Je ne sais plus où donner de la plume!

J’ai quelques projets d’articles que je veux écrire mais je me demande où les placer, dans quel répertoire les ranger, avec quel outil les travailler ?

Au cours de la dernière année (ou un peu plus), j’ai essayé plusieurs logiciels : IA WriterUn environnement sans distraction pour écrire, simplement (qui, malgré son nom, n’est pas un logiciel d’intelligence artificielle), puis Draft, avec lequel j’écris la présente, puis je me suis remis à utiliser DEVONthink, que j’avais utilisé quelques temps au bureau (il y a plus de dix ans). Les limites de l’espace disque n’étant plus ce qu’elles étaient, je l’utilise pour stocker, classer les PDF et pages web cueillies au passage, mais aussi comme agrégateur RSS, une fonction que je ne lui connaissais pas. Je me retrouve parfois à transposer mes brouillons sur mon blogue ou encore comme documents Word stockés dans un des nombreux répertoires de mon OneDrive.

C’est probablement le prix à payer pour avoir un ensemble éclectique d’intérêts. Mon blogue ne s’appelle pas « en vrac » pour rien1Incidemment je commencerai ma vingt-cinquième année sur Gilles en vrac en février prochain… Mais je ne suis plus dans la même position qu’il y a 25 ans ! Je ne suis plus webmestre d’un regroupement d’organisateurs et organisatrices communautaires dont les champs de pratique sont divers… ni ne suis responsable d’un observatoire couvrant diverses dimensions de la réalité sociale-sanitaire-écologique-économique-culturelle. Aussi je pourrais me concentrer, me consacrer à un nombre plus restreint de sujets, non ?

J’ai l’impression qu’il est un peu tard pour changer de style.

Deux ou trois idées d’articles :

  • Quelles discussions pourrons-nous avoir dans les deux groupes Passerelles créés pour les membres des conseils d’administration de Communagir et de Projet collectif ? Comment lancer, mettre la table pour des échanges plus fructueux que les rencontres de (quasi-) »rubber-stamping » que sont devenues nos réunions formelles ?
  • Comment juger de la gabegie de traductions réalisée cette année (200 articles traduits !) ? Associée aux 49 billets produits cela fait beaucoup. Plusieurs articles ont été traduits en vue d’une lecture ultérieure qui n’est pas encore venue… mais pas tant que ça: 10-15% ?
  • Quand est-ce que je vais commencer ma « biographie » ? Je l’ai toujours reportée à plus tard, quand je serai vieux… mais là, c’est pas mal arrivé, la vieillesse ! J’ai déjà élaboré un presque plan : un titre ou une phrase pour chacune des années de 1970 (année de mes 18 ans) à 2012 (année de ma retraite). Évidemment, je devrais ajouter pour les années depuis 2012, mais pour les années antérieures à 1970, je ne sais trop. Me plonger dans la vie familiale, ce serait plus… délicat ? douloureux ? Si j’attends trop, ce projet tombera faute de combattant ! Mais il y a aussi un doute qui s’est immiscé récemment : comment être sincère, ne pas faire dans l’esbroufe et la vantardise du « on pouvait faire ça, dans mon temps », genre revenir de San Cristobal de las Casas (Chiapas, Mexique) sur le pouce avec 10$ en poche… J’ai l’impression que si j’étais sincère et transparent par rapport à mes défauts, mes erreurs, mes manquements, ce ne serait pas très drôle, ça pourrait même devenir gênant, surtout pour mes enfants et petits-enfants. Et si je glisse sur ces défauts, je donne une fausse image de moi-même, idéalisée, unilatérale, ce qui peut me nimber de gloriole en me rendant plus qu’humain ! Je devrai trouver la juste mesure de sincérité et de leçons à tirer… trouver un peu de sagesse dans ce retour sur un parcours qui fut… chanceux, parce que je ne me suis pas fait tout seul ! Malgré ce que mon attitude peut parfois laisser penser.
  • Comment poursuivre la réflexion amorcée suite au colloque Résister et Réinventer de fin novembre ? La question de la mésoéconomie et de l’intégration des économies locale et territoriale dans les démarches de développement de ces mêmes territoires qui sont souvent animées par des organisateurs et animatrices peu lié.e.s aux réalités économiques. J’ai terminé ma lecture du livre suggéré par Benoît sur la mésoéconomie, puis celui que j’ai trouvé sur la Nouvelle anthropologie économique… Devrais-je me plonger dans la « somme » de 600+ pages Théorie de la régulation, un nouvel état des savoirs ?
  • Et aussi, la fameuse question de la souveraineté numérique… qui vient me hanter par le biais de l’engouement actuel pour les nombreuses définitions de l’intelligence artificielle, mais aussi par celui des enjeux soulevés par l’expérience de Projet collectif et autres essais de constructions indépendantes à l’endroit des GAFAM. Les questions entourant l’IA se mêlent allègrement avec celles relatives à la conscience, en particulier depuis ma lecture, recommandée par Bruno Dubuc, auteur du site (et puis du livre) Le cerveau à tous les niveaux : L’IA et après ? Par Jean-Michel Truong.

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Notes

  • 1
    Incidemment je commencerai ma vingt-cinquième année sur Gilles en vrac en février prochain

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