mesurer l’effet santé de l’activité physique

La revue Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism (ou Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme) et l’Association canadienne de santé publique, publiaient récemment une revue conjointe sur le thème : Advancing physical activity measurement and guidelines in Canada: a scientific review and evidence-based foundation for the future of Canadian physical activity guidelines. (Version française)

Bon, avec un titre comme ça faut croire que l’éducation physique et la littérature font deux… mais les textes que cette revue propose sont… instructifs ? pertinents ? Enfin, je voulais trouver autre chose qu’intéressants mais vous aurez compris qu’ils le sont aussi. Des textes sur les données probantes reliant l’activité physique et la santé, chez les jeunes, les enfants d’âge préscolaire, les aînés, les personnes ayant un handicap physique… sur l’impact qu’ont eu la publication des guides (guidelines) promouvant l’activité physique… et un que j’apprécie particulièrement : sur les stratégies de communication et les attentes réalistes de changement (PDF) suite aux campagnes promotionnelles. On y fait une courte présentation de la théorie du marketing social. Bien.

activité physique impact sur le social

Live Documents : meilleur que MS Office ?

Live Documents update: Sounding better all the time:

So, as it turns out, we are actually making Microsoft Office itself more powerful in many dimensions – we are not attempting to « kill Microsoft Office » in any way…we are simply leveraging the fact that for many users, their existing version of Office is good enough on the productivity dimension and we are layering on the collaboration dimension on top of this.

(Via The Open Road.)

Une initiative en provenance de l’Inde, du cofondateur de Hotmail, incidemment. Qui non seulement propose une version en ligne de la suite Office, ce qu’offrent déjà plusieurs sites (Google Doc, Zoho, ThinkFree…), mais aussi de « upgrader » les versions actuelles de MS Office (2000, XP, 2003) afin de leur donner certaines fonctionnalités de la version 2007, gratuitement !

un marché tordu : celui de la santé

L’éditorial du BMJ de cette semaine : The market has failed. Dans le même numéro, un article (d’accès libre, comme l’édito) de Woolhandler et Himmelstein (Competition in a publicly funded healthcare system). Des articles qui appuient une nouvelle tendance : le recul apparent de la propension du système de santé anglais à accorder un rôle accru au secteur privé.

Une référence de l’éditorialiste (Fiona Godlee) vers le site The Economics of Health Care contenant une série d’articles et documents téléchargeables très pédagogiques sur l’économie de la santé, notamment la « faillite du marché » dans ce secteur. De quoi alimenter la campagne Santé sans profit, lancée par la coalition Solidarité Santé avec plusieurs personnalités et d’autres mouvements qui ont récemment (tardivement) fait parlé d’eux : tel les médecins canadiens pour le régime public.

à écouter avec ses yeux.

the future?: « watch this rather spirited delivery by Stanford’s Larry Lessig (watch minutes 2-4 in the presentation, you’ll enjoy the cadence). »(Via orgtheory.net.)

Larry Lessig, un prof de droit à Stanford donne ici une conférence (20 minutes) sur la créativité qui est étouffée par la loi… et avance des pistes, appuyées sur l’histoire, pour forcer une adaptation du contexte légal aux nouvelles possibilités et à la nouvelle culture, celle de nos fils et filles (our kids).

Brillant, lumineux.

Ce n’est pas la première fois que j’apprécie une présentation sur ce site (TED). Je devrais y retourner plus souvent !

théorie des organisations

If you want an excellent introduction to organization theory – I recommend Pfeffer’s New Directions in Organization Theory: Problems and Prospects.  The book nicely covers key micro-issues, which many org theory books don’t do, and more generally the book is an excellent lay-of-the-land introduction (for a different angle on the matter – see Peter Abell’s excellent Organisation Theory: An Interdisciplinary Approach). » (Via orgtheory.net.)

Je suis d’accord, tout à fait : Pfeffer a produit un petit bouquin très stimulant. Et Karl Weick en fait ici une bonne présentation. Bon, ce n’est pas un livre récent (1997) mais qui a dit que la théorie des organisations évolue si vite ?

Je cite ici quelques phrases de la présentation de Weick, qui me rappellent bien ce qui m’avait plu à la lecture de Pfeffer : Reading Pfeffer is a bit like reading a book-length Annual Review of Sociology chapter on organizations.

Translated into the language of the chapters of this book, the field is about understanding the causes of behavior (chap. 2), models of behavior, the effects of composition, mechanisms of social control, the exercise of power and influence, organizational performance, a critical look at managerialism, and new directions. Alternatively, it could be argued that the field is about the five models of behavior discussed in chapter 3: economic, social, retrospective rational, moral, and interpretive.

Continuer la lecture de « théorie des organisations »

Un (autre) lecteur qui ne lèvera pas

« Your rights under this Agreement will automatically terminate without notice from Amazon if you fail to comply with any term of this Agreement. In case of such termination, you must cease all use of the Software and Amazon may immediately revoke your access to the Service or to Digital Content without notice to you and without refund of any fees. Amazon, Kindle Terms of Service »

(Via Dive into Mark.)

J’ai cru un instant que ce nouveau gadget (Kindle) de lecture (après le Sony Reader, le Cybook et d’autres) allait être le bon : après tout, c’est lancé par Amazon… celui de qui j’achète mes livres (enfin quelques uns). Mais là semble le problème : le méga vendeur de livres-papier ne semble pas près de remettre en question un iota de son pouvoir, mais bien plutôt à l’augmenter de toutes les manières…

En fait le format électronique n’apporte pas les avantages pour le lecteur qui devraient aller de soi : possibilité de copier des extraits dans un autre document; possibilité de prêter le livre à quelqu’un d’autre après l’avoir fini… la technologie ne profite qu’à Amazon qui vient chercher le détail de nos habitudes de lectures pour nous offrir, oui encore plus de produits… mais des produits qui, finalement, coûteront plus cher que leur version papier (considérant les limites imposées à leur circulation), et seront moins utiles. Combien de lecteurs un livre (un bon) peut-il satisfaire ? Combien de fois ai-je prêté, incité quelqu’un à lire un bouquin que j’avais aimé ? Finalement l’ancienne formule papier est plus conviviale et facilite la circulation de la culture et de l’info mieux que ces prouesses hightech !

Le lecteur digital qui me convaincra devra être autonome, être léger et lisible, oui, mais surtout être lié, non seulement à mon libraire mais à mon ordinateur, mon blog, mon réseau local.

D’autres revues de ce nouveau « bouquineur » ne sont pas aussi négatives : Boingboing, Pisani

BD bébé

Même image en plus grand Je me suis amusé à prêter quelques remarques ou paroles à Mathis, mon petit-fils, photographié ces derniers mois.
Trois mois et demi qu’il a, c’est fascinant, époustouflant de voir évoluer ce petit être chaque jour, chaque semaine… Voici donc ce que ça donne (4 pages d’images en un fichier PDF de 1 Mo).

la pauvreté relative plus importante que le revenu moyen

[RESEARCH] Child wellbeing and income inequality in rich societies: ecological cross sectional study: « The overall index of child wellbeing was negatively correlated with income inequality (r=–0.64, P=0.001) and percentage of children in relative poverty (r=–0.67, P=0.001) but not with average income (r=0.15, P=0.50). (…) Among the US states and District of Columbia all indicators were significantly worse in more unequal states. Only teenage birth rates and the proportion of children dropping out of high school were lower in richer states. » (Via BMJ Online First.)

Une autre recherche vient confirmer ce qu’on savait : les inégalités socioéconomiques sont plus corrélées (négativement) au bien-être des enfants que le revenu moyen.