[2026.06.20] Un bloc note, en vrac, rassemblant les liens vers les ressources (et extraits) pour me « faire une tête » à propos de ces deux protocoles… et de l’inscription de En commun (Passerelles/Praxis) dans le Web social ouvert.
Une note du carnet Analyse de soutenabilité des plateformes En commun : Interopérabilité : ActivityPub et au-delà (2024) aborde ces questions, mais il s’en est passé des choses depuis 2024, et le « préjuger » pour ActivityPub est peut-être moins évident ou justifié en juillet 2026.
Interopérabilité et GAFAM, autonomie à l’égard des grands systèmes…
Mais qui sont les « clients » d’En commun ? Les individus qui s’inscrivent sur la plateforme ? Et les organisations qui y déposent des documents, des « bases de connaissance » ? Comment pourrions-nous faire que les organisations deviennent des utilisatrices importantes, des soutiens pour l’avenir de EC ? Faire que EC devienne une instance portable ? Mais qui serait en lien avec l’implémentation dans les réseaux et organisations ailleurs ? ATproto ne serait pas plus facile de portage ?
Comment s’articulent les données et connaissances stockées dans les carnets/bases En commun et les sites/réseaux/organisations qui publient, éditent, mettent à jour et discutent leurs documents avec Google Doc; sur les réseaux privés Slack/Team/Notion pour en diffuser les conclusions sur leurs sites web…
Le concept de « chambre » ou « room » est-il compatible avec l’environnement Passerelles/Praxis ? Comment s’articuleront les groupes Passerelles avec les carnets et bases de connaissance Praxis dans la prochaine version en développement ?
Dernières nouvelles
- AT Protocol : La Révolution des Réseaux Sociaux Décentralisés (date ?)
- ATmosphere – extension de WordPress (juin 2026) – qui fonctionne ! Je l’ai installé sur mon blog et mes billets-pages sont automatiquement publiés sur bluesky et mu.
- Mu, la version européenne de Bluesky, par Eurosky (juin 2026)
- mu.social, j’ai pu y porter mes abonnements et abonnés Bluesky
Il n’y a pas d’instances dans atproto. Ma traduction de l’article de dan abramov. Une belle vulgarisation de la différence AT/AP (juin 2026)
Dans le débat soulevé par la parution de There Are No Instances in atproto – sur Bluesky, Emilia propose : FEP-ef61: Portable Objects (déc. 2023). Une proposition (si j’ai bien compris) pour rendre les usagers (identifiants) moins dépendants de leur instance dans ActivityPub (Mastodon)… une sorte de ATprotoïsation de Mastodon ? Ai-je bien saisi ?
Sur Fediview : ActivityPub vs. AT Protocol : Comprendre les protocoles derrière Mastodon et Bluesky, (avril 2026). Un examen plus poussé de la différence entre les deux protocoles.
des conceptions véritablement différentes quant à l’endroit où l’identité devrait résider, à qui contrôle les données et à ce que signifie réellement la fédération dans la pratique. (…) pourquoi passer d’une plateforme à l’autre est plus difficile que cela ne devrait l’être.
ActivityPub est devenu une norme du W3C en 2018. (…) serveurs distribués, des instances gérées par la communauté, aucune autorité centrale. (…) [Chaque acteur a] une boîte de réception et d’une boîte d’envoi. Lorsque vous publiez sur Mastodon, votre serveur envoie cette publication à tous les serveurs hébergeant l’un de vos abonnés. … Votre identité est liée à votre instance (
@user@instance.example) … Aucune infrastructure centrale n’est requise : tout serveur exécutant un logiciel compatible peut se joindre au réseau. … Le transfert d’un compte d’une instance à une autre est un processus manuel qui ne conserve pas l’historique des messages … La découverte entre instances repose sur des mots-clés et des outils de relais tiersAlors qu’ActivityPub considère l’instance comme l’unité de confiance, le protocole AT part du principe que chaque utilisateur doit être propriétaire de ses données, quel que soit le fournisseur qui les héberge. Vos données résident dans un serveur de données personnelles (PDS), que vous pouvez transférer d’un fournisseur à l’autre sans rien perdre. Votre identité est un identifiant décentralisé (DID), indépendant de tout serveur — ainsi, changer de fournisseur ne modifie en rien qui vous êtes. Au-dessus de la couche PDS, des relais agrègent les données provenant de l’ensemble du réseau, et les AppViews (telles que l’application Bluesky elle-même) exploitent ces données relayées pour créer l’expérience utilisateur proprement dite. … des schémas formels appelés « lexiques » pour définir les structures de données, ce qui garantit la cohérence entre les implémentations. … Les algorithmes de fil d’actualité constituent un autre choix de conception délibéré : n’importe qui peut créer et publier un algorithme de fil d’actualité, et les utilisateurs peuvent choisir ceux qu’ils souhaitent utiliser. … la plupart des utilisateurs s’appuient sur la propre infrastructure de Bluesky pour les relais et les AppViews, ce qui crée un réel risque de centralisation malgré la conception portable du protocole… le protocole existe, mais l’éventail des plateformes qui s’appuient sur lui n’est pas encore comparable à celui d’ActivityPub. La gouvernance est également plus stricte : la PBC de Bluesky contrôle le développement du protocole de manière plus directe que ne le fait le processus du W3C pour ActivityPub.
