l’imagination et les calculs ne suffiront pas

Nous savons l’état déplorable de la planète et du climat. Les événements climatiques catastrophiques se répètent. Selon le Living Planet Report 2024 de la WWF les populations d’espèces sauvages ont diminué de 73% en 50 ans !

Deux grands rapports viennent d’être publiés qui pourraient nous redonner espoir, du moins c’est ce que les titres nous donnent à penser.

« Nouvelles économies pour l’éradication de la pauvreté (NEEP) est une initiative dirigée par l’ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Olivier De Schutter, visant à promouvoir des voies de développement alternatives capables de mettre fin à la pauvreté et aux inégalités sur une planète habitable . »

The Roadmap for Eradicating Poverty Beyond Growth (pdf 182 pages). En anglais seulement, mais le site web est traduit : choisir la langue dans le bloc-menu en haut à droite et les différentes pages seront traduites.

Une feuille de route pour éradiquer la pauvreté autrement que par la croissance. Les perspectives sont ambitieuses, et les moyens sont radicaux organisés autour de six piliers :

  1. Transformer les systèmes économiques
  2. Travail, soins et démocratie économique
  3. Services de base universels et protection sociale
  4. Justice écologique
  5. Transformer l’ordre économique international
  6. Planification et gouvernance démocratiques

Cette feuille de route audacieuse a été adoptée en avril par l’OIT, l’Organisation internationale du travail à Genève. La feuille de route sera présentée à la 62e session du
Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 25 juin 2026 (12h30 – 13h00 CEST).


La troisième Conférence sur les inégalités mondiales 2026 organisée par le World Inequality Lab s’est tenue à Paris du 4 au 6 juin dernier. Le Global Justice Report y fut présenté. Le World Inequality Lab est co-dirigé par Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman.

Un rapport de 136 pages qui se veut un Plan pour l’égalité et la prospérité dans les limites de la planète.

Ma traduction de quelques paragraphes tirés de l »introduction :

Sa principale conclusion est simple : il est possible de concilier l’habitabilité de la planète et un niveau de bien-être élevé pour tous, mais seulement si la transformation repose simultanément sur trois piliers. Une décarbonisation rapide des systèmes énergétiques est nécessaire. Mais nous avons également besoin d’un virage majeur vers la suffisance – entendue comme une réduction marquée des heures de travail et de l’empreinte matérielle, ainsi que des changements importants dans les modes de consommation, les habitudes alimentaires, l’utilisation des terres et le couvert forestier. De plus, ni la décarbonisation ni la suffisance ne peuvent être financées et maintenues politiquement sans une réduction drastique des inégalités de revenu, de richesse et de pouvoir, tant entre les pays qu’au sein de ceux-ci. La réduction des inégalités mondiales n’est pas seulement compatible avec une décarbonisation en profondeur; c’est une condition nécessaire à une prospérité partagée sur une planète aux ressources limitées.

Le Rapport sur la justice mondiale constitue la première tentative visant à proposer un plan entièrement quantifié allant dans cette direction, combinant quatre dimensions que les débats actuels traitent souvent séparément : la redistribution à l’échelle mondiale, une réforme en profondeur de l’ordre financier et économique international, une transformation radicale des systèmes énergétiques et des changements substantiels dans les modes de consommation. Contrairement à la plupart des scénarios climatiques, y compris ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la principale nouveauté réside dans le fait que nous modélisons ces quatre dimensions ensemble et que nous plaçons les inégalités et la suffisance au cœur de l’analyse.

Concrètement : le revenu national mensuel par habitant converge vers 5 000 € dans chaque pays, comblant ainsi un écart de 16 fois. La part de la moitié la plus pauvre de la richesse mondiale passe de 2 % à 30 %, tandis que celle de la classe des milliardaires diminue de 6 % à 0,05 %. Près de 90 % de la population mondiale double son revenu tout en travaillant environ la moitié du nombre d’heures qu’elle effectue aujourd’hui. Le réchauffement atteint 1,8 °C d’ici 2100, au lieu de plus de 4 °C selon les tendances macroéconomiques et politiques de référence.

