économie des organisations

Ce billet du carnet orgtheory.net donne une liste de textes, dont plusieurs classiques de théorie des organisations. J’ai trouvé certains de ces textes in extenso, en ligne.

Cette page présente un résumé (en anglais) de certains de ces textes).

Des textes courts mais qui ont marqué les dernières décennies de débat sur l’économie et les organisations.

situation économique à long terme

Depuis quelques temps j’ai le goût de comparer la situation actuelle avec un peu de recul… j’ai cherché pour cela quelques sources.

«cheap shot» sur la Caisse

Les articles de Konrad Yakabuski dans le G&M nous avaient habitué à plus de sérieux, moins d’étroitesse dans le jugement… On a ici toutefois l’impression d’un règlement de comptes… ou peut-être  est-ce simplement une autre manifestation du « nationalisme canadien » frileux, prompt à rabaisser son frère québécois pour se sentir un peu plus grand…

La fierté, quand elle est québécoise est « nationaliste », elle ne peut être nationale !! «it has come to manage the assets of 25 provincial, municipal and sectoral pension and insurance funds, making it a global financial force and source of nationalist pride.»

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budget fédéral : les sources

Tout d’abord, le document lui-même : un document pdf de 374 pages déposé à la Chambre des communes par le Ministère des Finances. Le dossier de Radio-Canada sur la question. La page du journal Les Affaires, celle de La Presse, qui n’a pas vraiment de dossier…, et celui du Globe and Mail.

Quand au Devoir… il ne fait pas vraiment dans l’actualité d’heure en heure avec son site. Il peine à sortir son seize pages (douze ?) papier quotidiennement !

pouvait-on prévenir ? peut-on guérir ?

Dans Mother Jones, un article (Buying the Bull) sur la faute des journalistes qui n’ont pas su prévenir la crise actuelle… Mais il y a surement eu des dénonciateurs – annonciateurs de la fin de la bulle. Ils n’ont pas été écoutés, ni publiés parce que personne n’écoute les oiseaux de malheurs pendant les longues périodes de croissance : ce serait se priver, refuser de s’enrichir alors que tous sont plongés dans l’auge du moment. S’enrichir pendant quelques années en participant à cette gabegie de ressources, de moyens… au risque, avec la certitude que ça finira mais qu’on en aura au moins profité un temps !

Peut-on s’attendre à autre chose qu’une utilisation de la conjoncture pour avancer son programme conservateur sous couvert de « solution à la crise », de la part d’un leader aussi dogmatique et idéologique que Harper ? Réduction d’impôts et de taxes, distribution de $ à la classe moyenne mais surtout, surtout pas de soutien systématique aux victimes des déséquilibres et inéquités engendrées par le capitalisme : ce serait enfreindre la religion conservatrice qui dit qu’il faut laisser les faibles être mangés par les forts. Le problème c’est que ce sont les forts qu’on aide, actuellement !!

Je crois qu’il faut absolument garder ouverte et vive la possibilité d’un gouvernement de coalition… Non pas un gouvernement de coalition mais un gouvernement de solutions.

Articles à lire : Doug Saunders,du G&M, Crashonomics: the secret formula; Mother Jones, Stimulus is for Suckers.

Voir aussi une page que j’ai commencée sur le thème : Savoir réducteur et conscience holiste. «Ni Dieu, ni maitre. Juste un jardinier. Le développement scientifique et économique a été à ce point étroit de perspective et de courte vue que nous avons agi comme si on pouvait changer de planète, une fois celle-ci usée.»

quelles infrastructures (2)

Dans le cadre des propositions de projets visant à relancer l’économie en crise, toutes les villes ont ressorti leurs tiroirs les projets vieux et moins vieux… 1144 projets d’infrastructures, proposés par la Fédération canadienne des municipalités.

Totalisant 212 496 emplois, au coût de 18 G$. 87 500$ par emploi créé.

Traitement des eaux-usées, des pavés usés, des édifices usés… Sont-ce là les seules infrastructures dont nous ayons besoin ? Nous aurons besoins de plus que des pelles. Naturellement, on  ne se surprendra pas que les villes proposent des projets liés à leurs missions : parcs, voies publiques… Mais le développement de places en garderie, de services aux aînés, la formation de techniciens dans des domaines en manque crucial… ce n’est pas ce qu’on entend habituellement par des « infrastructures » mais c’en sont vraiment pour les sociétés d’aujourd’hui. Il y a quelques années, dans la foulée des débats entourant la marche Du pain et des roses et le sommet sur l’économie et l’emploi (et l’économie sociale) le mouvement des femmes au Québec n’avait-il pas mis de l’avant le concept d’infrastructures sociales ?

coeur de l'Amérique

auto shutdown Quelques articles suggérés dans la dernière livraison de la Lettre de PolitiquesSociales.net

An airline-style bankruptcy re-organization (Chapter 11) is not an option for U.S.-based automakers. U.S. consumers would abandon bankrupt car companies in droves, resulting in the widespread liquidation of company assets, dissipation of millions of highly skilled blue- and white-collar workers, and the relinquishing of the U.S. market to foreign-based car companies. Such foreign multinationals have eliminated four million U.S. jobs in the past 15 years and are directly responsible for more than one-third of the U.S. trade deficit.

Le rapport de 7 pages sur l’impact d’une contraction majeure du secteur de l’automonbile américain.

trop tard ?

Joanna Macy | The Great Turning: « The Great Turning is a name for the essential adventure of our time: the shift from the industrial growth society to a life-sustaining civilization. » (Via Dave Pollard.)

It may be too late. But without radical action, we will be the generation that saved the banks and let the biosphere collapse. (…) Is it too late? To say so is to make it true. To suggest there is nothing that can be done is to ensure that nothing is done. George Monbiot, The Guardian.

Peut-on encore guérir l’Occident de sa dépendance au développement sans fin, de sa soif inextinguible de pétrole et de matières premières ? Comment imaginer que les collectivités humaines soient capables de changement importants, radicaux même, sans y être forcées par la guerre, la famine ou une obligation extérieure immédiate ? Sommes-nous capables, collectivement, d’un agir rationnel ? C’est déjà tellement difficile pour une personne !

Le développement des générations récentes a pu s’appuyer sur des « tendances naturelles » : à l’accumulation de biens, l’enrichissement personnel, l’accroissement de son pouvoir, de sa liberté personnelle… Y-a-t-il des « tendances naturelles » sur lesquelles nous pourrions nous appuyer pour réaliser les changements nécessaires ? Le besoin de sécurité ? le besoin de se conformer ?