ActivityPub privilégie l’autonomie des instances, la gouvernance communautaire et un modèle de fédération étendu. Le protocole AT privilégie la propriété individuelle des données, le choix algorithmique et l’identité portable.
En 2026, ActivityPub et le protocole AT ne sont pas interopérables de manière native. Des services de passerelle tiers peuvent assurer la traduction entre les protocoles [mais c]es passerelles sont imparfaites : toutes les fonctionnalités ne sont pas transférées, et l’expérience s’en trouve dégradée par rapport à une utilisation native.
ActivityPub est le bon choix si l’intégration à l’écosystème existant du fediverse est importante — la diversité des plateformes et des utilisateurs est déjà bien établie. Le protocole AT mérite d’être sérieusement exploré si la portabilité des données et les algorithmes personnalisés1Ce peut être personnalisé dans le sens d’adapté aux objectifs, à la culture d’une organisation sont au cœur de ce que vous développez, et non de simples ajouts de dernière minute.
Pour les utilisateurs ordinaires, le protocole façonne l’expérience de quatre façons principales. Les communautés auxquelles vous pouvez accéder constituent l’aspect le plus évident : ActivityPub vous donne accès au fediverse au sens large, tandis que le protocole AT vous donne accès à l’écosystème Bluesky2Mais de plus en plus à ATmosphere. La manière dont vos données sont traitées diffère de façon significative : les garanties de portabilité du protocole AT sont, par conception, plus solides. L’apparence de votre fil d’actualité est déterminée par le modèle de fil : le protocole AT offre un choix algorithmique, tandis qu’ActivityPub utilise par défaut des fils chronologiques, selon la configuration de votre serveur. Et les parcours de migration diffèrent : ActivityPub vous fait passer d’une instance à une autre3Mais sans vos messages, tandis que le protocole AT transfère votre PDS vers un nouveau fournisseur.
Note : des implémentations autres que Bluesky se multiplient : mu.social, lancé tout récemment en Europe; White Wind – Leaflet des plateformes de blog basées sur ATproto…
Beaucoup d’applications clientes de Bluesky semble avoir été développées (cliquer) :
Une liste sur Notion (qui n’est plus maintenue depuis novembre 2025). Et aussi, tiré de l’article de Mondetech.fr cité plus haut (AT Protocol : La Révolution des Réseaux Sociaux Décentralisés ):
- Skeets : Optimisé pour l’accessibilité sur iOS.
- Deck.blue : Une interface web façon TweetDeck avec gestion multi-comptes.
- Dragonfly : Pour macOS et iPad, avec des options comme les brouillons et les favoris.
- BlueSkyHunter « to schedule posts, track growth, and engage faster »
- Fedica Analyse des médias sociaux
Des applications basées sur l’AT Protocol
- Flashes : Une alternative à Instagram
- Spark : Une application vidéo ambitieuse
- Pinksky : Un autre concurrent d’Instagram
- Streamplace livestream
- Graze : Créez, personnalisez et monétisez vos flux Bluesky avec des publicités ou des abonnements.
