Un long article, The New National Question, 18000 mots soit plus d’une heure trente de lecture, par Benjamin Kunkel dans le dernier numéro de New Left Review. La question est pertinente, et les références sont solides, notamment le Taking Back Control? de Wolfgang Streeck que j’ai lu aussitôt sorti1Voir aussi l’entrevue avec l’auteur La « gouvernance mondiale » est une chimère car j’avais beaucoup apprécié en 2015 son Du temps acheté La crise sans cesse ajournée du capitalisme démocratique (2014).
Le questionnement de la « mondialisation » et l’affirmation des intérêts nationaux a été surtout le fait de la droite au cours des dernières décennies. Kunkel fait l’histoire de cette critique du néolibéralisme triomphant, et la remontée d’un nationalisme économique, tant à droite qu’à gauche. En s’appuyant sur plusieurs études récentes…

Il conclut sur une note souhaitant que la gauche se saisisse de l’opportunité pour construire un bloc d’États-nations, « un réseau d’accords bilatéraux ou multilatéraux entre — idéalement, des États écosocialistes — qui limiteraient leur propre consommation de ressources et leur pollution environnementale à des niveaux compatibles avec la viabilité de sociétés complexes ».
J’ai donc traduit l’article de Kunkel : La nouvelle question nationale (18 470 mots, 98 minutes de lecture) et j’ai même demandé à Claude de produire un résumé (477 mots) qui me semble, après lecture de l’original, assez fidèle. Un résumé qui, je crois bien, vous incitera à plonger dans le texte complet.
Notes
- 1Voir aussi l’entrevue avec l’auteur La « gouvernance mondiale » est une chimère ↩︎