Les intentions sont, là aussi, radicales : « 90 % de la population mondiale double son revenu tout en travaillant environ la moitié du nombre d’heures qu’elle effectue aujourd’hui » ! Et la part de la richesse des milliardaires passerait de 6% à 0,05% !

On peut se demander comment une telle transformation pourrait être réussie ? Dans sa conclusion le Global Justice Report convient que

Rien ne peut être accompli sans un mouvement citoyen puissant et un réseau dense d’organisations à large assise (notamment les syndicats, les partis politiques, les plateformes civiques et d’autres initiatives collectives) qui soient suffisamment bien organisées et efficaces pour promouvoir des changements institutionnels et politiques de grande envergure.

Il reconnaît que la liaison avec les connaissances et savoirs du terrain est essentielle :

Un objectif encore plus ambitieux consiste à établir un lien entre le langage de la comptabilité macroéconomique aux échelons mondial et national (tant en termes de flux matériels que de valeur monétaire) et l’expérience et les connaissances locales que les citoyens et les travailleurs de tous les pays et de toutes les conditions accumulent en matière de techniques de production, de relations de travail et de propriété, d’engagement communautaire et de préservation de l’environnement. Si ces deux niveaux de connaissances ne sont pas conciliés et articulés entre eux afin d’alimenter la mobilisation collective, il y a peu de chances que des transformations ambitieuses puissent un jour se concrétiser.


Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec un article, deux en fait. Le premier est écrit par un néerlandais qui publie la lettre Substack The Minority Report, Kasper Benjamin. Dans A New World Is Not Measured Into Existence (ma traduction : Un nouveau monde ne se crée pas en le mesurant) Benjamin rappelle combien nous avons produit de rapports et de mesures sur les crises qui nous confrontent. « Si une meilleure information modifiait les comportements, la crise climatique serait déjà derrière nous. Nous n’avons jamais été aussi bien informés, et nous n’avons jamais été aussi loin du chemin à suivre. » Il ajoute qu’au delà de l’information, nous avons besoin de confrontation : le pouvoir ne sera pas « incité » à changer de cap, il faudra l’y forcer. Il donne par ailleurs un exemple de mobilisation, au Danemark, qui a fait évoluer les normes de l’architecture et la construction pour les rendre conforme aux objectifs climatiques.

Méfiez-vous donc de la séduction du tableau de bord. (…) Le tableau de bord plus perfectionné finit par absorber l’énergie qui aurait dû être consacrée à la confrontation. L’imagination nous donne la destination. La mesure peut la décrire dans les moindres détails. Aucune des deux ne construit la route. Un nouveau monde ne se crée pas par la mesure. Il se conquiert par la lutte.

Le deuxième article par William E. Rees : The road that cannot be taken que j’ai aussi traduit : La route qu’on ne peut pas emprunter. C’est Rees qui m’a fait connaître le Roadmap for Eradicating Poverty. Il en rapporte les principales orientations, en en soulignant la radicalité :

Dans les conseils d’administration des entreprises et les couloirs du pouvoir des États techno-industriels modernes (MTI) partout dans le monde, elle [la feuille de route] sera perçue comme un boulet de démolition idéologique, une hérésie de « gauche radicale » visant à raser jusqu’aux fondations l’édifice imposant de l’économie néolibérale axée sur la croissance et à partager équitablement la richesse mondiale.

Tout comme Kasper Benjamin, William Rees note la différence essentielle entre la conception d’un plan et sa mise en œuvre.

Concevoir des façons alternatives de mettre en scène une économie humaine et écologiquement viable est une activité assez courante.

Mettre en œuvre une économie de non-croissance socialement juste est une tout autre affaire.