- Surf : Développé par Flipboard, il mixe contenus Bluesky, Mastodon, RSS et plus encore dans des flux sur mesure.
- SkyFeed : Une interface web intuitive pour construire des flux personnalisés sans compétences techniques.
- Smoke Signal et OpenMeet Le premier remplace Eventbrite avec une gestion décentralisée des RSVP, tandis que le second s’inspire de Meetup pour créer des groupes d’intérêt sans compromettre la vie privée des utilisateurs.
- OpenVibe et Croissant rendent cela possible en permettant de publier simultanément sur Bluesky, Mastodon, Threads et plus encore.
Selon Mondetech.fr, l’ATproto : « Redonne le contrôle aux utilisateurs et favorise l’innovation dans la transparence. Pour les startups, c’est une chance de construire des solutions sans dépendre des infrastructures propriétaires. Pour les marketeurs, c’est un terrain fertile pour expérimenter de nouvelles stratégies. Et pour les utilisateurs, c’est la promesse d’un web social plus humain. »
En conclusion, deux styles de gestion, deux principes cardinaux : l’autonomie des instances et la gouvernance communautaire ou la propriété individuelle des données et l’identité portable.
Comme disait Hof le 28 mai dernier (Le pape et la défédération), pour caractériser les deux approches :
[AP] La subsidiarité sans solidarité, c’est la fragmentation : un millier d’instances, chacune gardant sa propre place, sans obligation ni collaboration partagées, sans endroit pour entretenir le bien commun qu’est le réseau lui-même.
[AT] La solidarité sans subsidiarité, c’est le fournisseur bienveillant d’infrastructure : un grand réseau qui s’occupe de tout le monde et leur enlève discrètement leur autonomie. Bluesky fournit tous les outils nécessaires pour que les gens lancent leur propre AppView/PDS/Relay/labeler/etc., mais très peu de gens en profitent et exploitent réellement leurs propres services.4Dans ce dernier cas, il semble que le nombre d’AppView soit en hausse…[L]es deux écosystèmes évoluent dans des directions opposées : le fediverse a la subsidiarité sans la solidarité, toute l’autonomie mais aucun moyen de gouverner les biens communs, tandis que l’Atmosphere a la solidarité sans la subsidiarité, des biens communs dont presque personne ne partage la responsabilité.
Le fediverse et l’atmosphère ont tous deux mis en place des portes de sortie efficaces, mais pas les mécanismes de solidarité et de gouvernance collective. Le monde des protocoles s’est efforcé de résoudre le problème de la manière de partir, et la prochaine étape consiste à travailler sur la manière dont nous pouvons rester ensemble.
Deux autres articles méritent d’être ici consignés : Une référence de Hof dans son article du 13 mai5La réglementation européenne ne sauvera pas les réseaux sociaux ouverts : L’orientation de l’interopérabilité par Robin Berjon (mai 2026). Ce dernier me fait connaître un autre article de Hof : La raison d’être des protocoles (mars 2026), encensé par Berjon « comme l’explique brillamment Laurens Hof dans son ouvrage déjà considéré comme un classique ».
Le texte de Hof, en effet, est une belle synthèse de l’évolution des protocoles ouverts depuis le SMTP du courriel aux HTTP, RSS, XMPP qui se voulaient « neutres » par rapport aux contenus dont ils assuraient la diffusion mais qui ont, finalement, permis l’émergence d’un web approprié par les grandes plateformes. Les protocoles ouverts récents (ATproto et ActivityPub) affichent plus clairement leurs valeurs et intentions, mais la mise en œuvre et l’implémentation concrètes ne facilitent pas toujours la réalisation des intentions.
