Le style administratif trumpiste
Traduction de « Gooning Towards the Führer » as policy coordination par Henry Farrell sur Substack le 23 mars 2026.

Cela fait quelques mois que je réfléchis à cet article, mais je n’ai pas voulu l’écrire avant d’être sûr d’avoir bien cerné mon argumentation. Je pense qu’il aborde un sujet utile, mais qu’il pourrait très facilement être mal interprété. Il explique pourquoi ce qui précède (via Matthew Gertz ce matin) décrit de manière plausible la manière dont les politiques sont élaborées au sein de l’administration Trump.1De toute évidence, (a) cet article avait été en grande partie rédigé avant que Gertz ne publie son texte, et (b) les affirmations concernant les origines de cette politique relèvent de la spéculation. Mais ce que cet article laisse entendre, c’est que des articles similaires, dont certains sont le fruit d’un travail d’investigation plus approfondi, paraissent presque tous les jours. La citation illustre cet argument plutôt que de le prouver.
« Gooning Towards the Führer » n’est pas une affirmation, ni explicite ni implicite, selon laquelle l’Amérique sombre inexorablement dans le nazisme. Je déteste évidemment Donald Trump et ce qu’il fait à l’Amérique et au monde, mais je ne crois pas un seul instant qu’il soit en réalité Adolf Hitler.
Je pense plutôt que certains ouvrages historiques sur l’État nazi (Ian Kershaw bien sûr ; mais aussi Jane Caplan et certains passages des travaux de feu Detlev Peukert sur la République de Weimar) sont extrêmement utiles pour comprendre comment le trumpisme fonctionne en tant que mode d’élaboration des politiques. Kershaw compare le mode chaotique d’Hitler pour prendre et mettre en œuvre des décisions à l’approche bureaucratique plus ordonnée de Staline. Tous deux, évidemment, étaient bien plus monstrueux que Trump dans ses pires moments, mais tout comme ils avaient des styles de dictature différents, on pourrait distinguer, par exemple, l’approche de Trump en matière d’autoritarisme compétitif de celle de Viktor Orbán.
Il existe également des différences très importantes dans le style d’élaboration des politiques. L’hitlérisme a été bâti à la va-vite sur l’État bureaucratique de l’Allemagne impériale et pouvait encore s’appuyer sur le procéduralisme bureaucratique pour faire avancer les choses. Le trumpisme, en revanche, s’appuie très fortement sur les réseaux sociaux pour coordonner la politique à l’échelle du régime. La propagande et l’élaboration des politiques sont si confuses qu’il est impossible de dire où l’une finit et où l’autre commence. L’un des aspects du trumpisme que les gens ont le plus de mal à saisir est le degré de chevauchement entre les canaux que le régime utilise pour communiquer avec le public et ceux qu’il utilise pour communiquer en interne.
Par conséquent, la notion de Kershaw de « travailler pour le Führer » n’est pas tout à fait appropriée pour comprendre ce qui se passe actuellement. Les subordonnés de Trump s’efforcent bien sûr d’anticiper ses désirs et d’attirer son attention. Mais ils le font en adoptant un style particulier, qui convient parfaitement à un petit ensemble de questions, mais qui est terriblement inadapté à un ensemble beaucoup plus large.
Cela a des conséquences. Premièrement : les idées et les arguments qui ne se traduisent pas facilement dans un langage particulier de mèmes visuels ont très peu de chances de passer le cap. Deuxièmement : il y a régulièrement des ratés, car des notions qui font d’excellents mèmes ou des sujets de discussion pour Fox News s’avèrent mener à des mesures politiques merdiques et contre-productives. Troisièmement, les problèmes qui ne peuvent être traduits dans le langage des mèmes et des succès de Fox News n’existent pas vraiment pour l’administration Trump, jusqu’à ce qu’ils provoquent un effondrement total, et parfois même pas à ce moment-là.
