Commentaires sur Identité et contrôle (3)

Harrison White ou un chaînon manquant de la sociologie, par Alain Degenne

J’ai lu il y a quelques années la « bible » sur les réseaux de Michel Forsé et Alain Degenne : Les réseaux sociaux (dont l’introduction s’intitule Analyse structurale et interactionnisme) de même que Sociologie des comportements intentionnels par Degenne et Lemel.

Bien hâte de lire ce petit texte de 10 pages bien tassées.

Extraits

Harrison White met en avant deux idées fondamentales :

  1. penser la société non pas comme un ordre dont il faut rendre compte mais
    comme un chaos, un réseau d’interactions dans lequel peuvent apparaître des formes
    provisoirement stables.
  2. La seconde idée forte est que les éléments dont doit se préoccuper la théorie ne sont pas nécessairement des individus, des personnes physiques. Harrison White déclare même que c’est le fait de donner à la personne individuelle un statut central dans la théorie qui conduit à concevoir la société comme une entité organisée. Cette idée trouve une partie de son origine dans l’invention du concept fondamental de l’analyse moderne des réseaux sociaux (qui la distingue en particulier de la traditionnelle sociométrie), celui d’équivalence structurale.

Post-scriptum (2 septembre 2026) : comme je le disais le 20 août dans Harrison White, sociologue des réseaux :

L’article publié en mars 2025 dans La vie des idées, Harrison White, pionnier de l’analyse des réseaux, par Alain Degenne, spécialiste de la sociologie des réseaux et les deux traducteurs de Identité et contrôle, Frédéric Godart et Michel Grossetti, résume bien la contribution de White à la sociologie contemporaine. C’est la meilleure introduction aux concepts développés par White dans Identité et contrôle que j’ai trouvée.