Que Hof réfère à Stafford Beer et Elinor Ostrom… ça me fait vraiment plaisir ! Il appelle
la communauté des concepteurs de protocoles — qui a réalisé de réels progrès dans la définition des droits et la construction d’architectures protégeant l’autonomie individuelle — [à reconnaître] que la gouvernance des ressources partagées ne peut découler des traditions intellectuelles dans lesquelles elle évolue actuellement. [Il faut soigner] non seulement l’architecture technique qui donne naissance aux ressources partagées, mais aussi les arrangements institutionnels qui les gèrent, les mécanismes d’action collective qui les soutiennent, ainsi que les principes de conception — tirés de la gouvernance des biens communs, de la cybernétique organisationnelle et de la conception coopérative — qui peuvent contribuer à garantir qu’elles servent les communautés qui en dépendent plutôt que les acteurs les mieux placés pour s’en emparer. [GB souligne]
Pour en revenir à En commun…
J’ai relu, après ce long détour, le texte (Interopérabilité : ActivityPub et au-delà) suggéré par Joël au début de cette discussion. Le texte ne fait aucune mention de ATproto ! Comme si, au moment de la rédaction (2024) le choix était déjà fait. Heureusement, Joël note « Concernant AT, j’y vois plusieurs avantage sur ActivityPub, mais ça dépendra de son développement et de son niveau d’intégration dans l’écosystème ».
Pour ma part, en tant que blogueur 6[on dirait aujourd’hui « producteur de contenu » (pas encore influenceur!)] depuis 25 ans, je trouve que l’intégration du protocole AT avance rapidement, avec l’arrivée de mu, en Europe, et la panoplie d’applications qui se développent (voir plus haut). L’extension ATmosphere pour WordPress fonctionne très bien, ce qui n’est pas le cas de mes tentatives de relier mon carnet Gilles en vrac à Mastodon…
Le protocole AT permet à l’utilisateur de transférer plus facilement ses données (et de conserver son identité) d’un serveur à l’autre. On peut imaginer que l’implémentation d’une manière de suivre des carnets et des individus dans l’environnement En commun rendrait la dynamique et les échanges un peu plus fluides. Mais tout cela resterait enfermé dans l’aquarium Passerelles/Praxis/Babillard-à-venir. Si je comprends bien, le module Babillard pourra être intégré dans des sites web indépendants. Ce qui pourrait une « ouverture sur le monde » et amener un certain trafic vers les autres modules.
Mais je me trompe peut-être… le trafic n’est peut-être pas si important pour En commun ? J’ai parfois l’impression qu’on s’est affairé depuis les débuts à créer un catalogue d’organisations, des bases de connaissances… et des carnets qui sont à l’abri des forces du marché qui dominent les espaces numériques. Mais dans un environnement qui peine à rejoindre le « monde ordinaire ». Peut-être ce monde n’est-il pas si important ? Les militants partageant des savoirs sont peut-être une base suffisante ?
Et même là… les équipes et organisations utilisent Google Doc, Team, Notion, Slack… et donnent à contrat le soin de développer ou mettre à jour leur site web. Que reste-t-il pour En commun ? Les archives de Nous.blogue ?
La portabilité des données (identités, personnes suivies ou qui suivent, contenus des carnets et des messages) est un enjeu important. Il semble que certaines implémentations du protocole AT permettent la portabilité de plus longs textes que des Tweets ou messages Bluesky. Leaflet ? White Wind ? Sûr que de rendre les données (et identités-réseaux) portables, c’est s’exposer au risque de voir partir ses carnets et participants ! Mais c’est aussi, je crois, la condition d’en voir arriver encore plus !
Par ailleurs, comme le notait Hof dans Décrypter Matrix, il y a de plus en plus d’intérêt pour des « chambres » (rooms) qui permettent des échanges sécurisés dans des groupes et sous-groupes dont le contrôle appartient à l’organisation ou l’institution plutôt qu’à l’opérateur de réseau :
Du côté du développement du web social ouvert, on semble toutefois assister à un glissement : on s’éloigne de la création de plateformes de type Twitter pour se tourner vers les données privées et les communautés fermées. Cela s’explique en partie par le fait que la croissance des plateformes de microblogage alternatives a marqué le pas, et que le nombre d’utilisateurs actifs mensuels de Mastodon et de Bluesky a diminué au cours de la dernière année. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance plus large, où X et Threads peinent à se développer, voire perdent des utilisateurs.
Peut-on imaginer En commun comme un carrefour de contenus et d’appels en provenance d’organisations, de réseaux et d’individus qui partagent savoirs et ressources numériques à la fois dans des espaces privés, semi-privés et publics ? Comment faire pour ne pas obliger les participants à « copier-coller » leurs publications ailleurs sur le web, en particulier dans des environnements relativement ouverts tels des sites web (WordPress vient en tête) mais aussi des plateformes telles Bluesky, Mastodon ? J’aimerais pouvoir publier un extrait de mes billets ou pages WordPress dans un ou des groupes de Passerelles comme je le fais pour Bluesky et Mu.