Tout cela peut donc être décrit comme « faire le lard pour le Führer ». Plus d’informations ci-dessous.
L’expression d’Ian Kershaw, « travailler pour le Führer », a été sortie de son contexte d’origine, mais cela vaut vraiment la peine de revenir en arrière et de lire ce qu’il entendait dire par là. Kershaw écrivait dans les années 1990, juste après l’effondrement de la domination soviétique sur l’Europe de l’Est. Les gens faisaient des comparaisons hâtives entre le stalinisme et le nazisme, les considérant comme des formes largement identiques de « totalitarisme ». Kershaw voulait faire valoir qu’il y avait quelque chose de différent dans « l’élan croissant de radicalisation [et] la dynamique de destruction » de l’Allemagne nazie. Staline était un « homme de la machine » qui tirait son pouvoir de l’intérieur de la bureaucratie. En revanche, il était « difficile d’imaginer » un « chef de parti et chef de gouvernement moins enclin à la bureaucratie » qu’Hitler. Kershaw cite l’un des anciens adjudants d’Hitler :
Hitler se présentait généralement peu avant le déjeuner, parcourait rapidement les coupures de presse du chef de la presse du Reich, Dietrich, puis passait à table. … comme encore pire. Là, il ne quittait jamais sa chambre avant 14 h. Ensuite, il allait déjeuner. Il passait la plupart de ses après-midis à se promener ; le soir, juste après le dîner, il y avait des films. Il n’aimait pas étudier les documents. J’ai parfois obtenu de lui des décisions, même sur des questions importantes, sans qu’il ne demande jamais à voir les dossiers concernés. Il estimait que beaucoup de choses se réglaient d’elles-mêmes si l’on n’intervenait pas.
Cette approche non interventionniste signifiait qu’Hitler, sans le vouloir formellement, « présidait à une érosion inexorable des “formes rationnelles de gouvernement” ». Il en résulta un système de gouvernement qui combinait des îlots locaux d’efficacité avec un degré remarquable de chaos général.
Staline disposait d’un système qui lui a survécu, mais ce n’était pas le cas d’Hitler. La volonté organisatrice d’Hitler étaitle système, tel qu’il était, conduisant à une dynamique incessante de radicalisation, fondée sur un « caractère prédateur et une technique improvisée », sans mécanisme de freinage visible. Le stalinisme reposait sur une technique bureaucratique, tandis que le nazisme s’organisait autour du charisme personnel d’Hitler.
Plus important encore, le Führer servait de catalyseur : « L’autorité d’Hitler apportait un soutien implicite et une sanction à ceux dont les actions, aussi inhumaines et radicales fussent-elles, s’inscrivaient dans le cadre idéologique général et vague de la poursuite des objectifs du Führer. » C’est ainsi que « travailler pour le Führer » fonctionnait réellement. Hitler lui-même donnait rarement des ordres sans ambiguïté, préférant laisser les disputes entre ses subordonnés se régler d’elles-mêmes, et communiquant ses préférences de manière elliptique, quand il les communiquait. Kershaw reprend la phrase classique tirée d’un discours d’un fonctionnaire nazi de province :
Quiconque a l’occasion de l’observer sait que le Führer peut difficilement dicter d’en haut tout ce qu’il entend réaliser tôt ou tard. Au contraire, jusqu’à présent, toute personne occupant un poste dans la nouvelle Allemagne a donné le meilleur d’elle-même lorsqu’elle a, pour ainsi dire, œuvré pour le Führer. Très souvent et dans de nombreux domaines, il est arrivé – ces dernières années également – que des individus se contentent d’attendre des ordres et des instructions. Malheureusement, il en sera de même à l’avenir ; mais en réalité, il est du devoir de chacun d’essayer d’œuvrer pour le Führer selon les lignes qu’il souhaiterait. Quiconque commet des erreurs s’en rendra compte assez vite. Mais quiconque travaille réellement pour le Führer selon ses directives et vers son objectif bénéficiera certainement, tant aujourd’hui qu’à l’avenir, d’une confirmation légale soudaine de son travail.