Si l’on en croit l’histoire et la dynamique de la culture [dominante], Roadmap a moins de chances de prendre son envol qu’un papillon collé à une brique de plomb.

De plus, même si sa mise en œuvre ne posait pas problème, la Feuille de route pour éradiquer la pauvreté ne va pas assez loin :

[B]ien qu’il s’agisse d’une réalisation intellectuelle d’envergure, Roadmap ne va pas assez loin. Comme la plupart des autres prescriptions générales en matière de réforme économique, y compris le mouvement de décroissance et la plupart des programmes des partis verts, Roadmap ne traite pas adéquatement le dépassement écologique. Un rationnement limité et la redistribution des avantages et des coûts économiques peuvent honorer l’engagement envers la justice sociale, mais ne font rien pour réduire le flux global d’énergie et de matières de près de 45 % (80 % dans les pays riches) nécessaire pour sauver l’écosphère.

De même, Roadmap élude complètement le tabou de la population. Même des estimations assez prudentes suggèrent que la Terre ne pourrait soutenir de manière durable qu’une population d’environ 2,5 milliards d’individus selon le niveau de vie matériel moyen actuel, contre 8,3 milliards aujourd’hui (soit une baisse de 70 %).

William E. Rees, ce professeur de l’Université de Colombie-Britannique spécialiste de planification communautaire et régionale qui fut à l’origine du concept et de la méthode de « l’empreinte écologique » est plutôt pessimiste : « Une contraction majeure — et, en l’absence d’un plan viable, probablement chaotique et douloureuse — de l’entreprise humaine est presque inévitable. Des rétroactions négatives systémiques vont se déclencher pour dompter les excès orgueilleux de l’humanité. » « Les sociétés humaines à grande échelle sont intrinsèquement sujettes à l’implosion; toutes les civilisations importantes à ce jour se sont effondrées en suivant à peu près la même trajectoire. » 

Il conclut « les feuilles de route humaines et socialement justes qui présentent à la communauté mondiale des alternatives théoriques, aussi brillamment conçues soient-elles, sont vouées à ne faire que révéler des chemins attrayants non empruntés qui ne peuvent être empruntés. »


Je n’ai pas de perspective réjouissante à proposer… Je vais tout de même lire ces deux rapports et mieux comprendre ce qui les différencie. Je note tout de même que le premier a été adopté par l’OIT1(Organisation internationale du travail), ce qui pourrait en faire un argument d’introduction auprès des forces syndicales. Par ailleurs, je vais aussi lire cet autre article de monsieur Rees : ‘Civilization’ and the human maladaptation syndrome que j’ai traduit pour l’occasion : « La civilisation » et le syndrome de l’inadaptation humaine. À défaut d’une clé pour ouvrir une porte sur l’avenir j’y trouverai peut-être quelques pistes pour comprendre le présent.

Allez ! Bon début d’été !

P.S. Timothée Parrique publiait une « réponse » au document Global Justice report dans un billet détaillé : A response to the World Inequality Lab: Degrowth for global justice? Il dit, en introduction (ma traduction) :

Comme l’explique son auteur principal, Lucas Chancel : « 24 mois de travail, 45 chercheurs venus du monde entier, combinant les perspectives de l’économie, de l’histoire et des sciences du climat. » Le résultat est colossal et le niveau d’ambition révolutionnaire.

C’est pourquoi je rédige cette réponse. Je souhaite proposer une critique constructive fondée sur mon expertise particulière (économie écologique et théories critiques de la croissance), en soulignant quelques points à améliorer. J’espère que ces modestes remarques contribueront à rendre ce rapport aussi percutant que possible, à un moment où nous avons un besoin urgent d’idées comme celles-ci. Ma contribution est assez pointue et restreinte. Je souhaite soulever trois points. Premièrement, je souhaite remettre en question leurs définitions de la suffisance et de la décroissance, en montrant que leur utilisation de ces termes pourrait être mieux précisée. Deuxièmement, je souhaite montrer que leur scénario de « décroissance uniforme » n’est pas exactement ce qu’il prétend être. Et enfin, je souhaite soulever plusieurs doutes concernant la viabilité biophysique du scénario de « convergence durable ».

