Le dernier numéro de la revue Télescope porte sur La gestion des risques (pdf – 233 pages).
Liste des numéros (et tables des matières) parus
Pandémie, tremblement de terre, terrorisme… quand on entend risque, on pense à ces évènements extraordinaires qui obligent les sociétés et les organisations à prendre des mesures spéciales, à mobiliser ressorts, ressources et créativité dans des contextes hors du commun ou pour atteindre des objectifs ponctuels, conjoncturels… Mais le risque n’est pas toujours équivalent à l’irruption de l’imprévisible comme le souligne Roux-Dufort : il est souvent le résultat de négligences soutenues, d’ignorances persistantes…
La gestion du risque n’est pas qu’un discours scientifique : c’est un enjeu politique (H1N1 en France); un discours idéologique porté par ceux qui sont parfois à l’origine des risques…
(1) l’analyse des risques est une activité sociale plutôt que scientifique; (2) l’analyse des risques ne guide pas les prises de décision pour qu’elles reflètent les risques, mais sert plutôt à justifier des décisions déjà prises par les élites; (3) les organisations qui emploient des experts de l’analyse des risques et qui déterminent les paramètres de cette analyse sont souvent impliquées dans la production de ces risques, elles ont tendance à se montrer intrinsèquement incapables de prendre en compte le potentiel de cas graves et participent parfois activement à la suppression de ces connaissances; [L’analyse des risques et leur dimensions sociales – K. Tierney]