Il existe des similitudes évidentes entre le fait de travailler pour le Führer et l’élaboration des politiques au sein de la deuxième administration Trump. Un patron qui débarque à l’heure du déjeuner pour lire les coupures de presse a beaucoup en commun avec celui qui, selon les dires, passe une grande partie de sa journée à faire la sieste, à jouer au golf, à bavarder avec des amis et à regarder la télévision par câble. Il existe également des différences évidentes. Encore une fois : le trumpisme n’est pas le nazisme. Les défauts de Trump sont la volubilité et l’incohérence plutôt qu’une indifférence elliptique (même s’il n’aime clairement pas non plus discipliner ses subordonnés).
Il existe des différences importantes entre les problèmes administratifs auxquels sont confrontés le trumpisme et le nazisme. Detlev Peukert a fait valoir dans son livre sur la République de Weimar que le Troisième Reich avait hérité d’un appareil bureaucratique bienveillant (et largement efficace). Les nazis ne ressentaient pas le besoin, contrairement au trumpisme, d’étrangler un « État profond » qu’ils considéraient comme contraire à leurs intérêts et à leurs objectifs. Les bureaucrates étaient souvent prêts à se rallier à leur programme, et parfois même enthousiastes à son égard. Dans Government without Administration, Jane Caplan documente l’incohérence et les luttes intestines au sein de l’État nazi, mais ces guerres internes se menaient généralement par le biais de canaux de communication bureaucratiques traditionnels tels que les mémos.
Il y a toujours beaucoup d’élaboration de politiques bureaucratiques traditionnelles, même sous Trump, mais les outils clés pour coordonner la politique au plus haut niveau ne sont pas des documents bureaucratiques formels. Il s’agit de groupes de messagerie Signal que nous ne pouvons (généralement) pas voir, et des réseaux sociaux ainsi que des chaînes de télévision et de radio, que nous pouvons voir.
Ces deux derniers sont sous-estimés en tant que moyens de coordination politique. On parle beaucoup des relations intenses entre l’administration Trump et les réseaux sociaux. Par exemple, cet article de Politico sur la manière dont l’administration a tenté de vendre la guerre contre l’Iran :
Un deuxième haut responsable de la Maison Blanche, également étroitement impliqué dans la production de vidéos, a décrit cette initiative comme un projet collégial et créatif. « On est là à bosser d’arrache-pied sur des mèmes qui cartonnent, mec », a déclaré cette personne, à qui l’anonymat a également été accordé pour qu’elle puisse s’exprimer en toute franchise. « Il y a un aspect divertissant dans ce qu’on fait. Mais en fin de compte, tout se résume au fait que personne n’a jamais tenté de communiquer avec le public américain de cette manière auparavant. »
Mais ce n’est pas tout. Les « mèmes viraux » ne servent pas seulement à communiquer avec le public. Ils sont utilisés pour élaborer et coordonner la politique de l’administration.
Si vous essayez d’attirer l’attention de Donald Trump, vous pouvez peut-être simplement décrocher le téléphone et tenter votre chance. Même les journalistes y parviennent parfois. Mais cela ne fonctionne pas souvent, et peut se retourner contre vous si ce qu’il n’apprécie pas ce que vous faites. Donc, si vous voulez changer la politique publique, vous feriez peut-être mieux de faire quelque chose qui se prête particulièrement bien aux mèmes ; peut-être même d’en faire un mème. Cela aura plus de chances de faire le tour du web, et peut-être même d’attirer l’attention (et le « re-Truthing ») du Grand Patron lui-même.
