore – pas directement – qui interpelle les grandes forces économiques.
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** Le document en question est le fruit d’une réflexion collective menée par les douze membres du COMITÉ DE PILOTAGE DU PROJET D’IMPLANTATION DU CADRE D’ORIENTATION EN SURVEILLANCE (PICOS), soient des professionnels en provenance de différentes directions régionales de santé publique, de l’INSPQ ou encore du ministère de la santé et des services sociaux.

le Web 2.0… à 350$ par jour

Les JASP de novembre prochain, sur le thème L’écho de nos choix, comporteront au moins un atelier sur le Web 2.0. Cet atelier est proposé par l’Équipe politiques publiques de l’INSPQ. J’ai appris ça sur leur blogue.

Bon, OK j’en conviens, les frais d’inscription ne sont pas à 350$ mais plutôt à 260$… mais il y a le transport, l’hébergement… alors j’ai arrondi (à bon marché). Mais là n’est pas mon principal propos : les colloques coûtent cher, on le sait. Mais n’est-ce pas là une bonne raison pour expérimenter, innover dans les méthodes de discussion, formation, échange entre praticiens, étudiants, administrateurs ?? En particulier si le thème de l’atelier est le Web 2.0 ?

Je ne sais pas comment c’est dans les autres CSSS, mais chez nous les budgets de formation-colloques sont plutôt malingres. Il me semble qu’on devrait faciliter la mise en place d’ateliers virtuels, où des personnes ne pouvant assister au colloque (et même ceux qui y assisteront) pourraient mieux se préparer, commencer à échanger entre eux dès l’annonce des thèmes… et rendraient de ce fait les discussions d’autant plus fructueuses. Des logiciels gratuits, tel Moodle, pourraient soutenir de tels échanges… Non ?

sources en santé… publique

Le blogue de l’INSPQ est intéressant.  Ce serait encore mieux si quelque part dans le code on inscrivait un lien vers la page d’accueil du blogue : on ne peut que passer d’un billet à l’autre… mais pas revenir sur la page générale…

N’empêche, les sources sont intéressantes. Quelques références récentes.

un plan… quinquennal

Difficile d’imaginer un plan quinquennal quand on a de la misère à voir trois mois d’avance à son agenda… quand on a besoin de toute son énergie pour « faire l’ordinaire »… Et lorsque le plan se veut celui d’une « direction transversale », c’est à dire une direction qui a plus un pouvoir d’influence qu’une véritable autorité… il apparaît difficile de faire des plans sérieux. Une direction qui, donc, intègre dans son plan des éléments épars, des professionnels qui ne se rencontrent jamais (ou pas souvent), qui travaillent autour d’objectifs et de clientèles dispersés… Déjà de faire la somme des contributions et pratiques actuelles et visées, en matière de santé publique, fut un exercice de haute voltige !

C’est toute la place faite à la prévention dans notre système médico-pharmaco-hospitalier qui rend la planification difficile. Il s’agirait donc d’une planification douce (soft) qui suggère, induit, anime plutôt qu’elle ne prescrit. Continuer la lecture de « un plan… quinquennal »

cent ans de santé publique

L’Association canadienne de santé publique célébrait son centenaire lors de son assemblée annuelle tenue cette semaine à Toronto. Pour l’occasion un site web dédié au centenaire a été développé, où l’on propose, entre autres choses :

On retrouve aussi sur le site de l’ACSP une nouvelle version du livre La pratique infirmière en santé publique ~ en santé communautaire au Canada : Rôles et activités. Un petit livre (44 pages) qui en est à sa 4e édition, disponible en format pdf.

9 fois plus de pollution à vélo

Une étude récente menée par des chercheurs belges indique, en résumé, que du fait d’une ventilation 4,3 fois plus élevée consécutive à l’exercice physique, les quantités de particules fines (PM10) et très fines (PM 2,5) sont de 6 à 9 fois plus élevées dans les poumons des cyclistes.

Cet article, sur le portail Wallon Santé & environnement, résume en français la recherche en question, dont le rapport n’est malheureusement pas disponible en accès libre… À la veille de la Féria du vélo à Montréal, ce ne sont pas de bonnes nouvelles !! Heureusement, la fin de semaine et dans un contexte où les vélos et les autos ont des parcours séparés… les problèmes de pollution se poseront différemment !

données probantes

Gapminder, une manière d’illustrer les données sur la santé dans le monde, sur l’évolution de l’infection au HIV, et autres sujets…

Une présentation qui s’intitule 200 ans qui changèrent le monde permet un coup d’oeil rapide sur l’évolution de l’espérance de vie et des revenus dans les principaux pays du monde. L’interface permet de pointer du doigt l’un ou l’autre pays.

Lorsque j’ai vu cette autre présentation de Hans Rosling aux TED, il y a quelques années, je me suis dit : je veux avoir une copie de ce logiciel de présentation ! Mais plus qu’un logiciel de présentation dynamique de données, ce petit vidéo vaut d’être vu pour l’enthousiasme et l’humour de ce statisticien !

Hé bien elle est disponible, on peut la télécharger gratuitement (cette présentation et plusieurs autres outils) sur le site de Gapminder.org.