J’ai traduit le texte de Parrique : Une réponse au World Inequality Lab : la décroissance au service de la justice mondiale? qui est une bonne introduction au Global Justice Report.

Notes

  • 1
    (Organisation internationale du travail) ↩︎

la contribution des riches

Deux semaines que j’ai sur mon bureau ces quelques paragraphes tirés de quatre textes, que j’avais ambitieusement titré La contribution des riches… Tant pis si je n’ai pas un billet à la hauteur, ces citations vous inspireront sans doute autant que moi !

There are plenty of very rich Americans who have a sense of perspective, who take pride in their achievements without believing that their success entitles them to live by different rules. But Mitt Romney, it seems, isn’t one of those people. And that discovery may be an even bigger issue than whatever is hidden in those tax returns he won’t release. [Paul Krugman, Pathos of the Plutocrats]

Les deux premiers textes parlent de la même chose : la propension qu’ont certains riches à oublier qu’ils ne se sont pas faits tout seuls et que, à vouloir absolument réduire la taille de l’État ou les réglementations, on finit par scier la branche sur laquelle on est assis. La plume de Krugman est plus concise, et plus douloureuse aux flancs du camp Romney.

To me, this is the nature of the strain on the system at present. It’s not that incomes at the top are soaring while those at the middle have been stagnant for several decades. It’s that those at the top seem, for the most part, to have abandoned any sense of responsibility for maintaining public support in the system that enriches them. On the contrary, they seem to have become ever more willing to flout societal norms in pursuit of ever greater wealth.

That’s their right, of course. But I think Mr Obama is on to something in suggesting that this behaviour is ultimately corrosive to the free-market system. Elites may agree that free markets are both more efficient and moral than alternatives. They should also recognise that free markets can only be sustained by the consent of the majority. The public grants the rich the right to their wealth if and only if they agree that the rich deserve it. [« You didn’t build that », Free exchange, The Economist]

On peut se demander si, comme le laisse entendre la fin du second extrait, la légitimité de la richesse est vraiment « accordée par le public »… Il est surprenant, et décevant, de constater qu’on se chicane encore à savoir s’il faut plus ou moins d’État, de taxes – et ce dans le pays développé qui en impose le moins ! – alors que les grandes questions, les grands enjeux sont passés sous silence. On fait comme si les marchés financiers n’avaient pas failli, à plusieurs reprises au cours des dernières décennies; failli à leur devoir de favoriser le développement, l’innovation, le progrès. On fait comme si la crise environnementale et écologique n’était encore qu’une hypothèse, une menace lointaine – ou un contexte naturel sur lequel l’homme n’aurait que peu d’emprise ou de responsabilité. Après moi, le déluge semble l’attitude généralisée…

Malgré la chaleur ambiante, l’extrait suivant donne des frissons dans le dos.

There is much more warming already baked into the cake based on the carbon that has been released into the atmosphere. Bill McKibben writes that so far, the global temperature has risen 0.8 degrees Celcius, and that the carbon already emitted into the atmosphere will probably generate another 0.8 degree increase—distressingly close to the 2-degree threshold governments have agreed would be too risky to cross. To keep the world below that threshold, Mr McKibben says, would require humanity to limit future emissions to an estimated 565 gigatonnes of CO2. But if you estimate the emissions that would be generated by burning all the fossil fuels in the known reserves of private energy companies and sovereign governments—just the known reserves—that adds up to 2,795 gigatonnes of CO2. [The heat is on, The Economist]