Il ne s’agit pas tant de « travailler pour » que de « gooner pour ». Pour ceux qui ne connaissent pas l’argot moderne, « gooner » est un terme technique d’Internet qui désigne le fait de transformer ce que les catholiques irlandais comme moi appelaient autrefois le vice solitaire en une activité hautement sociable.
Je suis d’âge mûr et facilement déconcerté par ce que font les jeunes de nos jours – mais il existe une signification secondaire possible du « gooning » qui est plus profondément problématique. L’administration Trump est devenue accro à la création – et à la consommation – de contenus sur les réseaux sociaux mettant en scène des voyous masqués et tatoués malmenant des manifestants, exhibant leurs biceps couverts de tatouages politiquement douteux et dominant les libéraux. De nos jours, le trumpisme consiste à prendre son pied devant un flux ininterrompu de vidéos de voyous, ce qui influence non seulement la manière dont l’administration vend sa politique, mais aussi la manière dont elle le fait. Le médium n’est pas entièrement le message, mais il façonne sans aucun doute les types de messages qui peuvent, ou ne peuvent pas, être communiqués par son intermédiaire.
En rassemblant ces deux éléments, nous vivons dans une Amérique où les influenceurs et les responsables sont professionnellement obsédés par le fait de se comporter en voyous envers le Führer. Ils veulent désespérément attirer l’attention de Trump, afin de pouvoir servir leurs propres objectifs et faire avancer leur carrière au sein d’une administration dont les processus habituels de discussion politique se sont effondrés. La meilleure façon d’attirer l’attention de Trump – ou simplement de faire circuler des idées – consiste à présenter des propositions hautement « goonables », voire à les « gooneriser » directement en créant des mèmes, des vidéos générées par l’IA ou des reportages télévisés hautement trompeurs montrant des « goons » écrasant des manifestants, des immigrés ou des libéraux.
Placer des agents de l’ICE aux postes de contrôle de la TSA dans les aéroports, avec ou sans masques ? 1000 % « goonable » ! Qui se soucie de savoir si cela fonctionnera ou non. Évaluer si l’Iran bloquera le détroit d’Ormuz avant de lancer des frappes aériennes contre ses dirigeants ? Ennuyeux !
La course à la bêtise dans un environnement hautement chaotique est une sorte d’usine à politiques néfastes et autodestructrices. Si le meilleur moyen pour les fonctionnaires de faire avancer leur carrière est de se livrer à la bêtise pour le compte d’un seul individu à l’esprit éparpillé, ils finiront régulièrement par faire des choses stupides.
Prenons, par exemple, l’idée farfelue de viser Jerome Powell avec des assignations à comparaître. D’après ce que je peux en juger, les fuites de l’administration Trump selon lesquelles cela ne provenait pas de la Maison Blanche sont crédibles.
Cette politique semble plutôt provenir de Bill Pulte, un ancien influenceur spécialisé dans les memecoins qui a obtenu un poste de niveau intermédiaire au sein de l’administration. Pulte a découvert qu’il pouvait attirer l’attention de Trump en ciblant ses ennemis avec de fausses enquêtes – mais il n’avait pas le minimum d’intelligence politique nécessaire pour comprendre qu’il y a des ennemis qu’on ne s’attaque pas, car ils sont trop puissants et dangereux.
De telles erreurs sont susceptibles d’être endémiques dans un régime politique fondé sur la rivalité acharnée. De plus, lorsque des responsables reviennent avec des propositions de compromis, ils risquent toujours d’être descendus en flammes par des rivaux adeptes de la « gooning », voire par le « Gooner-in-Chief » lui-même. Les compromis ne peuvent faire l’objet de « gooning » à moins qu’ils ne soient conclus par l’homme lui-même, auquel cas ils démontrent une maîtrise sublime de l’art de la négociation.
La conséquence plus subtile est que les enjeux, les problèmes et les questions qui ne peuvent faire l’objet de « gooning » deviendront invisibles. Ce n’est pas toujours une mauvaise chose : certains problèmes sont suffisamment ennuyeux pour que les restes du gouvernement fédéral puissent continuer à s’y attaquer dans l’ombre. Mais c’est souvent une mauvaise chose.