[2026.07.29] Les articles recueillis jusqu’ici – sur les protocoles, les institutions numériques, la sociologie des réseaux, les mythologies du web…
- ActivityPub vs. AT Protocol : Comprendre les protocoles derrière Mastodon et Bluesky, sur Fediview
- L’orientation de l’interopérabilité, par Robin Berjon
- L’informatique atmosphérique, par Paul Frazee
- Deux pages de disnetdev
- Harrison White et Identité et contrôle
- Incubateur d’espaces publics
- Les médias de service public en tant qu’infrastructures essentielles : principales conclusions
- L’« Incubateur des espaces publics » dévoile des concepts novateurs visant à améliorer les échanges publics en ligne et à renforcer l’engagement civique
- Comment les radiodiffuseurs publics transforment les échanges en ligne
- Comment nous collaborons avec les radiodiffuseurs publics internationaux
- Comment le Public Spaces Incubator favorise l’engagement civique
- Découvrez les lauréats de la première édition des Open Social Awards
- Les médias sociaux sont défaillants. Voici comment y remédier.
- Le dernier compte de réseau social dont vous aurez jamais besoin.
- La discussion s’amorce…
Voir aussi mes traductions d’articles de Laurens Hof, réunis ici.
Communautés, organisations, espaces publics ou privés… semi-public ? Les organisations commerciales doivent avoir une présence publique, veulent être reconnues, développent leur « branding »… de même pour les institutions publiques, qui ont une obligation de transparence et d’accessibilité…
Les espaces publics qui étaient partagés par tous, il y avait UN espace public… alors qu’aujourd’hui on assiste à l’éclatement des mondes, des cultures, des langues… et les grandes institutions qui alimentent débats et réflexions sont critiquées, méprisées, chahutées au profit des chambres d’échos où chacun trouve SA vérité, SES solidarités, SES semblables.
Les « nouveaux espaces publics » dont parlent les diffuseurs publics avec l’initiative de l’incubateur d’espaces publics… me semblent tournés d’abord vers les publics-clientèles des diffuseurs, plutôt que vers des espaces « ouverts », appartenant à tous ou plutôt où tous sont invités à s’y exprimer.
Les grands diffuseurs publics ont été créés pour soutenir les cultures nationales à l’époque où se structuraient les réseaux de diffusion (et rediffusion) radio. Rapidement de grands groupes commerciaux ont construit de puissantes antennes qui diffusaient de plus en plus loin… noyant les diffuseurs de moindre puissance. Il a fallu réglementer la bande passante, et soutenir l’expression nationale sur des ondes hertziennes assaillies par les puissants diffuseurs privés.
[2026.09.12] Comme je le notais dans La discussion s’amorce, l’interpellation de Joël Nadeau relancera peut-être le débat. Je dis peut-être parce que la discussion n’a jamais été très active ou intense dans les pages-lignes de Passerelles, en tout cas dans les groupes que j’ai fréquenté.
C’est drôle, je m’attendais à une discussion plus ouverte dans les projets visant à produire des codes ouverts… Il semble que l’ouverture vienne après une longue période de maturation dans un monde fermé.
Je me demande si cela ne pose pas la question des relations entre bénévoles et professionnels; entre militants et salariés… Si on souhaite vraiment déposer dans un « commun numérique » le fruit de notre travail, pourquoi ne pas ouvrir la discussion le plus tôt, pour habiliter le plus de gens à utiliser, améliorer, adapter et développer ce que nous y déposerons ?
Notes
- 1Ce peut être personnalisé dans le sens d’adapté aux objectifs, à la culture d’une organisation ↩︎
- 2Mais de plus en plus à ATmosphere ↩︎
- 3Mais sans vos messages ↩︎
- 4Dans ce dernier cas, il semble que le nombre d’AppView soit en hausse… ↩︎
- 5La réglementation européenne ne sauvera pas les réseaux sociaux ouverts ↩︎
- 6[on dirait aujourd’hui « producteur de contenu » (pas encore influenceur!)] ↩︎
