Course à l’IA et open source

Cinquante pages bien ficelées pour justifier de se lancer dans la course de l’IA. Des investissements dans l’infrastructure, des mesures pour l’adoption…

Six piliers (liens vers les chapitres du document officiel) :

Mais pousser pour l’adoption de l’IA, même souveraine, n’est-ce pas s’élancer dans une course vers plus de machinisme, d’extractivisme, d’exploitation ? Même si le pilier 1 promet de sécuriser les processus…

Comparant avec le « train de mesures sur la souveraineté technologique afin de renforcer l’autonomie et la résilience numériques de l’Europe » qui comprend :

Quatre initiatives européennes

    Le pilier 6 de la stratégie canadienne vise (entre autre) à Développer l’IA de source ouverte pour offrir une résilience et des choix. Alors que la politique open source européenne est plus large. Peut-on imaginer une adoption de l’IA de source ouverte alors que tous les logiciels et plateformes utilisés par ailleurs sont propriétaires et fermés, appartenant aux géants américains ?

    À propos de la stratégie Open Source de l’UE, ce commentaire éclairant dans Tech Policy Press (ma traduction) Comment le train de mesures de l’UE sur la souveraineté technologique met enfin l’open source à l’épreuve.


    Intéressant ce commentaire sur Radio-France, le 4 juin, qui note que c’est le Vatican qui a développé l’analyse la plus rigoureuse des enjeux actuels dans son Magnifica Humanitas.

    IA : « En accélérant, on est en train de revenir en arrière », disent Gilles Gressani et Ramona Bloj (Le Grand Continent) (Radio-France; entrevue de 20 min.)

    Qu'en pensez vous ?