Pour comprendre cela, il est utile de considérer la bureaucratie traditionnelle et la « goonabilité » comme des technologies de l’attention alternatives (et pour l’essentiel incompatibles). Tout système politique est confronté au problème fondamental de savoir à quoi il doit prêter attention dans un monde extrêmement complexe, et comment il doit y prêter attention. Le gouvernement fédéral américain, malgré toute son inefficacité grinçante, dispose de nombreux systèmes conçus précisément dans ce but : découvrir les problèmes importants, les simplifier en abstractions compréhensibles et proposer des solutions potentielles. C’est souvent un travail fastidieux et ennuyeux, mais il est important. Une grande partie consiste à isoler les éléments qui ne nécessitent pas l’attention des plus hautes instances pour être traités aux échelons intermédiaires de l’élaboration des politiques ou ailleurs.
Les pathologies de la vision étatique – l’incapacité à observer ou à comprendre des problèmes qui ne peuvent être décomposés en indicateurs simples et en catégories standardisées – sont très bien documentées. L’État ne peut pas facilement coordonner ses activités pour traiter des problèmes qui ne peuvent être exprimés en termes qu’il comprend. Les pathologies de la vision idiote sont moins bien comprises, car nous n’avons pas eu à y réfléchir aussi sérieusement. Elles n’impliquent pas seulement l’ineptie et les bévues, mais une incapacité presque totale à voir ou à parler de l’ensemble beaucoup plus large de problèmes qui ne peuvent être exprimés par le biais du « goonposting ». Dans l’ensemble, les abstractions de la « goonabilité » contiennent des informations plus rares et moins utiles que les abstractions de la bureaucratie.
Si on ne peut pas le « gooner », cela n’existe pas vraiment pour l’actuelle administration Trump. Il y a des personnes remarquablement stupides qui occupent des postes de haut niveau au sein de l’administration. Mais je soupçonne qu’il y en a beaucoup – peut-être même un nombre assez important – qui ne sont pas stupides de la même manière. Ils peuvent voir les catastrophes qui s’annoncent pour l’Amérique et pour eux-mêmes. Mais l’effondrement des procédures traditionnelles d’élaboration des politiques et l’introduction d’un nouveau style de politique de l’attention rendent extrêmement difficile – voire impossible – pour eux de se mobiliser ou de se coordonner pour y remédier. Malheureusement, nous sommes tous entraînés dans cette spirale.
C’est pourquoi je pense que les travaux classiques sur le Troisième Reich et les bizarreries de la culture Internet moderne nous aident à comprendre ce qui se passe actuellement au sein de l’administration Trump. Ce n’est pas que l’administration Trump tente de construire des camps de la mort, et encore moins qu’elle y parviendra (ses objectifs autoritaires préférés sont plus classiques), mais que son approche générale de la coordination politique est similaire à celle qui a engendré le chaos administratif du nazisme. Similaire mais pas identique : prêter attention aux insuffisances communicationnelles d’un langage visuel particulier, celui des mèmes et des clips vidéo en ligne, aide à combler le fossé. Ce qui se passe en ce moment, ce n’est donc pas une marche vers le Führer, mais une course effrénée vers lui.
Liste évolutive des traductions par Gilles en vrac
Les caractères gras dans le texte sont de Gilles.
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Notes
- 1De toute évidence, (a) cet article avait été en grande partie rédigé avant que Gertz ne publie son texte, et (b) les affirmations concernant les origines de cette politique relèvent de la spéculation. Mais ce que cet article laisse entendre, c’est que des articles similaires, dont certains sont le fruit d’un travail d’investigation plus approfondi, paraissent presque tous les jours. La citation illustre cet argument plutôt que de le prouver. ↩︎