Les décideurs agissent comme si les manières de faire pouvaient encore se perpétuer et même servir à trouver des solutions, alors qu’elles sont à l’origine de la crise actuelle. Laisser le marché régler, gérer le secteur des énergies conduit à accélérer la consommation d’énergies fossiles plutôt qu’à la réduire. On pouvait encore imaginer une régulation par le marché dans le contexte d’une « théorie du pic pétrolier » où la rarefaction de la ressource amenerait une augmentation des prix, et la recherche d’alternatives… mais l’irruption des gaz de schistes dans l’équation a conduit à une baisse des prix : le marché n’a jamais été aussi florissant. Le réchauffement climatique accroît la demande en énergie, notamment pour la climatisation, et accélère d’autant le réchauffement ! Comment compter sur la vertu autorégulatrice du marché dans ce contexte ?

Pour tenir compte des gaz à effet de serre déjà émis (already baked into the cake), il faudrait réduire la consommation à moins de 20% des ressources actuellement entre les mains des producteurs… Peut-on compter sur le sens des responsabilités des pétrolières et industries connexes (automobile, développement urbain étalé…) pour orienter différemment le développement ? Quand les seules perspectives structurantes qui nous sont présentées sont des Plan Nord et des pipelines… il y a de quoi douter.

I’ve always felt that as long as Moore’s Law is operating, and it shows no sign of letting up, that we aren’t doing our jobs if the tech industry isn’t tracking its growth in a linear fashion. The boom-bust cycle is a product of the lack of vision of the VCs. Or our over-reliance on VCs to lead the investment decisions of the tech industry. [Dave Winer, The twilight of the User/VC]

Même au niveau strictement technologique la mécanique du libre marché ne semble pas fiable. La contribution des riches… est de s’enrichir ! La richesse accumulée entre les mains de la minorité est sans doute plus fluide, plus disponible pour l’investissement (et le risque associé à l’innovation) mais en même temps, elle est moins responsable, moins liée à la qualité de vie à long terme puisque soumise à des règles de rendement à court terme qui ont plus à voir avec la peur et l’appât du gain qu’avec toute éthique du développement.

Des mouvements comme Occupy Wall Street ont mis en lumière les excès de richesse du « 1% »… mais qui sont vraiment les riches, quand on regarde l’avenir à plus long terme : les 1 % les plus riches, ou les 30 %, ou les 50 % ? À ne fixer son regard que sur l’extrême, on évite de penser aux changements que la majorité d’entre nous aurons à engager pour sortir de la voie sans issue du développement à court terme basé sur la consommation d’énergies fossiles à bon marché…

crédit d’impôt cartographié

J’ai parlé récemment (ici, et ) de l’iniquité d’utilisation du crédit d’impôt pour le maintien à domicile des personnes âgées (CIMADPA). Iniquité dans la mesure où plus on est riche, plus on a de soutien de l’État. Mais aussi inégalité d’accès, ou d’utilisation de ce crédit d’impôt remboursable. J’ai voulu cartographier, à l’aide des données fournies dans le rapport Statistiques fiscales des particuliers (pdf) pour l’année d’imposition 2008, la répartition (pour Montréal seulement). Mes excuses, je n’avais pas la carte de toutes les circonscriptions de la province. Cela aurait aussi été plus long… Mais ce serait sûrement intéressant, et permettrait sans doute de mieux expliquer, comprendre les différences perceptibles sur l’île de Montréal.

Les quatre cartes (cartesMADPA) identifiant, par circonscription électorale provinciale : les montants reçus en moyenne, le nombre de bénéficiaire, le nombre de personnes âgées de 70 ans et plus (en 2006) et le taux d’utilisation du programme (bénéficiaires / population cible). Comment interpréter ces cartes ? Je vous laisse le soin d’y penser, en les regardant… J’y reviendrai bientôt.

Ajout : le rapport 2009 sur les finances des particuliers vient de paraître.

Ajout 2022 : voir aussi, avec les données 2016, réalisée en 2020 crédit remboursable pour aînés